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jeudi 11 septembre 2014


1.La réalité des médicaments 


Il faut bien comprendre que:
  • La plupart des médicaments visent à soulager des symptômes, c'est-à-dire les conséquences des maladies, et une minorité seulement s'attaque à leur cause et parvient à guérir ou prévenir.

  • Tout médicament est une drogue capable de créer une dépendance et le mot est d'ailleurs le même, "drug", dans les pays anglo-saxons.

  • L'effet principal de tous les médicaments, même ceux dont l'activité est scientifiquement démontrée, est un effet subjectif, dit "placebo"( en latin, "je plais" ), dont l'ampleur surprend encore après cinquante ans d'exercice médical. Etre pris en charge et absorber quelques pilules de perlimpinpin suffisent à entraîner un certain degré d'accalmie des symptômes.

  •  Tous les médicaments, surtout les plus actifs, mais parfois les plus anodins, comportent des risques, surtout s'ils sont:
  1. associés à plusieurs: plus ils sont nombreux, plus les risques augmentent.
  2. donnés trop longtemps.
  3. à trop fortes doses.
  4. surtout chez les enfants, les personnes âgées et les personne fragilisées par une ou deux maladies concomitantes.
Surtout, la médecine ne se résume pas aux médicaments. Ils ne sont souvent qu'un manteau de Noé ou une tunique de Nessus.
La qualité de la relation personnelle de confiance entre malade et médecin joue, doit jouer, devrait toujours avoir le rôle essentiel.

On ne peut accepter plus longtemps que circulent:
  • 40% de médicaments à risque, responsables d'au moins 100 000 décès depuis 1985 et de dizaines de milliers de complications graves chaque année.
  • 40% de médicaments inefficaces, qui rapportent à la très puissante industrie pharmaceutique des bénéfices en or massif et bien peu éthiques, très supérieurs à ceux des autres industries, mais qui représentent pour le pays une dilapidation de 10 à 15 milliards d'euros par an, des milliards qui seraient plus utiles à la réduction de la dette social ( 200 000 milliards d'euros ) et/ou aux hôpitaux aujourd'hui exsangues, aux maternités, à la protection maternelle et infantile, à la prise en charge de la dépendance, de la vieillesse, de tous les handicaps physiques ou mentaux et des maladies psychiatriques. ( extrait "guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux )

2.La pluralité des méthodes de guérison.


Attention, les différentes techniques de guérison n'ont pas pour objectif de remplacer le traitement médical déterminé par un médecin qualifié. Bien qu'elles soient des thérapies très sûre, il est néanmoins important de demander l'avis d'un professionnel en cas de doute sur un point médical.



 Si le bonheur est la somme de tous les malheurs qui ne nous sont pas arrivés, la santé ne serait-elle pas la somme des maladies qui ne nous ont pas touchés ?

 Non, la santé est beaucoup plus que cela ! Il y a deux façons d'aborder la vie: on peut se considérer comme une victime impuissante devant les événements qui surviennent, ou bien on peut essayer de comprendre ce qui arrive et se comporter en personne responsable. Ainsi en est-il des problèmes de santé. On peut jouer le rôle de "victime de la vie" et chercher constamment le remède miracle qui va nous guérir. Ou alors, on comprend que la majorité de nos problèmes de santé sont reliés à  notre mode de vie qui n'est pas en harmonie avec la nature. Nos problèmes sont autant de signaux avertisseurs nous invitant à prendre notre santé en main et à être aux commandes de notre propre vie.

 Nous sommes à une époque où de plus en plus de gens s'intéressent aux thérapies naturelles. En réunissant les connaissances médicales, les recherches en thérapies naturelles et les éléments de très anciennes méthodes de santé, on élargit l'approche qui devrait donner à chacun une plus grande liberté de choix.

 Vivre en santé ne se résume pas à suivre des recettes, si éprouvées soient-elles. C'est d'abord une question d'attitude. En décidant de prendre en main sa santé, on met en branle des ressources extraordinaires permettant de nous délivrer du poids de la douleur, du stress et de la maladie.

 On ouvre la porte à la réalisation de son potentiel et de son plein épanouissement sur tous les plans: physique, émotionnel, mental, social et spirituel.

 Nous naissons avec un bagage héréditaire et un potentiel énergétique qui nous sont propres. Les nombreux  symptômes  courants comme des malaises et des douleurs sont autant de signaux nous indiquant que le corps cherche à rétablir un état de santé. Il faut alors savoir reconnaître ses faiblesses et ses limites, et y remédier avant de tomber dans l'engrenage des troubles chroniques. 

La santé demande une collaboration étroite entre tous les mécanismes de notre organisme et de notre conscience. Par des sensations agréables ou désagréables, notre corps nous informe de la façon dont nous en prenons soins . En étant attentifs à ses messages, nous pouvons rétablir une relation beaucoup plus harmonieuse avec nous-mêmes, nos proches et tout ce qui nous entoure.

 Dans la médecine orientale, on considère que la maladie occasionnée par un déséquilibre du flux d'énergie. Autant une différence entre les opposés est nécessaire pour produire un mouvement d'énergie, autant un désordre dans cet échange peut briser l'harmonie de l'environnement et se traduire, dans la nature par un cataclysme, dans le corps humain par la douleur et la maladie.

 Un déséquilibre dans le flux d'énergie des organes est ressenti par l'organisme tout entier comme désagréable et se traduit le plus souvent par un signal de douleur.

 L'efficacité de tout remèdes, peut être grandement améliorée, en respectant un certain nombre de règles toutes simples. 


  • Un régime alimentaire de qualité, équilibré et modéré
  • La pratique régulière d'exercice physique
  • La pratique régulière de relaxation
  • Une respiration correcte 
  • Une pratique religieuse ( spirituel ) sincère

Sont essentiels non seulement pour la santé physique, mais aussi pour la santé mentale et émotionnelle.

NATUROPATHIE



Naturopathie - Présentation


Naturopathie - Présentation
La naturopathie est un système médical complet et cohérent qui mise avant tout sur la stimulation des mécanismes naturels d’autoguérison du corps. Les interventions du naturopathe visent en premier lieu à activer, nourrir et renforcer ces mécanismes plutôt qu’à éliminer des symptômes ou à attaquer directement des agents pathogènes. Elles se veulent aussi douces et non invasives que possible.








Parmi les outils privilégiés de la naturopathie, on retrouve, entre autres, la phytothérapie, la nutrition, l’homéopathie, l’aromathérapie, les manipulations physiques, les techniques de gestion du stress, etc.
Pour mieux comprendre ce qu’est aujourd’hui la naturopathie, il peut être utile de rappeler ses origines, qui remontent à 2 500 ans, et son évolution plus récente, depuis une centaine d’années.

Ses origines

Par sa nature et ses fondements, la naturopathie se rattache résolument à la tradition médicale de la Grèce antique. Les principes qui président de nos jours à la pratique naturopathique doivent beaucoup au « Corpus hippocratique » qui a constitué la base de la médecine occidentale, du Ve siècle avant Jésus-Christ jusqu'au début du XXe siècle. En voici les grandes lignes.
Primum non nocere - D'abord ne pas nuire. Les symptômes d'une maladie (la fièvre, par exemple) peuvent être des manifestations d'un processus de guérison. Par conséquent, leur suppression pure et simple peut causer plus de tort que de bien. Les interventions thérapeutiques doivent donc favoriser le processus naturel de guérison et non le contrer.
Vis medicatix naturae - La nature recèle son propre pouvoir de guérison. Le corps possède la capacité inhérente de préserver la santé et de la rétablir lorsqu'il l'a perdue. Au coeur de l'organisme vivant se trouvent les forces de vie permettant d'y parvenir. Le rôle du médecin ou du thérapeute consiste à faciliter l'accès à ces forces en découvrant et en éliminant les obstacles qui s'y opposent.
Tolle causam - Découvrir et traiter la cause. Le médecin doit rechercher les causes de la maladie plutôt que de tenter d'en supprimer les symptômes. La maladie est vue comme l'aboutissement ultime d'un dérèglement particulier. Le rétablissement de l'équilibre naturel ne peut se faire qu'en travaillant sur les causes à l’origine de ce dérèglement.
Docere - Enseigner. Le médecin doit guider son patient sur la voie de la guérison et l'aider à préserver sa santé de façon naturelle. Il doit donc lui enseigner à prendre soin de lui-même et à prendre en charge son propre processus de guérison, selon les principes suivants :
  • L'approche holistique. Le thérapeute explique au patient que sa maladie est le fruit d'un ensemble complexe d'interactions entre les plans physique, mental, émotionnel et spirituel, et qu’il devrait intervenir sur chacun d’eux.
  • L'alimentation. Il lui enseigne comment se nourrir de façon à obtenir tous les nutriments nécessaires à sa santé, afin d'éviter de recourir à des médicaments de synthèse ou à des interventions chirurgicales.
  • La prévention. Il lui enseigne enfin comment agir sur son environnement et son mode de vie afin de maximiser ses forces et son bien-être et, au bout du compte, de réduire les risques de maladie.

L’évolution récente

À partir de la fin du XIXe siècle, au moment où toutes les sciences connaissent un essor fabuleux, la médecine découvre et intègre une foule d'approches empiriques allant de l'homéopathie à l'hypnose, en passant par les pharmacopées de diverses cultures. Aux États-Unis, le mouvement de la médecine éclectique a recours à de nombreuses approches médicales venues de la vieille Europe, d'Asie et des peuples amérindiens. Une panoplie de préparations d'herboristerie sont également fort populaires auprès des médecins de l'époque.
C’est dans cette mouvance que l’Allemand Benedict Lust (1870-1945), qui était médecin, ostéopathe et chiropraticien, fonde officiellement la naturopathie après avoir émigré aux États-Unis. En 1902, il inaugure, à New York, la première école de naturopathie : on y enseigne l'hydrothérapie, l'herboristerie, la nutrition, la physiothérapie, la physiologie, la psychologie et une foule d'autres techniques thérapeutiques.
C'est ainsi que, dans le premier quart du XXe siècle, s'ouvriront aux États-Unis quelques douzaines d'écoles de médecine naturopathique offrant des cours d'une durée variant de deux à quatre ans. Ces formations étaient souvent associées à des cours avancés en homéopathie ou en chiropratique, des techniques médicales qui connaissaient également à ce moment un essor important.
Parallèlement à ce foisonnement, se développait une médecine davantage axée sur les interventions chirurgicales dites « lourdes » et sur les médicaments de synthèse issus de l'industrie pharmaceutique naissante. Cette approche, perçue comme étant davantage « scientifique », finit par gagner la faveur des facultés de médecine des grandes universités de l’Occident. C’est cette direction que prend la médecine au cours des décennies qui suivent. Seuls les médecins formés dans les facultés de médecine sont alors autorisés à diagnostiquer et à traiter les maladies. Résultat : la majorité des écoles naturopathiques ferment leurs portes.
Cependant, à partir des années 1970, la naturopathie connaît un regain de popularité auprès du public. Quelques universités américaines commencent même à offrir une solide formation de quatre ans. C’est l’arrivée d’une nouvelle génération de naturopathes.
La naturopathie obtient une certaine reconnaissance au fil des ans. En 1983, l'Organisation mondiale de la Santé recommandait aux autorités médicales de tous les pays d'intégrer la naturopathie aux services de santé publics. En 1994, le gouvernement des États-Unis accordait, pour la recherche scientifique contre le sida, un budget à la Bastyr University, l'une des grandes écoles de naturopathie en Amérique du Nord.
Naturopathie ou naturothérapie?
Dans les pays où il n’y a pas de réglementation qui encadre la naturopathie - ce qui est le cas de plusieurs pays francophones - les termes naturopathie et naturothérapie sont utilisés indifféremment. En langue anglaise, par contre, naturopathy prévaut, et dans les pays où la discipline est officiellement reconnue, on devient docteur en naturopathie (N.D.), non pas en naturothérapie. D’autre part, l’origine du mot naturopathie est incertaine. Il se peut qu’il provienne du latin : naturo, nature, et du grec : pathie, souffrance. Naturopathie signifierait donc soigner la souffrance - ou la maladie - par la nature. Mais le mot vient peut-être plutôt de l’anglais : path se traduisant par chemin. Naturopathie signifierait le chemin (vers la santé) par la nature.

Le statut actuel de la naturopathie

Dans cinq provinces canadiennes (la Colombie-Britannique, le Manitoba, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et la Saskatchewan) et une douzaine d’États américains, ainsi qu’en Australie, en Israël et dans quelques autres pays, on a commencé à autoriser les naturopathes à pratiquer unemédecine de première ligne. Ils sont donc habilités à poser des diagnostics, à commander des analyses et des tests (radiographies, analyses de sang ou d'urine, etc.), à prescrire des traitements, à prodiguer des soins et à diriger les patients vers des médecins spécialistes.
Au Québec et dans la plupart des pays francophones d’Europe, la naturopathie n’est pas officiellement reconnue. Des associations de naturopathes travaillent toutefois en ce sens. Pour le moment, on peut y utiliser le titre de naturopathe, mais il ne désigne pas nécessairement des thérapeutes possédant une formation complète. De plus, leur pratique professionnelle n'est généralement pas soumise à des règles strictes. Ces naturopathes - quelle que soit la valeur de leur formation et de leurs compétences - ne sont pas autorisés à poser de diagnostics ni à prescrire de traitements médicaux. Ils ne peuvent qu’agir en tant que conseillers en santé, en complément des soins fournis par des professionnels de la santé dûment licenciés.
Dans les États où la pratique est reconnue, on considère les naturopathescomme de véritables médecins de première ligne capables de traiter aussi bien des situations de crise que des troubles chroniques. On pourrait les comparer à des médecins généralistes, pouvant requérir ou pratiquer des examens, poser des diagnostics, prescrire et administrer des traitements et, même, pratiquer des chirurgies mineures comme l'ablation d'une verrue ou la suture d'une blessure. S'ils estiment que des soins sortant de leur champ d'expertise sont requis, ils adresseront le patient à des spécialistes (médecins, chirurgiens, ostéopathes, homéopathes, etc.).
Dans les autres pays, les naturopathes sont considérés comme des conseillers en santé. Ils interviennent surtout pour contrer des problèmes mineurs qui ne requièrent pas les soins d'une « médecine de pointe », et pour combattre les maladies chroniques et dégénératives. Ils privilégient les approches typiques de la naturopathie, comme la nutrithérapie et les changements aux habitudes de vie.
À noter que des naturopathes siègent de plus en plus souvent au sein des comités de travail chargés de superviser la recherche médicale et le développement des politiques en santé publique à l’initiative des autorités médicales et gouvernementales.

Recherches

On ne dispose pas d'essais cliniques dont les résultats permettraient de démontrer l'efficacité de la naturopathie en tant que système intégré. Mais plusieurs techniques et approches utilisées en naturopathie ont fait l'objet d'essais cliniques (nutrition, balnéothérapie, aromathérapie, gemmothérapie, hydrothérapie du côlon, jeûne, etc.). La phytothérapie (ou herboristerie) demeure toutefois la discipline qui, en naturopathie, a fait l'objet du plus grand nombre d'études scientifiques. En 2003, une revue des synthèses systématiques d’essais cliniques ayant porté sur des thérapies complémentaires a révélé que, sur les 34 synthèses analysées, 20 avaient trait à l'utilisation de plantes médicinales1. Les suppléments couramment utilisés par les naturopathes le sont notamment contre les taux de cholestérol2 élevés et les agents infectieux3.

Une visite chez un naturopathe ressemble à une visite dans une clinique classique. Toutefois, le naturopathe vous posera probablement plus de questions sur votre santé générale, votre mode de vie, vos habitudes alimentaires et même votre niveau de stress au travail...
En fait, il tentera de découvrir les causes profondes de votre malaise avant d’intervenir. Par exemple, un mal de tête récurrent ne sera pas traité a priori avec des analgésiques. Avant de proposer un traitement, le naturopathe se demandera d’où provient le mal de tête : d’un trouble musculosquelettique, d’un problème nutritionnel (un faible taux de sucre, par exemple), d’un manque de sommeil, d’un stress excessif... Et bien sûr, les traitements offerts seront conformes à l’approche naturopathique.
Là où la loi permet l'exercice de la naturopathie, les associations professionnelles peuvent fournir un registre de leurs membres. Ailleurs, il faut évaluer soi-même la compétence du thérapeute en vérifiant s’il fait partie d’une association professionnelle, quelle a été sa formation et en demandant des références.
La première visite dure généralement d’une heure à une heure et demie. Les visites suivantes sont de 30 à 40 minutes. Un nombre croissant de compagnies d'assurances couvrent les frais de consultation des naturopathes. Il faut vérifier auprès de son assureur.













La consultation


Le plus souvent, le Naturopathe consulte principalement sur «rendez-vous». Avant d’aborder la première consultation, il vous expliquera sa démarche et sa façon de procéder pour le bilan et pour les soins et vous indiquera ses honoraires.
Sa consultation est d’environ 60 minutes (parfois plus). Ses soins (techniques naturelles) sont variables d'un praticien à l'autre et peuvent faire l'objet de séances particulières.
Le naturopathe partagera sa consultation en 3 axes.
1. Un questionnaire approfondi (appelé anamnèse), sous forme d’un dialogue, pour d’une part identifier vos attentes et d’autre part en savoir plus sur votre histoire, antécédents familiaux et personnels, traitements en cours (sur lequel le praticien n’intervient absolument pas), mode de vie sur tous les plans : alimentation, profession, exercice physique, émotionnel, environnemental etc..
2. Un bilan vital (ou naturopathique), qui n’est en rien un diagnostic puisque c’est uniquement réservé au docteur en médecine, dont l’objectif est de déterminer l’énergie vitale du consultant et qui comprendra «méthodes réflexogènes» (examen d’iris, prise de pouls, bilan énergétique, etc.) ainsi qu’un interrogatoire et un examen physique si besoin.
3. Le programme d’hygiène vital (PHV) qui sera constitué de conseils naturopathiques personnalisés et dédiés pour une prise en charge globale des différents plans de la santé (alimentation, activités physiques, gestion psycho-émotionnel…) et pourra être complété selon le cas par des complémentions nutritionnels (ou biothérapies).
Consultation de naturopathie
Enfin, le Naturopathe devra manifester à votre égard une grande écoute, de la compréhension et de la compassion, tout en restant respectueux des traitements médicaux en cours. Il sera aussi «pédagogue» pour vous expliquer le pourquoi et le comment de votre «constitution», de vos «fonctions vitales», de votre «degré métabolique» (assimilation/ élimination), de vos surcharges et/ou de vos carences, etc.
Comme pour les autres professions de santé, le Naturopathe est tenu au «secret professionnel», de sorte que les informations enregistrées par lui ne pourront être divulguées, y compris à la famille ou à des tiers.













La pratique


La Naturopathie comprend les pratiques, actes et 

usages suivants, en fonction du praticien. Notre 

Naturopathe est spécialisé dans:





Bilan naturopathique

  • Iridologie
  • Psychophysiologie
  • Morphologie
  • Biologie Nutritionnelle 

Hygiène naturelle

Méthodes utilisant les aliments
  • Diététique préventive et curative,
  • Jeûne, cures de restriction, diète, mono diète,
  • Nutrition et micro nutrition.

Phytologie

Méthodes utilisant les extraits de plantes
  • Aromatologie (huiles essentielles ou essences extraites des végétaux)
  • Phytologie traditionnelle ou rénovée (soins par les plantes sous diverses     formes).
Ces trois spécialités ci-dessus sont les plus souvent utilisées, auprès de l’ensemble des professionnels Naturopathes.


Nos méthodes spécifiques:


  • Acupuncture
  • Réfléxologie
  • Aromathérapie
  • Massage
  • Magnétothérapie
  • Hirudothérapie (sangsues)
  • Hijàma (ventouses)
  • Sophrologie
  • Jêune thérapeutique
  • Moxibustion
  • Thérapie quantique







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Pratique médicale chinoise ancestrale, datant d'environ 5 000 ans. Elle repose sur l'idée d'un flux d'énergie, le Qi (ou chi), circulant sous la peau selon des chemins privilégiés et véhiculant deux types d'énergie, l'une positive - le yang - et l'autre négative - le yin. Les maladies proviennent d'une mauvaise circulation, empêchée ou déséquilibrée, de ces énergies.
L'acupuncture est l'une des cinq méthodes pour rétablir la bonne circulation du Qi. Sous la peau existent douze méridiens, correspondant à autant d'organes, où circule le Qi. Les aiguilles plantés sur ces méridiens, ou la pression des doigts en des points particuliers, agissent sur l'organe correspondant.
Les quatre autres méthodes pour guérir les maladies ou les prévenir sont la phytothérapie, les massages, la diététique et les gymnastiques énergétiques (Tai-chi, Qi gong…).

Il semble important de rappeler que les multiples points, méridiens, vaisseaux constituant l'acupuncture par stimulation trans-cutanée se réalise de diverse manière : les doigts (digito-puncture), un stylo de massage, une aiguille, moxa (bâton encens), par dépression (hijàma, ventouse, saignée), piézoélectricité,  par un faisceau émis par un laser, par les ondes de l'infrason ou l'ultrason, par magnétothérapie, par aromathérapie et il est possible de les associés ensemble dans un soucis de pertinence thérapeutique.


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Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité non chinoise[modifier | modifier le code]

En Inde, l’utilisation de l’acupuncture est mentionnée il y a environ 5 000 ans dans l’Ayurveda (traité de médecine ayurvédique) et elle reste utilisée de nos jours en médecine traditionnelle indienne.
Plus d’un millénaire avant la Chine, on trouve en Égypte antique une description de conduits parcourant le corps et transportant divers fluides (sang, eau, air, mucus…). Les ruptures d’équilibre entre ces fluides étaient supposées être la cause de maladies. Aux alentours de 1534 av. J.-C., le papyrus Ebers (Eber 854a), visible au British Museum, donne une représentation de canaux (appelés metu) dans lesquels circulent divers fluides6.
« Il y a quatre vaisseaux dans les narines, deux donnent du mucus, deux donnent du sang.(…) Il y a quatre vaisseaux pour le foie ; ce sont eux qui donnent l’humeur et l’air, qui ensuite causent toutes les maladies qui surviennent en lui par la surcharge de sang »
Par ailleurs, une équipe scientifique de l’Université de Graz a découvert que Ötzi, l’être humain congelé et déshydraté découvert dans un glacier à la frontière entre l’Italie et l’Autriche, arborait des tatouages en forme de traits se rapprochant des points d’acupuncture. Neuf tatouages ont pu être reconnus et identifiés comme des points d’acupuncture7.

Premières traces de l'acupuncture chinoise[modifier | modifier le code]


Acupuncture : points et méridiens selon un dessin de l’époque de la dynastie Ming.
Les Chinois ont l’habitude de considérer que la valeur d’une pratique culturelle se juge à son ancienneté. Se placer sous l’autorité d’un maître ancien, fut-il mythique, ou d’une tradition de plus de 5000 ans, est le garant du sérieux et de la respectabilité de la démarche. « Sans fouler de traces, on ne saurait parvenir jusque dans la pièce » dit le Maître (Entretiens XI, 19). Ce penseur chinois revendique donc ouvertement une tutelle et fuit tout ce qui pourrait ressembler à l’autonomie de pensée.
Le désir d’inscrire l’acupuncture dans une filiation très ancienne a fait considérer que l’existence d’instruments affûtés à l’âge de pierre8 ou d’aiguilles d’os ou de bambou sous les Zhou (-1045 → -256) sont des preuves de l’ancienneté de cette pratique même si ces aiguilles ne servaient qu’à tenir les cheveux ou à drainer le pus des abcès9,10,11.
La découverte en 1973 de quatorze documents médicaux dans une tombe nouvellement fouillée à Mawangdui 马王堆 dans le Hunan a permis de complètement revoir l’histoire de la médecine chinoise. Les spécialistes9,10,12 de ces textes établissent la chronologie suivante :
  • En 168 avant notre ère, époque de fermeture de la tombe de Mawangduiaucune technique d’acupuncture n’était connue. Les textes de ces tombes montrent clairement que les traits typiques de la thérapeutique chinoise n’étaient pas encore établis sous les Qin (-221,-206) et le début des Han. En effet, s’ils décrivent les trajets des conduits à la surface de la peau et l’usage de la moxibustion, ils ne mentionnent jamais l’usage d’aiguilles d’acupuncture.
  • La première référence à l’acupuncture clairement datée se trouve dans « les mémoires historiques » (le Shiji) de Sima Qian (-145, -87) compilée en 90 av. J.-C. Dans cet ouvrage, l’auteur décrit un médecin du nom de Chunyu Yi (-216, -150) accusé de mauvaise pratique thérapeutique pour avoir implanté des aiguilles sur des patients. Dans deux procès, en -167 et – 154, le médecin se voit obligé de démontrer l’intérêt thérapeutique de l’acupuncture à une époque où cette technique devait tout juste commencer à se répandre. On pourrait donc dater la naissance de l’acupuncture au milieu du second siècle avant notre ère. Elle s’imposera ensuite peu à peu comme la thérapeutique dominante de la médecine des correspondances systématiques.
  • Le Huangdi Nei Jing 皇帝内经, l’ouvrage de référence sur l’acupuncture, les massages, la gymnastique et les drogues thérapeutiques est donc en partie postérieur. Les textes sont hétérogènes, certaines parties pouvant dater de la fin des Royaumes combattants (-500 à -220) et d’autres du premier siècle avant notre ère. De toutes manières, il n’en existe pas de copie de l’époque Han et toutes les versions qui nous sont parvenues ont subi de nombreuses révisions aux cours des siècles.
  • Le Nanjing 难经, « le Classique des difficultés » unifie les points de vue disparates et parfois incohérents du Huangdi neijing. L’ouvrage, composé entre le ier et le iiie siècle, expose méthodiquement le système conceptuel des correspondances systématiques sur lequel repose depuis environ deux millénaires la médecine traditionnelle chinoise.

Arrivée en Europe


L'acupuncture aurait été introduite en Europe au xviie siècle par Willem Ten Rhyne, médecin hollandais de la Compagnie des Indes (1679) qui l'aurait découverte à Nagasaki au Japon où il séjourna pendant deux ans, ainsi que par Kæmpfer. Un siècle plus tard, Dujardin et Vicq d'Azyr relatent le procédé dans leurs ouvrages respectifs. Cependant, il semble que ce soit Louis Berlioz, père du compositeur qui, le premier, en ait tenté la pratique en France (1810), imité ensuite, malgré un certain scepticisme, par de nombreux médecins, dont le docteur Laennec. À partir de 1853, le consul Dabry et les docteurs Frederik Liubenstein et Jules Cloquet13 participent à sa diffusion en Europe, mais ce n'est vraiment qu'à partir de 1927 qu'elle va devenir populaire grâce aux travaux du sinologue George Soulié de Morant14. ( source wikipédia )
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La réflexologie plantaire est une thérapie naturelle sans médicaments, qui consiste à masser, presser, racler, etc..., les zones réflexes et les points du pied pour régulariser les fonctions physiologiques des organes internes et stimuler les défenses immunitaires et, ce faisant, effectuer un bilan, prévenir ou soigner la maladie et maintenir une bonne santé.

La réflexologie plantaire se caractérise par son efficacité et son absence d'effets secondaires, autant d'atouts qui répondent à la demande du monde médical actuel en termes de "médecine non invasive" et de "thérapie naturelle". Ses domaines d'application sont vastes, son efficacité thérapeutique remarquable, elle permet de stimuler rapidement l'élimination des toxines accumulées dans le corps et de restaurer la santé. En même temps, la réflexologie plantaire est une méthode facile à pratiquer, simple à comprendre, à apprendre et à maîtriser, et non soumise à des contraintes d'espace ou de conditions pratiques, qui en font une thérapie pouvant être étudiée et utilisée par tout un chacun.
mais tout d'abord, qu'est-ce que la réflexologie plantaire ?
La réflexologie plantaire libère les facultés d'auto-guérison du corps et lui permet ainsi de retrouver l'homéostasie, c'est-à-dire l'équilibre.
Elle est basée sur le principe suivant : le pied est la représentation miniaturisée du corps humain, à chaque "point réflexe" correspondent un organe, une glande ou une partie spécifique du corps (tout comme chaque point d'acupuncture est lié à un organe interne). Le "toucher-réflexe" permet de localiser les tensions et de rétablir un fonctionnement viscéro-organique ainsi qu'énergétique. La réflexologie active la circulation sanguine et lymphatique, mobilise les déchets, stimule les émonctoires et favorise l'homéostasie.
La personne retrouve ainsi, de manière naturelle, équilibre et harmonie.
Attention, la réflexologie n'a pas pour objectif de remplacer le traitement médical déterminé par un médecin qualifié. Bien qu'elle soit une thérapie très sûre, il est néanmoins important de demander l'avis d'un professionnel en cas de doute sur un point médical.

Une ventouse est un instrument de fabrication spéciale en forme de récipient, de cylindre, cône, etc..., dans lequel un vide relatif est induit par un moyen de chauffage avant de l'appliquer sur la peau de manière à produire un effet de succion sur la zone ou le point à traiter et, ce faisant, provoquer une stimulation et un afflux de sang localisés ayant pour effet d'éliminer le Qi nocif. La thérapie par les ventouses offre les avantages d'un traitement pratique, facile à mettre en oeuvre, efficace, rapide, indolore, dénuée d'effets secondaires, économique et sûr, ce qui en font la thérapie familiale idéale.

La thérapie par la saignée:

  Bien qu'elle fût pratiquée par toutes les anciennes civilisations, personne ne connait l'origine exacte de la saignée. Ni Hippocrate, ni aucun des premiers médecins grecs, n'ont parlé de la saignée comme d'une technique nouvelle. Selon Garrison (1913), elle était d'usage répandu en Egypte, Assyrie et Scythe avant d’être introduite en Grèce. " Les premières représentations égyptiennes de saignée datent de -2500" 

  Gallien a noté que l'indication principale d'une saignée était l'élimination de stases résiduelles ou en excès connues pour être à l'origine de fièvres et de maladies (Brain 1986). Par prévention, en Egypte, à Rome, en Grèce et en Chine, on pratiquait des saignées saisonnières.  La saignée (ou phlébotomie) est un terme ancien désignant un prélèvement sanguin pratiqué sur un malade afin d'améliorer son état.
Connue depuis l'Antiquité, c'est surtout du xvie au xviiie siècle qu'elle occupe une place prépondérante parmi les pratiques thérapeutiques, occidentale. 
La thérapie par la succion ( ventouses ), est surement aussi vieille que  l'Humanité. 

Hippocrate en parle comme moyen thérapeutique depuis longtemps en usage, et donne la théorie de leur mode d'action,signale les bons effets pour arrêter les hémorragies utérines, soit pour combattre l'angine ou décongestionner une articulation. Et rappelons, que les dernières découvertes historique ont démontré que les Grecs sont partis étudier en Egypte, qui était la puissante dominante de leurs paradigmes.  
  Vulpes dans son travail intitulé " Illustrazionne di tutti gli strumenti chirurgici scadati in encolono et in pompei  " a figuré et décrit treize ventouses sur les hypocondres. 
  Gallien arrêtait les hémorragies nasales, par de grandes ventouses sur les hypocondres.
  En l'an 100 avant J.-C. Asclépiades de Bithynie, médecin grec qui exerçait à Rome, utilise les ventouses sèche et scarifiées dans différentes affections. Tétanos, contractures, stases veineuses. Il se servait des ventouses et scarifications dans le but d'ouvrir les pores.
  D'après Prosper Alpinus, les Égyptiens utilisaient les ventouses pour extraire le sang vicié. Les ventouses sont utilisées, dans les piqûres et morsures venimeuses, afin d'extraire venin et poison (principe qui reste toujours d'actualité).
  Antyllus et Théophanes Nono utilisent les ventouses dans les angines, en les associant à des scarifications de la région sublinguale.
  Depuis la plus haute Antiquité, les ventouses représentaient un moyen de traitement essentiel.

  La ventouse était considérée comme une thérapie de base, de nos jours, elle est toujours utilisée, soit par ponction veineuses sèches, soit humides.

  Les Égyptiens, par l'intermédiaire de leurs prêtres, utilisaient des ventouses en forme de cornets, dont la pointe portait un orifice servant à aspirer l'air.
  Avant l'ère chrétienne, Mohamed Ben Za Héréfic, né en 1850 avant J.-C., montre que les Arabes utilisaient les ventouses chez les enfants en dessous de 14 ans, préférant cette technique à la phlébotomie couramment pratiquée.
  Avec les relations commerciales entre les pays méditerranéens, les connaissances de la médecine égyptienne furent introduites en Grèce, gardées secrètes par des prêtes.
  Hippocrate précisa les indications et contre-indications dans l'Art de guérir.
  Thémesens, fondateur de la théorie méthodiste et son élève Philumenos se sont occupés du traitement par la ventouse.
  Dans la rétention d'urine, qui d'après eux, est due à l'afflux d'humeurs viciées vers la vessie et à la distension de cette dernière jusqu'à la paralysie de ces humeurs, ils recommandent l'application de ventouses sèches dans la région vésicale.
  A la même époque, Pedanius Dioscorides conseille dans les défaillances de l'estomac causées par de la bile noire, des saignées et des ventouses sur l'épigastre. 
  Caelius Aurelianus appartient à la même école. Il parle des ventouses dans son traité De morbis acutis et chronicis. Il remarque l'effet de rougeur consécutif à l'application de ventouses et en déduit l'effet énergétique, concluant en un remaniement profond de la partie du corps où est appliqué la ventouse. Il se ferait une aspiration des parties molles du pneuma et du sang. Les pores pourraient de cette facon s'ouvrir et permettre un changement dans l'organisme. Il signale donc l’intérêt des ventouses en parlant d'une cucurbita recorporativa.
  Sous le règne de Trajan, Archigenes utilise les ventouses dans la pleurésie.
  Aretaeus de Cappacode utilise les ventouses dans l'épilepsie, conseillant l'incision de l'artère derrière l'oreille et les poses à cet endroit. Il indique la pose de ventouses dans les congestions hépatiques.Cette thérapie par les ventouses compte parmi les méthodes traditionnelles de la Médecine Traditionnelle Chinoise, dont les origines remontent loin dans le temps. Elle figurait déjà dans le "Formulaire pour les 52 maladies", l'un des plus anciens ouvrages canoniques  de la médecine chinoise découvert dans les tombeaux du site de Mawangdui datant de la dynastie Han ( 206 av JC -220 apr. JC ). Les développements continus de la Médecine Chinoise au cours des siècles suivants se sont également étendus à la thérapie par les ventouses, qui est ainsi devenue une des principales constituantes de la Médecine Chinoise.

La hijama ou l'extraction par ventouses 

(cupping en anglais) consiste à extraire du sang d’endroits déterminés du corps par des


 égratignures. C’est l’un des plus anciens arts de soigner qu’a connu l’humanité. Son


 histoire remonte à des milliers d’années. Des sculptures se rapportant à la saignée datent 


des pharaons puisqu’on trouve dans le temple Comombo en Egypte, le plus grand 


hôpital de l’époque, la sculpture d’un verre utilisé pour retirer le sang de la peau. La


 saignée par ventouses a été utilisée et étudiée par les chinois dans le livre de l’empereur 

Jaune comme thérapie des maladies internes depuis 4000 ans environ. Les grecques et les


 arabes avant l’islam connaissaient ce mode de traitement.



Les universités de médecine Andalouses enseignaient également cette technique qu’est 
l'extraction par ventouses tel qu’elle a été émise par le Prophète (صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ ). Et la 
hijama a été transmise aux européens grâce aux universités de l’Andalousie. Elle a eu
 droit de cité en Europe jusqu’à la fin du 19ème siècle.
À partir du 20ème siècle, le recours à cette technique thérapeutique a disparu avec le
 développement de la médecine contemporaine. Avec la découverte des médicaments
 certes, à base chimique, on la croyait tombée en désuétude. Mais lorsqu’on s’est trouvé
 confronté à des pathologies nouvelles sans solutions et à d’autres maladies causées par les
 produits chimiques, la pollution et mêmes par les effets nocifs des médicaments
 chimiques. Les médecins se sont alors référés, entre autres, à la médecine parallèle dont
 la hijama. De ce fait, de nouvelles écoles ont vu le jour et adopté la hijama. Voyant des
 résultats plus que concluant aux États-Unis et dans certains pays Européens (comme
 l’Allemagne et l’Angleterre), la pratique de la hijama s’est propagée. Par exemple, 38
états ont ouvert des cliniques pratiquant la saignée par ventouses comme technique
 thérapeutique. Elle est étudiée dans les manuels de médecine aux États-Unis sous le
 nom de « cupping therapy » et considérée comme une matière importante dans les 
facultés de médecine. 
 Or sa diffusion sur les bases scientifiques et techniques actuelles revient au Prophète Mohammed (صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ) puis ses compagnons et ceux qui les ont suivis, depuis plus de 1400 ans. 



Aujourd'hui, la thérapie par les ventouses est largement employée pour traiter de nombreuses maladies dans différents domaines: médecine interne, gynécologie, pédiatrie, ophtalmologie, O.R.L., dermatologie et neurologie. Sur le plan thérapeutique, l'utilisation des ventouses alliée à l'acupuncture ou à la pharmacopée permet d'améliorer considérablement l’efficacité thérapeutique de la pratique clinique. Récemment, l'association des dernières innovations techniques et de la méthode des ventouses magnétiques, ce qui a contribué à multiplier les méthode de traitement par les ventouses.













Les premières extractions d'huile essentielle sont difficiles de dater de façon précise. Une première forme de distillation a servi à l'obtention de l'alcool à partir d'un vin, cela remonte au temps du déluge d'après les documents bibliques. Depuis des millénaires les aromates, les baumes et les résines furent utilisés pour l'embaumement, les cérémonies religieuses ou les sacrifices mais aucun document ne permet de conclure à la préparation de véritables huiles essentielles.
Des témoignages anciens permettent de conclure que les Hindous maîtrisaient la fermentation et obtenaient des huiles essentielles à partir d'appareils de distillation rudimentaires.
C’est au Ier siècle que l'ont trouve un ouvrage sur ce thème, Dioscoride Pedanius, médecin grec de Cilicie. Il a recherché les origines de la distillation ayant noté que les eaux distillées étaient propres aux usages médicaux. Cet ouvrage fut reproduit au Moyen Age par les Arabes. L'Égypte fut un berceau de l'art et de la distillation. Les Perses et les Égyptiens fabriquaient des parfums et connaissaient l'essence de térébenthine (Résine de Pistacia terebenthus), la première huile essentielle. Les Romains, grands amateurs de parfums, connaissaient les huiles essentielles sous forme de graisse aromatique ou d'huile parfumée. Dioscoride, Pline et Claudius Galenus les mentionnent dans leurs écrits.
Les Arabes étaient grands utilisateurs d'alchimie et de médecine à partir de sources naturelles. Ils avaient inventé la technique du serpentin et les techniques de distillation sèche et acqueuse. Les premiers documents sur l'histoire de la distillation remontent aux écrits de Geber (Dschabir) au IXe siècle.
La première description de distillation d'huiles essentielles a été faite par Arnold Villanova de Bachuone au XIIIe siècle pour la térébenthine et le romarin. Raymond Lulle fournit une description minutieuse de la distillation pour la Sauge.
À cette époque les plantes étant préalablement macérées dans l'eau de vie ou mises à fermenter dans l'eau. À cause de la présence d'alcool, la séparation des huiles essentielles ne se produisait pas et l'on obtenait des eaux distillées aromatiques. À la même époque les huiles essentielles d'amandes amères, de rue, de cannelle, de rose et de santal furent également distillées. Au début du XIVe siècle les appareils de distillations firent leur apparition dans les laboratoires médicaux et alchimiques et furent perfectionnés. Seule à cette époque l'huile de térébenthine représente une huile essentielle. Vers la fin du XVe siècle, Jérome Brunschwig, médecin à Strasbourg ne mentionne que les huiles essentielles d'aspic, de térébenthine, de bois de genévrier et de romarin. Le but des distillations était l'obtention des Quintae essentiae. Mais tous ces distillats étaient fortement alcoolisés et l'on n'avait encore aucune notion des huiles essentielles. Après bien des ouvrages sur l'art de la distillation il faut attendre le "Liber de distillatione" écrit par Giovanni Battista della Porta en 1563 pour spécifier clairement les huiles grasses, les huiles essentielles et la manière de séparer les essences des eaux distillées aromatiques. Ce n'est qu'au cours des XVIe et XVIIe siècles que les huiles essentielles ont reçu leurs premières applications en tant que telles et leur introduction dans le commerce.
Dans les nombreuses applications des huiles essentielles, la parfumerie tient, bien sûr, une place considérable. Même si, aujourd'hui, on fabrique de nombreux parfums à partir d'essences de synthèse, les authentiques parfumeurs, ceux qui n'ont pas cédé devant l'aspect financier alléchant des essences chimiques, offrent encore aux consommateurs des parfums de qualité, faits à partir d'huiles essentielles véritables et pures. D'où, par ailleurs, le prix plus élevé de ces effluves.
Fragrance épicée du gingembre, fraîche et fruitée de la pêche ou de la mandarine, fleurie du lilas ou de la violette, arôme musqué, poivré, vanillé, note exotique, sensuelle, orientale, la nature dans sa grande prodigalité met au service de l'homme et de la femme, de ceux qui ont envie de se sentir bien dans leur peau, l'occasion d'annoncer, de laisser deviner sur leur passage leur caractère impulsif, vif, dynamique ou languissant, généreux, chaleureux ou lascif. Les odeurs parlent, attirent ou repoussent, séduisent ou écartent.

Pour les aromathérapeutes, cependant, l'objectif primordial des odeurs n'est pas de sentir bon, mais plutôt de se sentir bien.

Pour ces thérapeutes, les huiles essentielles ont la propriété, chacune avec ses particularités propres, d'apaiser, de soigner, de rétablir et de guérir les individus, et ce, tant sur le plan physique que psychique et spirituel.

L'aromathérapie est l'utilisation d'huiles essentielles d'origine végétales pour des applications diverses :

  • Traitements médicaux.
  • Soins esthétique ou de confort.
  • Créations de parfums et de senteurs.
Les huiles essentielles sont obtenus à partir d'extraits d'arbres, d'arbuste, de fleurs et de plantes selon des méthodes de distillations parfois millénaires.
En utilisant les propriétés propres a chacun des végétaux, les huiles essentielles extraite sont ensuite employer pour leurs qualités médicinales ou aromatiques.
Les huiles essentielles sont :








  • Antiseptiques : les huiles essentielles préviennent et combattent les infections en détruisant les microbes et les bactéries qui se logent dans l'organisme, stoppant ainsi leur reproduction. Il semble que l'acidité des huiles essentielles serait en bonne partie responsable de cet effet, les milieux acides étant moins favorables à la prolifération des bactéries que les milieux alcalins.
  • Revitalisantes : parce qu'elles ont un pouvoir de pénétration rapide, les huiles essentielles revitalisent et restaurent, en les nourrissant, les cellules faibles et anémiées. En outre, elles agissent sur le plan de l'énergie globale du corps en favorisant la sécrétion des hormones, l'équilibre des glandes endocrines et celui du système neurovégétatif.
  • Désintoxiquantes :les huiles essentielles stimulent les organes émonctoires, c'est-à-dire les organes qui servent à l'élimination des déchets organiques. Nos cellules assimilent une certaine partie des substances absorbées, mais les substances inutiles à l'organisme doivent être éliminées.Chaque Huile essentielle à des propriétés particulières agissant sur l'ensemble corps ou sur une partie spécifique. Utilisées depuis des siècles, les huiles essentielles ont calmer la douleur, favoriser la cicatrisation, appaiser les différents maux, stimuler le corps et l'esprit, etc... Les vertus thérapeutiques ont été mainte fois démontrées et l'utilisation des huiles essentielles dans la vie de tous les jours ne fait que commencer.


Les huiles essentielles peuvent pénétrer le corps de plusieurs façons, selon l'effet escompté et le résultat recherché :

Les huiles essentielles peuvent être inhalées et entrer dans l'organisme par l'intermédiaire du système respiratoire.
Les huiles essentielles peuvent entrer dans l'organisme par le système digestif lors de l’absorption.
Les huiles essentielles peuvent pénétrer par les pores de la peau et agir dans l'organisme par diffusion dans le système sanguin.
Les plantes cultivées doivent être de culture naturelle ou biologique
Les huiles essentielles sont des substances que l'on pourrait comparer à des médicaments. Tous les médicaments que l'on trouve en pharmacie ne sont pas destinés aux mêmes usages. Il en va de même pour les huiles essentielles. Tout d'abord, définissez le malaise ou la maladie que vous voulez soigner, puis reportez-vous à la description des propriétés thérapeutiques des huiles essentielles. Vous y trouverez les contre-indications, quelques avertissements particuliers s'il y a lieu ainsi que des remèdes pour lutter contre les affections les plus communes. Les huiles essentielles ont une activité thérapeutique aussi variée que réelle, Ce n'est pas dans le constituant principal seul que réside l'activité du produit, mais dans l'ensemble des composants. Si l'on essaye de remplacer la menthe par le menthol, dans une composition, les résultats peuvent décevants. Une foule d'éléments entre en ligne de compte, et la qualité des huiles est prépondérante. A l'origine : la plante Pour une même variété botanique il existe plusieurs huiles essentielles de compositions différentes. Cette différence est d'origine génétique, mais également liée à la composition du sol et des conditions climatiques. Le seul paramètre de la saison de cueillette peut modifier la composition chimique de l'huile essentielle recueillie. La météorologie au moment de la récolte agit également sur le résultat final, comme l'heure de la récolte : il ne faut pas récolter par temps couvert ou humide, sous peine de nuire à la qualité. Une huile essentielle ne présente pas la même composition selon qu'elle est préparée à partir des plantes récoltées le matin, au milieu ou en fin de journée.
Une même plante suivant son aire géographique peut fournir différentes huiles essentielles. Un autre détail : Suivant qu'il s'agit de la plante entière, des fleurs, des racines ou des graines, l'huile essentielle n'aura pas la même composition chimique et les mêmes propriétés. Le nom des huiles essentielles Le nom attribué à une huile essentielle est un nom courant, Celui-ci comporte également le nom latin de la plante d'où elle est tirée. Ce nom latin est le seul langage scientifique international bien défini en cette matière, permettant l'identification précise de la plante d'origine ainsi que la partie de la plante utilisée pour produire cette huile, ainsi :
  • Le Citrus aurantium (orange amère) par le zeste du fruit produit l'huile essentielle de Bigarade.
  • Par distillation des feuilles: le Petit-grain bigarade.
  • Par distillation des fleurs: le Néroli bigarade.
Trois types d'huiles, ayant chacune ses propriétés et un parfum différent.Action de la pollution sur les huiles essentielles Les plantes sauvages donnent des produits généralement plus actifs, surtout si elles sont récoltées loin de régions polluées. Les plantes cultivées doivent être de culture naturelle ou biologique, car les produits organiques utilisés comme pesticides ou désherbants, tels DDT, lindane, passent à la distillation. Les cellules sécrétrices des huiles essentielles sont très superficielles donc successibles de subir des atteintes par les produits chimiques de traitements ou par la pollution.

La distillation est la méthode la plus commune, la plus pratique et la moins chère de produire des huiles essentielles. Cette procédure limite les pertes et les évaporations de molécule. Les molécules étant un composant indispensable a la qualité de l'huile essentielle obtenue. La qualité du produit est ainsi conservée, ainsi que toutes les propriétés de pureté et de stabilité.

Voici la représentation de la procédure de distillation des huiles essentielles :
  • A - De l'eau est chauffée afin d'obtenir de la vapeur d'eau.
  • B - La vapeur d'eau imprègne les extraits de la plante de laquelle on désire extraire l'huile
  • C - Par des opérations thermiques, un "jus" comprenant de l'eau et les huiles est obtenu.
  • L'étape finale sépare l'eau (D) et l'huile essentielle (E)
La conservation des huiles essentielles
Durée de vie des huiles essentielles
Le temps ne modifie ni n'altère en rien les huiles essentielles qui peuvent se conserver jusqu'à 5 ans, dans un endroit frais, à l'abri de la lumière. Bien entendu, il doit s'agir d'une huile essentielle non trafiquée ni dénaturée ou frelatée. A cet égard, prenez conscience qu'il vaut mieux investir un peu plus d'argent dans une huile et l'avoir à sa disposition pendant des années, toujours aussi efficace qu'aux premiers jours, qu'acheter une huile moins coûteuse dont les propriétés se dégraderont en
quelques mois.

Certes, les huiles essentielles sont incontestablement des substances précieuses et tout à fait remarquables par leurs effets. Seulement, elles doivent absolument être gardées hors de la portée des enfants ou de toute autre personne n'en connaissant pas l'usage, car une mauvaise utilisation de ces substances peut être nocive, toxique ou dangereuse.

Par exemple, la jolie petite bouteille pourrait être attrayante pour une personne âgée qui aurait envie d'en goûter le contenu ou l'arôme de ce liquide peut être séduisant pour une personne déficiente qui serait tentée de l'utiliser comme parfum pour le corps. Pour l'une comme pour l'autre, il y aurait danger de se brûler les muqueuses de l'estomac ou de s'infliger des brûlures corporelles.

Les huiles essentielles sont des concentrés très forts et très puissants. Et si elles sont sans aucun danger pour les gens qui les emploient correctement, il n'en va pas de même pour ceux et celles qui n'en connaissent pas l'usage.


L'aromathérapie par Inhalation ou fumigation
Conseils et astuces pour les inhalation ou fumigation à l'huile essentielle
Une inhalation, c'est l'aspiration, par le nez, de vapeurs qui désinfectent et décongestionnent. Certains thérapeutes préfèrent parler de fumigation.

La méthode est simple. Portez 500 ml d'eau jusqu'au point d'ébullition.

Pas besoin de faire bouillir.
Retirez du feu, posez sur une table et ajoutez de 3 à 10 gouttes d'une huile essentielle ou d'un mélange de plusieurs huiles, sans dépasser 10 gouttes.
Ensuite, recouvrez-vous la tête d'une grande serviette en prenant soin d'y emprisonner également le bol puis penchez-vous au-dessus de celui-ci.
Respirez normalement pendant une douzaine de minutes.
Répétez l'opération 2 ou 3 fois par jour.

Le nombre de gouttes requis dépend de l'huile utilisée ainsi que du problème que désire résoudre celui ou celle qui respire les vapeurs parfumées.

L'inhalation est une méthode très efficace pour lutter contre les affections des voies respiratoires, certains problèmes pulmonaires, la bronchite, la sinusite, la congestion, le rhume, la toux, etc.
Ses effets positifs sont presque instantanés. Le sauna facial se pratique de la même façon que l'inhalation, mais alors que l'inhalation fait généralement appel à une ou à des huiles essentielles extraites de plantes aux vertus antihistaminiques, le sauna facial, lui, tend à mobiliser les vertus que peuvent avoir certaines huiles sur le plan de l'esthétique. Ainsi, certains problèmes de peau (trop grasse, trop sèche, terne et mate, ridée, etc. ) sont souvent atténués, soulagés ou même complètement supprimés par le sauna facial.

Massage d'aromathérapie
Conseils et astuces pour les massages à l'huile essentielle
Vous devez embouteiller vos huiles de massage dans des flacons stérilisés et opaques (ou dans une bouteille de verre teinté) et les conserver dans un endroit frais.

Ne préparez que de petites quantités à la fois, disons pour une semaine, car les huiles essentielles diluées se détériorent plus rapidement que les huiles essentielles pures.


Les huiles à massage ne doivent pas être répandues directement sur la peau. Il faut d'abord en verser un peu dans le creux de la main et effectuer le massage ensuite.


Ne pas omettre de diminuer de moitié pour les enfants et les personnes à l'épiderme fragile.


Pas de massage sur une ecchymose, sur une plaie, une région infectée ou sur le corps d'une personne atteinte d'une maladie contagieuse comme la varicelle, l'herbe à puce, la rougeole ou autres à moins d'indications contraires précises.


Généralement, les massages sont à proscrire pour les femmes enceintes et les personnes épileptiques.

Huile de massage: les huiles essentielles diluées dans une huile de transport traversent l'épiderme et se répandent dans l'organisme dans un laps de temps très court, généralement en moins d'une heure.
Voici une liste, non-exhaustive, des huiles de transport que vous pouvez utiliser:
  • amande douce (une des plus utilisées)
  • tournesol
  • olive
  • millepertuis
  • canola
  • jojoba
  • ricin
  • germe de blé
  • carthame
  • soya.
Si la recette de remède ne donne aucune précision, reportez-vous aux informations ci-dessous pour faire vos huiles curatives ou de beauté :
"Pour 125 ml d'huile de transport, ajoutez 5 ml d'huile essentielle. Cependant, vous pouvez aller jusqu'à 10 ml, ce qui représente environ 10 % du volume total de la mixture."

L'usage externe des huiles essentielles
L'usage externe présente un vaste choix de méthodes d'utilisation.
Onction (ou frictions) : L'onction se fait généralement avec des huiles essentielles pures. Occasionnellement, si l'épiderme du patient est fragile, on peut diluer l'huile dans quelques gouttes d'huile de transport. Cependant, il ne s'agit pas ici d'une huile à massage, mais bien d'une friction localisée pour laquelle on désire obtenir un effet rapide et direct. Il existe deux façons de procéder. La première consiste à verser quelques gouttes (de 1 à 3 ) d'huile essentielle dans le creux de la main, puis, avec l'autre main, à faire une friction locale afin de bien faire pénétrer l'huile. La seconde façon consiste d'abord à frotter la peau à l'aide des doigts (secs) ou d'un gant, et d'appliquer ensuite l'huile tel qu'il est indiqué dans la méthode un. Ce second procédé est destiné à ouvrir les pores de la peau afin de la rendre plus «perméable» aux huiles. Il faut éviter les huiles essentielles irritantes pour la peau comme la cannelle.Compresses ou fomentation : Le principe de la compresse est simple: de l'eau (chaude ou froide) + quelques gouttes de l'huile essentielle de votre choix. Généralement, 6 gouttes d'huile essentielle pour 250 ml. Vous y trempez un linge et vous l'appliquez sur la zone du corps à soulager. Vaporisation (ou brumisation ou pulvérisation) : La vaporisation consiste à diluer quelques gouttes d'huile essentielle dans de l'eau chaude et à l'utiliser en vaporisant ce liquide sur la partie visée du corps. Pour une vaporisation faciale, diluez une vingtaine de gouttes dans 250 ml d'eau chaude pour une vaporisation corporelle, versez de 60 à 80 gouttes dans la même quantité d'eau (de 2 à 4 ml). Quant à la vaporisation destinée à désodoriser une pièce, diluez 10 ml dans 250 ml d'eau.

Huile de massage: Les huiles essentielles diluées dans une huile de transport traversent l'épiderme et se répandent dans l'organisme dans un laps de temps très court, généralement en moins d'une heure.

Voici une liste, non-exhaustive, des huiles de transport que vous pouvez utiliser:
  • amande douce (une des plus utilisées)
  • tournesol
  • olive
  • millepertuis
  • canola
  • jojoba
  • ricin
  • germe de blé
  • carthame
  • soya.
Si la recette de remède ne donne aucune précision, reportez-vous aux informations ci-dessous pour faire vos huiles curatives ou de beauté :
"Pour 125 ml d'huile de transport, ajoutez 5 ml d'huile essentielle. Cependant, vous pouvez aller jusqu'à 10 ml, ce qui représente environ 10 % du volume total de la mixture."
Dilution des Huiles essentielles
Les huiles essentielles sont concentrées et tout de même assez chères. Pour les utiliser en aromathérapie, il faut normalement les mélanger à une huile végétale.
De nombreuses huiles végétales peuvent servir à cette fin. Les plus fréquemment employées sont :
  • Les huiles d'olive
  • Les huiles de pépins de raisin
  • Les huiles d'amande
  • Les huiles de tournesol
  • Les huiles de germe de blé
  • Les huiles d'avocat
Pour diluer une huile essentielle, on a besoin d'un flacon en verre propre d'une capacité d'environ 50 ml comme on peut en trouver dans la plupart des pharmacies. On y verse d'abord l'huile végétale puis l'essence. (Avec un petit entonnoir en plastique, il sera plus facile de transvaser l'huile végétale.)

Que l'on choisisse une seule essence ou une combinaison de plusieurs, le nombre total de gouttes est de 20 à 25. Il vaut mieux ne pas employer plus de trois huiles essentielles à la fois.

Agiter doucement le flacon pour permettre aux essences de bien se mélanger puis inscrire le contenu et la date de la préparation.
En ajoutant environ 25 ml d'huile de germe de blé, on accroît la durée de conservation du mélange.
  • Pour 30 ml d'huile végétale, ajouter 12 à 15 gouttes d'huile essentielle.
  • Pour 20 ml d'huile végétale, ajouter 8 à 10 gouttes d'huile essentielle.
Si le mélange est destiné à des personnes à la peau sensible ou à des enfants de moins de 12 ans, on le prépare moins fort : 50 ml d'huile végétale et 12 gouttes d'huile essentielle.
La concentration d'huile essentielle dans le mélange doit être de 1 à 3 %, mais on suggère de plus en plus actuellement d'employer la concentration la plus faible.

Il vaut mieux préparer de petites quantités à la fois car les mélanges aromatiques rancissent vite. Ils doivent être rangés dans un endroit frais et sombre et peuvent normalement se conserver jusqu'à trois mois.

Il ne faut pas conserver les huiles essentielles dans des contenants en plastique. Elles peuvent entrer en réaction avec la matière plastique, ce qui abîmerait le contenant et modifierait les propriétés des essences.
Ces méthodes ne doit être pratiquée que sur les conseils avisés d'un thérapeute

L'usage interne des huiles essentielles
les huiles essentielles sont plus efficaces en usage interne
Si les huiles essentielles sont plus efficaces en usage interne, elles présentent toutefois plus de dangers (potentiels) qu'en usage externe. À cet effet, vous trouverez dans ce volume beaucoup plus de recettes de remèdes en usage externe qu'en usage interne. Ce dernier usage, d'ailleurs, se résume bien souvent à une tasse de liquide (eau chaude, décoction, tisane, vin blanc ou rouge, lait, alcool, disper [un produit qui remplit le même office que l'alcool]) additionné de quelques gouttes d'huile essentielle.
Ces boissons sont tantôt stimulantes, tantôt relaxantes, tantôt elles calment l'anxiété, tantôt elles fouettent le sang, elles peuvent chasser le spleen et la déprime, stimuler les facultés cérébrales, permettre une meilleure digestion ou élimination, calmer les spasmes d'estomac, libérer les gaz intestinaux, faire baisser la fièvre, chasser l'insomnie, etc. Vous trouverez des indications précises ainsi que des remèdes appropriés à chaque huile essentielle dans notre lexique. De façon générale, on verse entre 2 et 5 gouttes d'huile essentielle dans 250 ml d'eau chaude ou de tisane et on en consomme entre 2 et 5 tasses par jour pour une période n'excédant généralement pas 7 jours, suivie d'un arrêt de 7 à 10 jours avant de reprendre le traitement, préventif ou curatif.

Pour faire passer le goût des huiles essentielles, goût souvent très prononcé, amer ou piquant, la méthode de la sucrerie est la meilleure solution. Vous n'avez qu'à verser 2 ou 3 gouttes de l'huile essentielle de votre choix (pour autant que son usage interne soit autorisé) sur un carré de sucre ou dans une cuillerée de miel. Et voilà, le tour est joué. Cette méthode est souvent la seule façon de faire prendre des huiles essentielles aux enfants.


Il y a aussi d'autres usages internes, comme d'ajouter quelques gouttes d'huile essentielle à l'eau de la douche vaginale, mais cette méthode ne doit être pratiquée que sur les conseils avisés d'un thérapeute compétent. Quant aux autres usages internes (injections intraveineuses ou rectales), ils sont, je l'ai déjà dit,

strictement réservés aux professionnels de la médecine.

Certaines huiles essentielles sont utilisées pour combattre les maux de dents, les infections de la gorge et les maladies des gencives. Par ailleurs, si certains gargarismes doivent être recrachés, d'autres peuvent être avalés.


En usage interne, on trouve aussi, bien sûr, l'usage culinaire qui consiste à ajouter quelques gouttes d'huiles essentielles à un plat, généralement en remplacement des épices, des herbes et des aromates. Quelques conseils à ce sujet:


N'ajoutez les huiles essentielles qu'en toute fin de cuisson. Elles sont si volatiles que de les faire chauffer leur enlèverait arôme et propriétés tant gustatives que curatives.

Vous pouvez remplacer 5 ml d'herbes séchées (basilic, sarriette, thym, etc. ) par 3 gouttes de son huile essentielle. Concernant les épices comme la cannelle, le gingembre, le girofle, il faut y aller très parcimonieusement.
Ces méthodes ne doit être pratiquée que sur les conseils avisés d'un thérapeute

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de l’aromathérapie[modifier | modifier le code]

Dans l'histoire de la médecine, au moins jusqu'au xvie siècle, l'histoire de l'aromathérapie se confond en grande partie avec celle de la phytothérapie. Les plantes, dans leur ensemble, constituaient la base de la pharmacopée des civilisations antiques.
Si l'on retrouve les traces de méthodes de distillation ou d'extraction, en Chine ou en Inde, datant de plusieurs millénaires, c'est en Égypte que leur utilisation a été avérée. En Grèce, les écrits de Dioscoride font référence à l'utilisation d'extraits aromatiques. Les Romains les utilisèrent aussi sous forme d'onguents gras.
On attribue au médecin alchimiste persan Jabir Ibn Hayyan l'invention, au xe siècle, de l'alambic. Les procédés d'extractions s'améliorèrent par la suite, lespharmacopées les utilisant surtout après le xvie siècle. C'est à partir du xixe siècle, que l'on commença à isoler et classifier les principes actifs des molécules odoriférantes ce qui permit leur utilisation spécifique.

L’école française du xxe siècle[modifier | modifier le code]

En 1910, le chimiste René-Maurice Gattefossé (1881-1950) qui faisait des recherches en parfumerie, se brûla grièvement les mains, lors d'une explosion de laboratoire. Très gravement brûlé, et soigné selon les moyens de la médecine contemporaine, il fut rapidement atteint de gangrène gazeuse. En dernier recours, retirant ses bandages, il appliqua sur ses plaies infectées de l’huile essentielle de lavande. Selon la légende, les résultats furent stupéfiants, et confirmèrent son intuition : l’essence de lavande possédait de réelles propriétés antiseptiques et cicatrisantes2. Dès lors, il consacra une partie de ses recherches aux propriétés deshuiles essentielles.
Il est à l'origine du néologisme « aromathérapie », devenu peu après un mot courant.
Dans les années 1960, le docteur Jean Valnet (1920-1995) reprit les travaux de Gattefossé et publia des ouvrages de référence (AromathérapieTraitement des maladies par les essences des plantes, 1964). Ils sont tous les deux considérés comme les pères de l'aromathérapie moderne.
Par la suite, Pierre Franchomme, avec la notion de chémotype contribua à améliorer l'identification des principes actifs dans les extraits utilisés.
À la fin du xxe siècle, au même titre que l'ensemble de la pharmacognosie, l'aromathérapie bénéficia de l'avancée des méthodes d'analyses, en particulier de lachromatographie. La distinction précise des composés aromatiques permit à la médecine de mieux appréhender leurs mécanismes d'action, et d'affiner leur prescription.

Généralités[modifier | modifier le code]

L'aromathérapie est pratiquement toujours associée à la phytothérapie, dans l'arsenal thérapeutique, le terme « phyto-aromathérapie » est d'ailleurs employé par les spécialistes3.
Le terme d'aromathérapie recouvre des pratiques médicales très variées utilisant les huiles essentielles par exemple sous forme d'onction (dissolution dans une huile), de crème ou de lotion (émulsion huile dans l'eau) pour l'usage externe. La dispersion dans du miel ou dans de l'huile alimentaire ou simplement sur un sucre est habituelle pour l'administration par la voie orale. La mise en gélules peut être aussi réalisée. Les aérosols obtenus par nébulisation des huiles essentielles sont plus rarement utilisés, mais la dispersion dans l'atmosphère d'une pièce obtenue grâce à l'utilisation de diffuseurs spéciaux est très répandue. L'emploi de suppositoires est très utile pour certaines applications thérapeutiques, mais est généralement réservée au corps médical.
Les huiles essentielles sont des substances très coûteuses et très recherchées. Elles sont donc très souvent frelatées par adjonction d'huiles de mauvaise qualité ou par l'adjonction de produits de synthèse bien moins onéreux. L'huile essentielle d'eucalyptus contient plusieurs dizaines de substances. Alors on vend de l'eucalyptol de synthèse (1,8 cinéol) qui coûte dix fois moins que l'huile essentielle d'eucalyptus. Les huiles essentielles se dégradent vite si elles sont mal conservées (lumière, oxygène de l'air, température). Se procurer des huiles essentielles et s'assurer de leur qualité est un métier complexe qui demande beaucoup d'expérience. En France, comme dans la plupart des pays européens, ni la vente des huiles essentielles, ni la pratique de l'aromathérapie ne sont règlementées. Il est donc très important de se procurer des huiles essentielles de qualité garantie et de s'adresser à des personnes qualifiées en aromathérapie.
Les usages les plus courants des huiles essentielles sont :
  • l'automédication de confort, le calme et la relaxation (bains, massages, cosmétiques) et la préparation à l'endormissement ;
  • une des composantes des médecines traditionnelles et de la naturopathie : Ayurvedaetc.
  • une utilisation aromatique en psychologie.
en médecine
  • la désinfection et la cicatrisation des plaies ou le traitement de traumatismes (brûlures, ...) ;
  • la complémentation à un traitement médical chronique ;
  • la dermatologie et la cosmétique dermatologique ;
  • le choix thérapeutique fait par un thérapeute qualifié aromathérapeute médecin, pharmacien, ou naturopathe (école française, Valnet, Franchomme, Baudoux).
En aromathérapie on limite toujours les traitements à base d'huiles essentielles pour les très jeunes enfants (immaturité enzymatique du nourrisson), pour les femmes enceintes (surtout au cours des trois premiers mois lorsque les tissus sont en formation), pour les personnes allergiques (asthmatiques, ...), pour les animaux comme les chiens et les chats (absence de certains systèmes enzymatiques de métabolisation). La pratique de l'aromathérapie nécessite toujours l'avis d'un professionnel averti.
Certaines huiles essentielles sont très bien tolérées pures sur la peau, mais elles sont l'exception. Certaines huiles essentielles sont dermocaustiques, c'est-à-dire qu'elles irritent ou altèrent la peau. La plupart des huiles essentielles nécessitent d'être diluées au 1/5 (concentration importante, réservée à la pratique médicale) le plus souvent au 1/10 voire au 1/20 ou au 1/100 (concentration faible, courante pour l'utilisation des huiles essentielles en cosmétologie4) c'est-à-dire de 20 %, 10 %, 5 % ou 1 % V/V ou W/W dans une huile végétale (d'amande douce, d'avocat, d'argan, de macadamia, etc.)ou dans un excipient lipophile (crème, lait). Certaines huiles essentielles se potentialisent mutuellement et sont donc plus efficaces en association. Les formules associant différentes huiles essentielles dans certaines indications, telles celles reprises dans la littérature spécialisée ont donc un sens.
Si les activités antibactériennes et anti-infectieuses des huiles essentielles sont aujourd'hui scientifiquement démontrées, d'autres activités pharmacologiques font encore l'objet de recherches.

Indications thérapeutiques[modifier | modifier le code]

Les propriétés des huiles essentielles sont multiples5 :
  • anti-infectieuses : antibactériennes (dues au carvacrol, au thymol, à l'eugénol, à l'aldéhyde cinnamique, aux monoterpénols, etc.), antimycotiques (dues aux alcools et aux lactones sesquiterpéniques), antivirales (dues aux monoterpénols, monoterpénals, etc.), antiparasitaires (dues aux phénols, à l'ascaridole, etc.), insectifuges et insecticides (citronnelle de Ceylan, camphre du camphrier du Japon, etc.)
  • anti-inflammatoires (dues aux aldéhydes, au chamazulène, etc.)
  • anticatarrhales : expectorantes (dues au 1,8-cinéol), mucolytiques (dues aux molécules cétoniques et aux lactones)
  • anti-histaminiques
  • antispasmodiques (dues aux éthers et aux esters)
  • antalgiques, analgésiques et anesthésiques
  • calmantes, hypnotiques et anxiolytiques
  • propriétés endocrinorégulatrices : comme les œstrogènes, comme la cortisone, etc.
  • propriétés vasculotropes et hémotropes : hyperémiantes, phlébotoniques, lymphotoniques, anticoagulantes (dues aux coumarines) et fibrinolytiques, antihématomes (HE d'hélichryse italienne), hémostatiques, hypotensives
  • propriétés digestives : eupeptiques, carminatives, cholagogues et cholérétiques (dues à la menthone, la carvone et la verbénone)
  • antitoxiques
  • antivenimeuses
  • antirhumatismales
  • stimulantes ou apaisantes
  • aphrodisiaques
  • etc.
La composition chimique (chémotype) des huiles essentielles varie en fonction du pays de récolte, de l'altitude, de l'ensoleillement, des conditions de récolte, de la qualité de la distillation, de l'entreposage : ces facteurs peuvent modifier leurs propriétés.

Effets indésirables des huiles essentielles[modifier | modifier le code]

Les huiles essentielles (HE) sont des molécules actives, elles peuvent avoir des effets indésirables graves. Il est important de respecter la posologie et la durée de la prise.
Citons6 :
  • propriétés vésicantes et nécrosantes ;
  • propriétés allergisantes ou hypersensibilisantes ;
  • propriétés photosensibilisantes (par exemple dues aux furocoumarines). Celles-ci sont présentes dans toutes les essences extraites du zeste des citrus : citron, mandarine, bergamote... Toutefois, à cause du poids moléculaire des furocoumarines responsables des effets phototoxiques et photosensibilisants, les essences distillées n'en contiennent pas et ne comportent pas ce risque. En effet, bien que la plupart de ces essences soient extraites par expression à froid, et contiennent des furocoumarines (bergaptèneetc.), il est possible d'obtenir ces mêmes essences distillées, et donc sans danger pour la peau ;
  • propriétés neurotoxiques (par exemple dues aux cétones) ;
  • propriétés néphrotoxiques (par exemple dues aux terpènes majoritaires dans l'essence de térébenthine, rameaux de genévriers, etc.) ;
  • propriétés hépatotoxiques (par exemple dues aux phénols pris pendant un temps trop long, ou à doses massives) ;
  • etc.
Les accidents plus ou moins graves qui se sont multipliés ces dernières années avec la vulgarisation grandissante des huiles essentielles ont posé le problème de la formation du public qui peut se procurer ces substances en vente libre et directe. Si certaines huiles comme la lavande ou le tea tree présentent un seuil de toxicité relativement élevé, d'autres peuvent contenir des substances neurotoxiques ou abortives dès les premiers niveaux de surdosage.
Les huiles essentielles suivantes sont toxiques, le non-spécialiste ne devrait pas les utiliser7. Les huiles essentielles d'estragon, de gaulthérie et d'origan sont cependant d'usage autorisé sous l'avis d'un spécialiste ou l'accompagnement d'un professionnel de la santé8 :
Les huiles essentielles traversent le placenta, et sont transmises par le lait maternel.

Méthodes d’administration des huiles essentielles[modifier | modifier le code]


Bénéficiant d'une haute diffusibilité (composés volatils et lipophiles), les huiles essentielles peuvent être employées de cinq manières différentes, en fonction de leur nature, de leur dosage et de l'effet recherché.
  • La diffusion atmosphérique : C'est l'utilisation la plus facile, mais il faut utiliser uniquement un diffuseur adapté, soit qui permet une micro diffusion, ou un diffuseur dont la température de diffusion est située entre 35 et 60 °C maxi. Éviter le brûle-parfum dont la température obtenue peut être supérieure à 100 °C :cette température accélère l'oxydation et altère les propriétés des huiles essentielles. Il ne faut pas laisser le diffuseur atmosphérique actif en permanence : environ dix minutes par heure sont suffisantes. Mais il faut savoir que la diffusion peut être contre-indiquée pour les personnes souffrant d'allergies respiratoires (asthme).
  • L'inhalation : il suffit d'ajouter quelques gouttes d'HE à un bol d'eau chaude (non bouillante) et d'en respirer les vapeurs, une serviette sur la tête. Une inhalation sèche est aussi possible en déposant quelques gouttes sur un mouchoir propre que l'on respirera profondément.
  • La voie transcutanée (massages ou bains) : peu d'huiles peuvent être appliquées pures sur la peau. Certaines huiles essentielles étant particulièrement agressives, car très riches en phénols, il est indispensable de les diluer dans une huile végétale. Pour le bain, les HE, n'étant pas hydrosolubles, elles doivent être utilisées avec un dispersant spécifique (lait, œuf, alcool...).
  • La voie orale : si ce mode d'utilisation peut être le plus efficace, il est en revanche potentiellement dangereux car nombre d'huiles essentielles sont toxiques, notamment celles riches en cétones et en lactones. D'autres, riches en phénols sont hépatotoxiques et doivent être prises avec des HE hépatoprotectrices et sur du court terme. C'est la voie la plus indiquée pour un « drainage hépatique ».

Recherches médicales sur l'utilisation des huiles essentielles[modifier | modifier le code]

À ce jour, plusieurs études médicales concernant les huiles essentielles ont été publiées, et leurs conclusions sont très variables. Plusieurs domaines d'application ont été étudiés : propriétés antiseptiques, antinauséeuses, amélioration du confort du patient, etc.

Aromathérapie moléculaire[modifier | modifier le code]

Si l'on s'éloigne quelque peu de la conception classique du terme aromathérapie, les extraits aromatiques de plantes sont très étudiés en pharmacognosie moderne. La recherche de nouvelles molécules thérapeutiques, la synthèse de molécules existantes, ou la limitation des effets secondaires font que l'on retrouve de nombreuses molécules aromatiques dans les médicaments. La découverte du paclitaxel (Taxol) extrait de l'écorce de l'if en est un bon exemple. Il est devenu un des médicaments de base dans le traitement du cancer du sein.

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Historique

Les premières applications médicales de l'aimant remonteraient à la médecine antique. Certains écrits citent les Chaldéens, les Égyptiens ou encore les Chinois, mais il n'existe aucune référence bibliographique sérieuse qui le confirme. Les ouvrages les plus anciens que l'on trouve relatent un intérêt de l'aimant dans le domaine obstétrical. Hippocrate conseille l'aimant pour favoriser la fécondité6 ou encore la purge. Pline cite aussi à plusieurs reprises l'usage des aimants en médecine7, et Marcel l'Empirique en vante les mérites dans le traitement des maux de tête8.
En Europe, d'autres savants décrivent l'utilisation des aimants à des fins thérapeutiques comme Paracelse, un médecin suisse du xvie siècle qui en fait mention dans ses écrits9.
Il faut attendre les xviie et xviiie siècles (et la modernisation de la métallurgie rendant plus facile la fabrication des aimants) pour que se développe l'usage de l'aimant à des fins thérapeutiques. C'est à cette époque des Lumières que remontent les véritables sources documentées sur les effets de l'aimant. En 1777, L'abbé Le Noble rédige un mémoire sur les effets de l'aimant9 qu'il présente à la Société Royale de Médecine. En 1779, les docteurs Audry et Thouret, auxquels la Société royale de médecine a commandé un rapport sur le sujet10 publient un mémoire de plus de deux-cents pages contenant des comptes-rendus détaillés. Avec la Révolution française de 1789, l'intérêt pour ces recherches décline à nouveau. Peut-être aussi que l'usage de l'aimant a été discrédité par les extravagances médiatiques de Mesmer, qui a peu à peu abandonné l'usage de l'aimant pour développer sa théorie du magnétisme animal, à différencier du magnétisme minéral ou médicinal.
Il faut ensuite attendre la deuxième moitié du xixe siècle pour retrouver la trace de publications sur les aimants dans des revues médicales spécialisées. On peut notamment citer les travaux de Laennec11 (qui traite les affections nerveuses des artères ou la névralgie pulmonaire avec les aimants), Blundell12 (les algies de la face), Charles Schmidt13 (qui distingue magnétisme animal et magnétisme minéral), Beydler14 (utilisation de l'aimant dans les affections rhumatismales).
Au début du xxe siècle, avec les développements technologiques, se développe aussi l'utilisation des champs magnétiques pulsés, une forme plus avancée de magnétothérapie, plus puissante et qui permet des résultats plus rapides[réf. nécessaire]. L'anglais Smith (1869) et la français d'Arsonval (1893) effectuent les premiers travaux sur la stimulation magnétique. L’américain Matijaca (1917) et la danoise Hansen (1938) commencent à utiliser les champs magnétiques pulsés dans le traitement de différentes affections dont l'anémie, l'artériosclérose, la chorée, les convulsions, l'hystérie, l'insomnie, la migraine, les neuralgies, la neurasthénie, les névrites, les rhumatismes et les douleurs.
Dans les années 1920, Lakhovsky, scientifique russe émigré à Paris, imagine que chaque cellule a sa propre fréquence de résonance, et que cette résonance est modifiée quand une cellule est malade. Il met alors au point un générateur de champs magnétiques pour permettre aux cellules touchées de retrouver leur fréquence naturelle originale.

Régénération des cellules, Lakhovsky
Cette régénération naturelle des cellules consiste en un remplacement des cellules endommagées ou détruites par de nouvelles cellules, semblables. Cela peut s’apparenter à une auto-réparation du corps humain. Selon Lakhovsky, le corps procède naturellement à cette régénération cellulaire mais les champs magnétiques aident à accélérer ce processus. Pour cela, il crée un appareil capable de générer des champs magnétiques pulsés qu’il expérimente avec succès à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris sur un grand nombre de patients, dans les années 192015.
Cette technologie des champs magnétiques pulsés va encore être perfectionnée après 1945, notamment par des chercheurs japonais16, russes17,18, roumains19 ou tchèques20.

Thérapie par les champs magnétiques[modifier | modifier le code]

Les aimants utilisés en magnétothérapie se présentent généralement sous la forme de pastilles rondes ou rectangulaires. Elles peuvent aussi se présenter sous la forme de galets, de lingot, de plaques ou même de feuilles magnétisées. Les faces des aimants sont dotées de deux pôles : le Nord et le Sud. Selon l'effet recherché, un des deux pôles est appliqué sur la peau. Deux aimants peuvent aussi être posés sur la peau là où se trouve la zone à traiter, avec un espacement de plus ou moins 5 cm et en respectant les polarités : une face nord contre la peau plus une face sud contre la peau de part et d'autre la zone à traiter. Il peut s'agir d'aimants dont le champ magnétique avoisine les 1000 Gauss. L'on trouve également des aimants de plus forte rémanence avoisinant les 3 700 Gauss ou même les12 200 Gauss.
Les propriétés thérapeutiques généralement attribuées aux aimants sont une action antalgique qui serait exercée par le pôle Sud et une action décontracturante sur les muscles attribuée au pôle Nord,21.
Une méta analyse de 2007 suggère que l'efficacité des aimants sur la douleur n'est pas supérieur à un placebo22. La magnétothérapie et critiquées par les sceptiques23.


L'utilisation des aimants est déconseillée chez les personnes porteuses d'un pacemaker, car les aimants génèrent un champ magnétique qui peut perturber le fonctionnement de cet appareil. Les femmes enceintes de moins de trois mois doivent éviter d'utiliser des aimants directement sur le ventre24.
La moxibustion est une technique de stimulation par la chaleur de points d'acupuncture. Le moxa est l'objet chauffant qui permet cette stimulation.

Étymologie

Moxa vient du japonais mogusa1.

Historique


Une technique traditionnelle , Banshō myōhōshū (1853)

Moxibustion (M. B. Valentini:Museum Museorum, 1714)
L'usage du moxa (moxibustion) remonte très loin. En effet, le Huangdi Nei Jing2, le plus ancien ouvrage de médecine chinoise connu, fait allusion à une méthode appelée Pienn Tsiou ( 砭灸 biānjiǔ ) que George Soulié de Morant3 traduit par « poinçons de pierre et moxas ». Or l'usage des poinçons de pierre était antérieur à celui de l'aiguille de métal. Des fouilles ont permis de vérifier que le cuivre était utilisé dans la fabrication d'objets d'ornement trente siècles av. J.-C.3.
En Europe l'usage des moxas a été redécouvert au début du xixe siècle. « Le moxa était une petite boule ou bâtonnet d'une substance combustible que l'on déposait en certains points du corps pour une cautérisation. Il était classé dans les cautères actuels, c'est-à-dire ceux qui brûlent immédiatement. Très utilisé en France, ses indications concernaient surtout les maladies chroniques pour exciter fortement le système nerveux »4.
Balzac en utilise plusieurs fois la métaphore, notamment dans la Physiologie du mariage et dans Le Cousin Pons : « aucun ennui, aucun spleen ne résiste au moxa qu'on se pose à l'âme en se donnant une manie »5. Barbey d'Aurevilly mentionne dans sa nouvelle À un dîner d'athées, qui fait partie du recueil Les Diaboliques, un usage moralisateur des moxas pour un jeune homme que l'excès des femmes avait conduit à souffrir de tabes dorsal. Depuis les années 1870, cet engouement est oublié ; l'art du moxa est aujourd'hui associé uniquement à la médecine chinoise.
La moxibustion a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO le 16 novembre 20106.

Méthode

Traditionnellement, le moxas est une composition à base d'armoise séchée et broyée.
Elle peut être conditionnée comme un cigare dont le bout incandescent est approché du point d'acupuncture à stimuler (méthode japonaise). Elle peut être roulée en boulette qui sera enflammée sur une pièce de monnaie perforée en son centre, ou sur un onguent préalablement appliqué en couche épaisse sur la région à traiter (méthode chinoise).

Utilisée seule ou associée à d’autres traitements traditionnels chinois, la moxibustion consiste à soigner diverses pathologies grâce à l’effet de la chaleur produite sur le point choisi.

  1. La recherche thérapique de la moxibustion
  2. Les bienfaits de la moxibustion
  3. Une thérapie sérieuse qui doit être bien pratiquée
  4. Les indications de la moxibustion en Acupuncture
  5. Programme minceur et moxibustion
Le but thérapeutique pour le praticien acupuncteur est de réchauffer la zone du point d’acupuncture relié au méridien à atteindre lorsqu’il ya un syndrome du Froid.

Par rapport au diagnostic en médecine traditionnelle, ce « Froid »est défini comme un refroidissement qui va engendrer une défense de l’organisme face à une bactérie ou un virus (rhume, bronchite, angine pneumonie…).
En médecine traditionnelle chinoise, si le l’énergie vitale est équilibrée dans le corps et en harmonie avec lui, la maladie ne s’installera pas.

L’acupuncture comme la moxibustion est très efficace sur les systèmes fonctionnels de l’organisme.

La recherche thérapeutique de la moxibustion

En Médecine traditionnelle chinoise, un refroidissement c’est un Excès au Froid et il faut traiter le patient en activant l’énergie vitale le Qi et la circulation du sang par les méridiens pour retrouver l’équilibre du Yin et du yang.

Tous les organes stimulés grâce à la technique thérapeutique de la moxibustion bénéficieront d’une activation énergétique.

La moxibustion traite de nombreux problèmes et état de fatigue sur des personnes fragilisées ou malades chroniques en renforçant leur corps vital autant physique que mental.

Les bienfaits de la moxibustion

La moxibustion est un moyen de guérison utilisée par les acupuncteurs à côté d’autres variantes comme le traitement par aiguilles, l’acupression, l’acupuncture laser… Toutes ces techniques offrent des effets plus que positifs sur la santé humaine par la stimulation et l’amélioration de la circulation de l’énergie du Qi mais aussi sur les défenses de l’organisme.
Cette thérapie naturelle par la chaleur est conseillée dans diverses affections comme la constipation, les migraines récidivantes, les fatigues chroniques, le stress, les maladies circulatoires… Les effets secondaires sont quasiment nuls, mais il faut bien s’assurer d’avoir le bon médecin acupuncteur pour se faire soigner par la moxibustion

Une thérapie sérieuse qui doit être bien pratiquée

La technique thérapeutique par la moxibustion doit être pratiquée et suivie par un docteur en acupuncture.

Aujourd’hui, il est très facile de se procurer le moxa en forme de bâtons surtout par le biais de la vente libre sur Internet.

Cependant, un traitement de ce type est prescrit suite à un examen clinique complet en prenant en compte chaque patient dans son entité propre et par l’étude de ses antécédents médicaux.

La moxibustion peut être contre –indiqué suivant les troubles rencontrés et l’état de santé général : insomnies, augmentation de la fièvre en cas d’infection avérée, aggravation d’une affection respiratoire ou pour certaines inflammations.

De plus, certains points ne peuvent subir d’augmentation calorifique, seul le médecin acupuncteur peut décider d’un traitement par moxibustion.

Les indications de la moxibustion en Acupuncture

L’acupuncture et la moxibustion ont de multiples indications thérapeutiques face aux différents troubles et pathologies, mais surtout pour le traitement de la douleur et toutes les maladies du système nerveux.
Le monde scientifique et médical mondial comme Le National Institutes of Health a annoncé l’efficacité médicale de l’acupuncture et de la moxibustion comme une bonne alternative pour guérir les maladies.

L’Organisation mondiale de la santé a désigné plusieurs affections prises en charge avec des résultats convaincants par des soins en Acupuncture et en moxibustion.

Quelques indications thérapeutiques :

  • Les maladies liées au système nerveux : névralgies, convulsions, vertiges insomnie, névroses diverses
  • Les maladies liées au système moteur et musculaire : arthrite, rhumatisme, troubles cervicaux, lombalgie, lésion fracture…
  • Les maladies cardio-vasculaires : névrose cardiologique, artériosclérose, hypertension, hypotension, essoufflement…
  • Les maladies respiratoires : bronchite, asthme, rhume et prévention des maladies liés au système pulmonaire.
  • Les maladies gastro-intestinales : gastrite, dyspepsie, diarrhée, constipation, hépatite, hémorroïdes…
  • Les troubles métaboliques : diabète, goutte, anémie…, surpoids
  • Les troubles gynécologiques : mammaires, leucorrhées, douleurs liées à la menstruation, infertilité ou les troubles sexuels comme l’impuissance ou l’éjaculation précoce.
  • Les troubles du au traitement chimiothérapique du cancer
  • Les troubles liés à la grossesse
  • Les troubles de l’enfant…

Programme minceur et moxibustion

La moxibustion traite la perte de poids en stimulant certains points précis d’acupuncture.

Sa technique et son pouvoir calorifique affaiblissent l’action du canal intestinale et inhibent la sécrétion de l’acide gastrique ce qui va prolonger la digestion des aliments par l’estomac et activer le métabolisme des graisses pour diminuer son poids et se sentir mieux dans son corps.

Les résultats pourront différer selon les individus, mais avec de la patience et un régime équilibré associé à une bonne hygiène de vie, la moxibustion permet d’atteindre son objectif.

Technique de stimulation de l’énergie vitale du corps humain vers des endroits bien définis, la moxibustion a pour but de chasser le froid et l’humidité causés par les variations climatiques à l’intérieur de l’organisme.

Elle est pratiquée avec des moxas de différentes formes et selon différents procédés qui en font une thérapie à part entière.
La moxibustion, technique naturelle de soin par la chaleur et l’acupuncture, technique par les aiguilles se sont développés au même moment en Chine.

Elles se complètent dans un traitement de la médecine traditionnelle chinoise.

L’aiguille active la circulation énergétique, mais la moxibustion consistant à utiliser la chaleur externe renforce les capacités énergétiques de l’organisme surtout par la défense de l’immunité.

Le principe de la moxibustion

L’armoise appelée par les Chinois « l’herbe des médecins » par son procédé stimule la fonction des organes et des différents systèmes de l’organisme.

C’est la chaleur dégagée par la consommation lente des moxas (plante d’armoise) qui entre dans l’épiderme au niveau du point d’acupuncture choisi par le praticien après son diagnostic et sa prescription thérapeutique naturelle.
Cette chaleur produit une concentration de globules blancs (par la rougeur) et contribue à provoquer une défense immunitaire face à des attaques microbiennes, pour traiter des cellules cancéreuses ou encore pour activer et équilibrer l’énergie vitale du sang et du Qi.

La base de la moxibustion en Médecine chinoise



Le corps humain pour pouvoir vivre et garder une bonne santé doit avoir un équilibre d’énergie vitale de tous ses systèmes fonctionnels.

Le Qi, énergie vitale en médecine traditionnelle chinoise circule par des canaux internes : les méridiens.

Ces derniers ont la tâche de conduire cette énergie vers les différents organes et tissus.

Le Qi peut être influencé par des stimulations externes aux différents points d’acupuncture placés sur tous le corps et définis par une grande cartographie en médecine chinoise.

La maladie ou les troubles surviennent lorsque cette énergie est bloquée, mais elle peut-être stimulée par des actions différentes, aiguilles, moxibustion d’armoise, acupression par le toucher. Le moxa va repousser le froid et libérer l’humidité contenue dans les méridiens du corps malade pour mieux irriguer les tissus, les organes ou viscères et renforcer tout le système immunitaire.
Le massage, ou la massothérapie, est l'application d'un ensemble de techniques manuelles qui visent le mieux-être des personnes grâce à l'exécution de mouvements des mains sur les différents tissus vivants. Cette thérapie agit entre autres sur la peau, les muscles, les tendons et les ligaments (ces tissus sont appelés communément tissus mous) et vise à améliorer lasanté (tant le bien-être physique que psychique). Le terme massage ou massothérapie englobe un ensemble de techniques qui, malgré leurs différences philosophiques et d'applications, partagent un certain nombre de principes et de méthodes ayant pour objectif de favoriser la détente (musculaire et nerveuse), la circulation sanguine et lymphatique, l'assimilation et la digestion des aliments, l'élimination des toxines, le fonctionnement des organes vitaux et l'éveil psycho-corporel.
Le massage provoque entre autres un échauffement du muscle et une activation de la circulation sanguine. Il peut être utilisé pour favoriser l'élimination de l'acide lactique produit par la fermentation anaérobie au cours des efforts prolongés (sport, travail). Il peut stimuler la lymphe, et donc favoriser un meilleur système immunitaire.
Le massage prend plusieurs formes et se divise en familles : corporelles avec huiles (ex. : thaïlandais, suédois, californien, Esalen), corporelles sans huiles (ex. : kinésithérapie) et énergétiques (ex. : Amma et polarité). La massothérapie peut apporter un réel bien-être à toute personne. Il est généralement pratiqué sur une personne allongée sur une table ou au sol, mais certaines techniques se pratiquent en position assise. Le massage traditionnel du nourrisson, en Afrique notamment, lui fait prendre de nombreuses positions1. À partir des années 1970 et surtout après mai 68, avec la reconnaissance du droit au plaisir et l'évolution des statuts du corps humain, la pratique du massage va enfin être utilisée pour le simple plaisir de chacun. Cette notion de plaisir encore trop sulfureuse pour l'époque, a néanmoins du mal à s'imposer. C'est le concept de "bien-être" qui, propulsé par la mouvance New age des années 1980, va permettre au massage-plaisir et à la massorelaxation de prendre leur place dans nos usages.
La seule formation au massage reconnue en France par un diplôme d'État est celle de masso-kinésithérapie, réalisée au sein d'un institut de formation en massage et kinésithérapie. De nombreux autres organismes de formation proposent des formations en massage et toucher de bien-être, encadrés ou non par des fédérations de massages bien-être ; mais leur certificat de formation n'est pas reconnu par l'État comme diplôme, et ne donne en aucun cas le droit de pratiquer un massage de manière thérapeutique, ce droit étant exclusivement réservé aux masseurs-kinésithérapeutes. Dans les faits, de nombreux instituts proposent des massages. Cette activité est tolérée, mais reste illégale.

Types[modifier | modifier le code]

Une multitude de pratiques se sont développées en Occident. On peut les classifier en trois grands groupes :
  1. les traditionalistes issus des pratiques traditionnelles antiques avec l'application des préceptes culturels spécifiques de chacun ;
  2. les approches du New Age et leurs conceptions psycho-énergétiques du corps humain empreintes ou non de psychologie jungienne ;
  3. les approches rationnelles et mécanistes du corps humain qui donnent la massokinésithérapie (thérapeutique) et la massorelaxation (relaxation manuelle pour le plaisir des tactophiles)[réf. nécessaire].

Drainage lymphatique manuel[modifier | modifier le code]

Ce type de massage aide à stimuler la lymphe et est pratiqué par un masseur-kinésithérapeute. Il est constitué de deux principales étapes : la première qui vise à « pomper » les zones richement vascularisées où sont situés de réseaux lymphatiques (ex. : creux poplité, creux de l'aisselle, trigone fémoral) puis la deuxième étape vise à chasser la lymphe par des manœuvres de pressions telles que le tampon-buvard (de la paume aux doigts) ou le déroulement des mains (de l'auriculaire au pouce), pratiqué du distal vers le proximal.
Comme elle circule juste sous la peau, à 80 % en superficie, et que ces vaisseaux sont très fragiles, les gestes seront extrêmement délicats. Ici, les doigts du praticien effectuent des mouvements de vagues afin de favoriser la contraction harmonieuse des unités musculaires situées dans les voies lymphatiques (les lymphangions ou " petits cœurs " des vaisseaux lymphatiques). Pour ce faire, il est nécessaire d'apprendre avec précision la situation des groupes ganglionnaires, le trajet qui suit le flux lymphatique, et bien ressentir le rythme et la pression à utiliser sur chaque zone du corps. Contrairement aux autres techniques de drainage, les mains restent en permanence en contact avec les tissus car les séances sont aussi des instants privilégiés pour accompagner le patient, être à l'écoute des ses rythmes organiques et énergétiques.
Utile pour toute personne fatiguée qui a besoin de stimuler son système immunitaire; utile aussi pour les personnes présentant des œdèmes lymphatiques, veineux dans une moindre mesure (mais la manipulation est légèrement différente : pas de pompage et le déplacement est lent et suit le réseau veineux) ou des personnes ayant les « jambes lourdes ».

Spécial neuf mois pour femme enceinte[modifier | modifier le code]

Séquence de massorelaxation qui se pratique en position latérale de sécurité et permet de soulager les tensions psycho-corporelles d'une grossessenormale[réf. souhaitée].

Massage anma[modifier | modifier le code]

L'objectif est de contribuer au bien-être de l'individu en éliminant les tensions qui s'installent dans le corps à la suite de mauvaises habitudes posturales ou à un état de stress permanent. L'efficacité du praticien réside dans sa capacité à être à l'écoute de son patient. Ses doigts soulagent les points de tension par des percussions, des pétrissages, des frictions... La technique à employer est dictée par les réactions du patient. Le type de massage est appelé anma par les Japonais.

Massage amma sur chaise[modifier | modifier le code]


Massage amma.
Le massage amma sur chaise, ce massage vise à amoindrir sinon faire disparaître le stress accumulé en période de travail. Le massage sur chaise fut originellement développé par David Palmer, un Américain qui désirait un moyen facile de masser ses clients chez Apple, Inc. Il fut le premier à concevoir en 1983 un kata (enchaînement précis et codifié de manœuvres) efficace et puissant pour détendre le dos, les épaules, les bras, les mains, la tête et la nuque en 15 minutes. Le amma assis est donné à travers des vêtements, le receveur étant assis sur une chaise ergonomique.
Pratiqué en séances de quinze minutes, ce qui le rend accessible dans les entreprises, les cafés, ou les emplacements publics, le amma assis parfois aussi appelé « acupuncture sans aiguilles », parcourt l'ensemble des méridiens (canaux d'énergie) sur plus de 140 points spécifiques par différentes techniques de la main et du coude : balayages énergétiques, étirements, pressions et percussions. Les récepteurs sur la peau sont reliés à des nerfs qui vont directement vers l’hypothalamus, structure située dans le cerveau. Ce dernier grâce au massage va déclencher la production d’hormones du plaisir, comme l’ocytocine2.

Massage abdominal[modifier | modifier le code]

Le massage abdominal a pour but de détendre en massant l'abdomen, et surtout les intestins. Il s'agit de dégazer le tube digestif. Les douleurs abdominales et le stress voient ainsi disparaître une de leurs causes principales.

Massage aux pierres ou aux galets chauds[modifier | modifier le code]

La chaleur des pierres de basalte ou des galets permet d'offrir un contraste thermique sur le corps. Les pierres sont parfois enduites d’une huile de massage afin de favoriser la fluidité du geste et réduire le frottement. Les galets et pierres polies offrent plus de chaleur que ne peut le faire la main et contribuent ainsi à lavasodilatation les tissus. La température idéale[réf. souhaitée] est de 49 °C. Cette température ne devrait pas être dépassée car le client pourrait ne pas supporter. La chaleur permet effectivement de détendre les muscles et les tensions naturelles du corps. Les chorégraphies de gestes peuvent varier d'un massage à un autre selon les cultures et la dextérité des praticiens.

Massage balinais[modifier | modifier le code]

Le massage balinais encore appelé « Pijat Bali » ou « Pijat » bénéficie de l'influence des différentes cultures présentes en Indonésie. Il résulte ainsi d'un mélange de techniques chinoises, indiennes, indonésiennes, et ayurvédiques. Il s'effectue en deux parties: l'une sans huile visant à détendre les tensions du corps (pressions appuyées, étirements, frictions), et l'autre avec huile constituant à proprement parler la partie « massage ». Il a pour but de travailler sur des points d'énergie afin de détendre les tensions musculaires, faire circuler le sang, drainer le corps et relaxer l'esprit. Massage très complet du corps entier, très efficace sur le dos, la nuque et les épaules, il n'existe pas qu'un seul massage balinais mais bien plusieurs comme toutes les techniques résultantes d'une tradition familiale et ancestrale orale, différent selon les praticiens, les villages, les familles.

Massage cachemirien[modifier | modifier le code]

Massage dans la tradition shivaïte du Cachemire, encore appelé « massage kashmiri ». Techniquement, le massage est fondé sur la connaissance yogique du corps et l'expérience subtile des 108 marmas ou points énergétiques, semblables aux points d’acuponcture, et qui sont reliés par les mouvements du masseur. Lesmarmas sont des points énergétiques ou points clés, véritables ponts entre le corps et la conscience. Ils sont très palpables avec les mains. « Marma », mot sanscrit qui signifie « secret », « caché », est un lieu de jonction ou de rencontre des cinq principes organiques : ligaments, vaisseaux, muscles, os et articulations. Ces points sont les sièges de l'énergie vitale ou prana.
Le massage demande avant tout une présence. Pendant deux heures, dans une absence totale de distraction, d’intention, en faisant des mouvements continus et extrêmement lents, le masseur va couvrir la totalité du corps du massé. L’utilisation d’huile chaude de sésame est recommandée. Le masseur est assis en tailleur (jambes croisées), le massé est dans l’axe, ses jambes passent de part et d’autre du buste du masseur qui peut ainsi accéder à toutes les parties du corps sans se déplacer et sans perdre le contact. On commence par masser l'avant du corps, puis les deux côtés successivement avant de masser le dos. Le masseur par une technique simple fait basculer le corps du patient d’une position à l’autre. Le massage cachemirien vise à l’harmonie émotionnelle, corporelle et mentale.

Massage californien et massage Esalen[modifier | modifier le code]

Développé à Esalen en Californie dans les années 1960, le massage californien fait partie de la famille des massages psycho-corporels permettant un travail pouvant être une clé pour un travail sur soi, en parallèle, par exemple, avec un psychothérapeute. Il se reçoit nu, et se caractérise par de longs mouvements sensuels (dans le sens de sentir et ressentir, et non sexuel), doux et harmonieux, en lenteur, avec des pauses, permettant ainsi au receveur d'apprivoiser ce qu'il ressent, enveloppant, favorisant ainsi le plaisir et le bien-être. On masse tout le corps avec une huile de massage.

Massage coréen[modifier | modifier le code]

La relaxation coréenne n'est pas un massage en soi bien que si l'on considère le massage comme pratique manuelle, le relaxation en est une à part entière. La particularité de la relaxation coréenne est de n'utiliser quasi-essentiellement qu'un type de manœuvre appelée « vibration ». Le procédé se déroule en deux phases : l'une active où la personne est « secouée », l'autre passive où la personne « intègre » les sensations sans qu'il n'y ait aucun contact extérieur. Comme toujours dans les massages, le moment le plus important est celui de l'intégration. En fait de vibration, le but de la relaxation coréenne est de produire une ondulation "naturelle" du corps de la personne massée et de conserver cette ondulation assez longtemps pour que le cerveau en crée une persistance. C'est ainsi que durant la phase passive, la personne massée ressent fortement une « ondulation » provenant de son cerveau : c'est une phase exaltante et très relaxante.
Imaginons[Qui ?] que l'on fasse une coréenne du bras (sur un seul mouvement de coréen pour simplifier). La personne est impérativement allongée au sol sans oreiller et sans entrave. Il s'agit alors d'attraper le bras fermement sans le serrer de trop, de l'étirer quelque peu sans pour autant tirer la personne sur le sol en la faisant ni glisser ni se tordre, et enfin, tout en conservant ce petit étirement qui décoapte toutes les articulations du bras jusqu'à l'épaule elle-même, de secouer le bras de haut en bas d'une amplitude relativement faible et à une vitesse moyenne durant au moins 1 minute 30 secondes. C'est la phase active. S'ensuit la phase passive où l'on arrête quasi-brusquement la vibration coréenne du bras, où on étire ce dernier durant une petite seconde de manière un peu plus accentuée tout en l'élevant à une hauteur d'environ 15 centimètres du sol. Puis on lâche le bras pour qu'il percute le sol. Tout au long de la vibration coréenne, le bras est soulevé du sol de la hauteur correspondant au travail recherché. Ces deux étapes constituent un cycle de coréen sur un seul mouvement de coréen. Le plus souvent, au moins trois cycles identiques sont nécessaires pour qu'un mouvement coréen soit réellement très agissant.
La grande beauté de la relaxation coréenne vient de ce que ce massage est très profond tout en étant totalement indolore (hormis les douleurs déjà existantes). De plus, à l'instar du massage californien, la relaxation coréen fait fi des limitations usuelles que nous définissons dans nos termes d'anatomie : la coréenne du bras masse tout le bras, l'avant-bras, l'articulation du coude, l'articulation de l'épaule, l'épaule et toute la ceinture scapulaire, le thorax, la nuque, la tête, le ventre, le dos, les fesses, le bassin, les jambes... la qualité de la vibration est en relation directe avec la propagation de l'onde résultante : le corps entier ondule. Là aussi réside la grande difficulté de la relaxation coréenne : elle n'est réussie que lorsque l'ondulation, produite sur le corps par la vibration provenant du bras (par exemple), se propage au corps entier. C'est en quelque sorte le principe du balancier : la fréquence requise pour cela dépend des longueurs et des masses de chaque partie du corps de la personne qui reçoit la vibration.
Trop rapide, la vibration va fournir trop peu d'énergie et cette dernière va se concentrer sur les tissus les plus proches de la source de la vibration : dans le cas de la coréenne du bras, le coude va finir par être en souffrance. Et de plus, l'ondulation ne se propagera pas au corps entier. Trop lente, la vibration va indubitablement produire des à-coups et ainsi léser les tissus proches et/ou distants tout en causant un stress mental important dû aux chocs induits par les à-coups. D'autres effets sont loin d'être négligeables dont le fait que la vibration ne produit alors aucune ondulation du corps. La beauté de la chose vient de ce que l'ondulation est facilement obtenue lorsque le praticien lui-même est à l'écoute du corps de la personne qu'il masse ainsi que de son propre corps. Pour lui, ce n'est plus une ondulation coréenne du corps de la personne qu'il masse qu'il doit obtenir mais c'est une ondulation de l'unité formé de leurs deux corps.

Massage-danse interactif[modifier | modifier le code]

  • Massage parce qu'il s'agit de contact avec le corps de l'autre, par effleurements, appuis plus ou moins profonds, palpés-roulés… et surtout accompagnement des gestes du partenaire spontanément déclenchés par la musique. Toutes les variations sont imaginables : couché ou debout, avec ou sans huiles, nu ou habillé…
  • Danse parce que l'aspect esthétique reste présent dans l'harmonie des gestes et le plaisir du mouvement. Comme dans toute danse, il est possible d'expérimenter par 2, 3 ou plus, en changeant de partenaire ou pas…
  • Interactif parce que les partenaires jouent simultanément les rôles de masseur et de massé, exprimant chacun leurs besoins et répondant en même temps à ceux de l'autre

Massage hawaïen[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lomilomi.
Le massage hawaïen vient des îles Hawaï en Polynésie. Cela peut être un massage de détente et de bien-être qui se fait directement sur la peau à l'aide d'une grande quantité d'huile de massage chaude. On masse tout le corps pour permettre à l’énergie de retrouver son « équilibre ».
Cela peut aussi être un massage thérapeutique. Le massage hawaïen est en effet fait pour préparer le corps aux autres traitements traditionnels de santé hawaïenslomi-lomi qui sont :
  • herbes médicinales, diète, jeûne, exercices ;
  • bains de vapeur, diagnostic par palpation, ostéopathie ;
  • manipulations chiropractiques, reboutement des os, replacement des fractures ;
  • purification par l'ingestion d'eau salée ;
  • lavements, bains de mer, héliothérapie, thermothérapie ;
  • soins par la parole, pensée positive, prière, ho'oponopono — système traditionnel pour restaurer l'harmonie entre le patient et sa famille, ses relations, la nature, Dieu, pour résoudre les problèmes qui auraient pu causer la maladie — conseils.
Il existe un massage hawaïen prénatal, un massage durant l'accouchement, un massage postnatal, un massage pour le nouveau-né, un massage pour les enfants, etc. Le massage hawaïen était pratiqué initialement par les guérisseurs hawaïens. Le terme « Lomi Lomi » signifie « presser, malaxer, hacher ». Le massage hawaïen ou lomi-lomi ressemble beaucoup au massage californien de par les techniques employées ainsi que de par l'aspect spirituel, mise à part l'invocation-prière qui est faite avant le massage et la musique hawaïenne qui peut être diffusée pendant le massage.

Massage suédois[modifier | modifier le code]

Le massage suédois allie fermeté et douceur, selon les besoins. Il s'exécute autant sur les attaches musculaires, que sur les tendons et les muscles. Il a pour but de procurer une grande détente musculaire et de favoriser ainsi l'augmentation de l'amplitude de mouvement. Le massage suédois dit aussi « massage classique » est employé à des fins thérapeutiques en Allemagne par les « masseurs, maître de bains médicaux ». Cette méthode est acquise au cours de 2 1/2 années d'études médicales, l'étude du massage prenant à elle seule plus de 300 heures3. Il provoque une circulation sanguine accrue dans le tissu musculaire, détend les tensions musculaires, permet de retrouver l'élasticité musculaire et tendineuse et produit de ce fait des bienfaits évidents. Cette technique utilise l'effleurage, le pétrissage, la friction, ainsi que des percussions à des endroits ciblés. Ce massage est le plus répandu à travers les salons de massage internationaux et est surtout reconnu pour ses effets anti-stress.

Holomassage[modifier | modifier le code]

Une nouvelle forme de technique de soin par le toucher a vu le jour depuis quelques années, par un thérapeute ayant synthétisé plusieurs méthodes orientales comme le massage bhoutanais, relaxations coréenne et thaïlandaise, réflexologie et Shiatsu, pour les mettre dans une forme plus adaptée à la culture occidentale. Il agit sur la globalité de l’être dans ses dimensions physique, psychique, physiologique, et énergétique d'où son nom « holomassage » (Holos signifiant « Global » en grec). Les holomassages se pratiquent au sol avec des phases « sèches » (sans huile) et d’autres aux huiles essentielles pures et biologiques. Il induit des effets drainants comme l'élimination des toxines, une oxygénation, une bonne polarisation des cellules, une harmonisation énergétique, une diminution du stress et des tensions (d’où un meilleur métabolisme) ;et enfin une meilleure perception du schéma corporel, une aide précieuse à la restructuration de l’être, « réparation » des blessures du passé (traumatismes psychologiques ou physiques, agressions, viols, etc.) qui sont des freins à l’épanouissement.
Recevoir un holomassage est une démarche active pour laquelle les effets sont d’autant plus bénéfiques que le sujet s'implique dans l'« échange ». Il s'agit d'une méthode non directive où l’expert n’est pas le thérapeute mais la personne elle-même, dans le respect des limites et des libertés de chacun.

Massage suédois cinétique MD[modifier | modifier le code]

Le massage suédois cinétique (du grec, kinétikos qui signifie « mouvement ») est inspiré des mouvements du massage suédois traditionnel (effleurage, pétrissage, foulage, drainage, percussions). Les manœuvres de ce type de massage s'effectuent systématiquement d'un point d'insertion à un point d’origine musculaire, apportant ainsi une détente maximale du muscle. Cette technique a été mise au point par les fondateurs de l'institut de formation en massothérapie Kiné-Concept, en 1988.

Massage sportif[modifier | modifier le code]

Il aide les athlètes à s'entraîner et à améliorer leurs performances en prévenant la douleur et les risques de blessures. Les massothérapeutes allient différentes manipulations classiques du massage suédois à la compression, l'acupression, la friction transversale des fibres, la mobilisation articulaire, l'hydrothérapie et la cryothérapie (massage utilisant un froid intense) pour répondre aux besoins des athlètes de haut niveau et des passionnés du conditionnement physique.

Massage Rx[modifier | modifier le code]

« Massage Rx » est une appellation générique, puisqu'elle regroupe des types de massages très différents en fonction des parties qu'ils concernent. Le drainage lymphatique manuel est ainsi une technique qui vise à améliorer l'état de santé général du patient. La lymphe est un liquide dans lequel baignent les organes, et dont les lymphocytes jouent un rôle très important au sein du système immunitaire puisque ce sont eux qui se mobilisent pour lutter contre les infections. C'est également elle qui charrie les déchets. En stimulant la circulation de la lymphe à travers le corps, le drainage lymphatique lui permet donc d'éliminer plus rapidement ces déchets, d'évacuer les toxines et de lutter contre les virus et les bactéries. La thérapie neuro-musculaire vise à traiter les muscles victimes d'un trop-plein de tension engendrant une douleur qui peut s'avérer intense. Le massage Rx est un massage médical. Il est utilisé pour traiter de véritables problèmes de santé, et ne peut donc être correctement réalisé que par un professionnel.

Massage Points Déclencheurs[modifier | modifier le code]

Les « points déclencheurs » (en anglais : Trigger Points) sont des points de tension à l’intérieur de tissu musculaire au niveau du sarcomère, qui se forment pour différentes raisons : effet secondaire de certains médicaments, accident, mauvaise posture, mouvements répétitifs ou stress. Ces points sensibles à la palpation peuvent entraîner la contracture du muscle tout entier et cela provoque de fortes douleurs. Les douleurs sont situées souvent à une certaine distance du point gâchette. Pour éliminer les points déclencheurs, on exerce une pression assez forte sur ces zones. Cette méthode est très efficace et peut aider à éliminer les douleurs articulaires, les tensions et les douleurs musculaires, et améliorer la capacité des mouvements. Les points déclencheurs furent un critère pour diagnostiquer la fibromyalgie après avoir vérifié et éliminé d’autres possibilités de maladies. En France la thérapie des points déclencheurs n’est, à ce jour pas remboursée par les caisses d’assurance maladie.

Massage chinois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : An Mo / Tui Na.
Le massage chinois est pratiqué en Chine depuis plus de 4 000 ans. Il est toujours pratiqué et enseigné dans les hôpitaux et universités de Chine. Il fait partie de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) ; il est mal connu en Occident. Plus communément appelé An Mo / Tui Na ce massage dit « énergétique » rend possible une libre circulation de l'énergie vitale, le qi, dans tout le corps donnant santé et bien-être à celui qui le reçoit tout comme à celui qui le prodigue. Bien que plus ancien,un développement et une recherche d'approfondissement de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) se sont développées[réf. souhaitée] sous le règne de l'empereur Qin Shi Huangdi (259 à 210 avant Jésus Christ), c'est pourquoi les Occidentaux l'appellent également « massage taoïste ».

Massage traditionnel thaïlandais, Nuad Bo'rarn[modifier | modifier le code]

Cet art du toucher s'effectue sur un matelas à même le sol, et vêtu d'habits amples et confortables. Le praticien fait passer le client d'une posture de yoga à une autre, incorporant dans la pratique une combinaison traditionnelle de massage, d'acupression, de travail sur les canaux énergétiques (sen), et de doux étirements passifs. Il est d'ailleurs souvent courant d'entendre dire en Thaïlande que le Nuad Borarn est le yoga pour les paresseux.
La base thérapeutique du Thaï Yoga Massage prend racine dans la médecine traditionnelle de l’ayurvéda. Le mot ayurvéda provient de deux mots sanskrits : ayur (vie) et veda (connaissance). Ainsi, la science ayurvédique peut être considérée comme un guide au maintien adéquat de la vie. Selon les principes de l’ayurvéda, chaque individu est constitué d’un ou d’une combinaison de n’importe quel des trois doshas (types de corps) : vata (air-espace), pitta (feu-eau) et/ou kapha (terre-eau). C’est par la compréhension de ce concept tridoshique que le praticien parvient le mieux à traiter chaque personne selon la constitution qui lui est propre. Un des aspects de la méthode Lotus Palm est de reconnecter chaque posture du Thaï Yoga Massage avec sa constitution tridoshique. Par exemple, le rythme et l’intensité de chaque posture sont guidés par les principes ayurvédiques de constitution : lent et doux pour vata, non-vigoureux et relaxant pour pitta, et énergisant pour kapha. Chaque posture de yoga dans laquelle est placée le client active un ou plusieurs des doshas. L’énergie du client peut être équilibrée en appliquant des postures de nature opposée qui renforceront son/ses dosha(s) plus faibles ; par exemple, pour une personne vata qui de nature est plutôt nerveuse et très active, le praticien fera pratiquer des postures plus lentes et relaxantes. Les origines du Thaï Yoga Massage remontent à plus de 2 500 ans. Il s’agit d’un ancien art thérapeutique qui trouve ses racines dans la médecine ayurvédique indienne. Le père fondateur du thaï massage, Jivaka Kumarbhaccha, était un yogi et médecin renommé dans la tradition de la médecine ayurvédique et qui traita, parmi d’autres, le Bouddha. Après la mort du Bouddha, les moines bouddhistes qui voyagèrent tôt en Asie du Sud-Est étaient accompagnés par des médecins ayurvédiques. Ces médecins pratiquèrent un art thérapeutique qui plus tard se développera en massage traditionnel thaïlandais. Le massage thaïlandais s’est développé sur des millénaires à proximité des temples bouddhistes. Cela donna naissance à une technique permettant aux gens engagés sur la voie spirituelle de partager les bienfaits de la méditation et de la compassion à travers le massage. C’est un art thérapeutique respecté qui est aujourd’hui pratiqué dans les temples et hôpitaux de Thaïlande.

Relâchement myofascial (MFR)[modifier | modifier le code]

Myo signifie muscle alors que le fascia est le tissu conjonctif flexible qui entoure les muscles ainsi que d'autres parties du corps. Au cours d'un relâchement myofascial, le massothérapeute localise des adhérences et applique une douce pression glissée pour étirer les tissus dans le sens de l'adhérence. L'étirement et la chaleur que communiquent les mains du praticien contribuent à assouplir la consistance des tissus fasciaux.

Traitement neuro-musculaire (NMT)[modifier | modifier le code]

Les trigger points sont des variétés de massage neuromusculaire, qui appliquent une pression concentrée sur des points de déclenchement de douleur et étirements passifs des muscles spécifiques.

Watsu[modifier | modifier le code]

Le Watsu (en) (ou WATer shiatSU) est une forme de travail corporel dérivée du Shiatsu Masunaga (Zen Shiatsu), pratiquée sur une personne flottant à la surface d'un bassin d'eau peu profonde et chauffée à 35 °C. Le support de l'eau soulage le corps de la gravité et permet une mobilisation et des manœuvres en trois dimensions impossibles à réaliser sur la terre ferme. La chaleur enveloppe tout le corps et favorise une relaxation musculaire et une détente profonde.




Plus qu'un moment de détente, le massage contribue à réduire le stress, à prévenir la maladie et à améliorer l'état de sa santé. Le massage a de nombreux effets positifs :
Sur la structure et la posture du corps :
  • soulage le mal de dos,
  • rend les muscles plus souples et plus élastiques,
  • aide au relâchement des tensions,
  • améliore la mobilité articulaire,
  • favorise une plus grande amplitude des mouvements.
Sur le fonctionnement de tout l'organisme :
  • apaise et calme,
  • soulage la douleur,
  • améliore le sommeil,
  • augmente la capacité respiratoire,
  • améliore la digestion et réduit la constipation,
  • améliore la circulation sanguine et lymphatique,
  • améliore la santé de la peau.
Sur les plans sensoriel et psychomoteur :
  • augmente la conscience de son corps,
  • éveille le sens du toucher et aiguise les perceptions,
  • favorise une plus grande circulation de l'énergie.
Sur les plans psychologique et émotionnel :
  • accroît la conscience de ses émotions,
  • augmente l'estime de soi et la valorisation personnelle,
  • contribue à l'ouverture d'esprit et à la résistance au stress.

Massage bien-être[modifier | modifier le code]

Praticien en massage bien-être et massage bien-être. Un praticien en massage bien-être est un professionnel du massage réalisant des massages de détente, non thérapeutiques.
En général, les praticiens en massage bien-être ont suivi une formation au massage type bien-être dans un institut, une école de massage ou par le biais d'un référent de type maître de stage.
Les praticiens en massage bien-être exercent en cabinet libéral ou en institut de type spa. Ils exercent ainsi en tant que profession liberale non réglementée ou en tant que salarié.
Le développement du métier de praticien en massage bien-être a longtemps été combattu par les masseurs-kinésithérapeutes, qui prétendaient au monopole du terme massage. La jurisprudence récente a permis de clarifier cette discussion sémantique, en différenciant les massages thérapeutiques (réservés aux masseurs-kinésithérapeutes) et les massages de bien-être, dont l'exercice est libre. Afin d'éviter toute ambiguité sur le champ d'action de son activité, le praticien en massage bien-être indique souvent que les massages proposés n'ont pas un but thérapeutique. Il est à noter que les esthéticiennes qui ont le monopole du terme modelage (modelage = terme désignant le fait de faire des massages sans employer le terme massage qui avant été réservé au seul kinésithérapeute) peuvent également employer le terme massage dorénavant (depuis les différentes jurisprudences) pour réaliser des massages bien-être.
À la suite des clarifications jurisprudentielles, le nombre d'organismes de formation proposant des formations en massage bien-être a fortement augmenté. Cette augmentation a généré un accroissement sensible du nombre de praticiens en massage bien-être, ainsi que de la qualité de leur formation.
Il n'y a pas d'Ordre pour le massage bien-être, mais différentes fédérations ont été créées pour défendre les intérêts de la profession, notamment la FFMTR (Fédération Française du Massage Traditionnel de Relaxation)14 et la FFMBE (Fédération Française du Massage Bien-Etre)15
















Les sangsues, annélides hermaphrodites et hématophages, notamment l'Hirudo medicinalis, proviennent de l'élevage en eau douce, l'hirudiniculture. Leur triple mâchoire et les 300 dents acérées dans la ventouse musculaire antérieure, permettent de s'accrocher avec aisance aux tissus ; la libération de leur salive contenant un arsenal enzymatique, tel que l'hyaluronidase, la collagénase et des inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire et de la coagulation - l'hirudine, permet l'aspiration sanguine ; une fois repue (jusqu'à 15 g de sang), la sangsue relâche sa proie. Utilisées depuis la 18ème Dynastie Egyptienne, les sangsues connaissent leur heure de gloire dans la première moitié du XIXème siècle grâce au médecin français, François Joseph Victor Broussais, que ses adversaires surnommèrent le " vampire de la médecine ", pour le traitement de conditions diverses telles que saignées, laryngites, problèmes ophtalmiques, obésité, troubles cérébraux, entre autres. La pénurie, surtout l'avènement de l'asepsie, amenèrent le déclin de l'utilisation des sangsues vivantes, au profit de l'extrait de sangsues, l'hirudine en 1884. De nos jours, les sangsues vivantes gardent une indication en microchirurgie pour le rétablissement de la circulation veineuse au cours d'une transplantation digitale ou de lambeau cutané. L'hirudine, quant à elle, est synthétisée par génie génétique et ainsi plusieurs molécules recombinantes ont vu le jour, notamment la lépirudine et la désirudine, comme anticoagulants.

Association des médecins anciens étudiants de l'Université libre de Bruxelles, Bruxelles, BELGIQUE  (1945) (Revue)




   Les Hirudinées (sangsues) sont des animaux de 1cm à 10 cm pour les plus grandes espèces. Aquatiques ou terrestres et fréquemment ectoparasites des Vertébrés. En adaptation à leur mode de nutrition particulier qui consiste à sucer le sang d’un animal, les sangsues ont développé des structures uniques. Des ventouses ventrales (antérieure et postérieure) pour se cramponner à leurs hôtes ainsi que des diverticules ou jabot pour le stockage du sang. Environ 650 espèces connues dont seules 300 sont considérées comme parasite temporaire du règne animal.

Elles sont abondantes dans les eaux calmes peu profondes et chaudes ou le fond est encombré de débris végétaux. Mais se font beaucoup plus rares dans les eaux acides propres et froides comme les torrents de haute montagne.

Les Hirudinées diffèrent des autres Annélides par :

  • L’absence de parapodes et de soies.
  • Un nombre fixe de segments avec une annulation externe secondaire.
  • Des ventouses ventrales aux deux extrémités du corps.
  • Un coelome réduit rempli pour la plupart de mésenchyme.
      Classification :
Règne :
animalia
Embranchement :
Annelida
Classe :
Clitellata
Sous-classe :
HirudineaLamarck, 1818

Video au microscope numérique, agrandissement 40x:



   Le corps vermiforme sub-cylindrique est aplati ventralement. Souvent de couleur grisâtre à noir suivant l’âge et/ou l’espèce. La morphologie extérieure peu aussi varier suivant la quantité de sang accumulée dans le tube digestif.
Les hirudinae ont 33 segments non clairement définis en raison d’absence de soies et de parapodes. La distinction des segments est essentiellement basée sur la distribution des paires de ganglions de la chaîne ventrale.
Les ventouses sont dissemblables. L’antérieure qui entoure la bouche étant généralement plus petite que la ventouse postérieure.
      Le corps est communément divisé en 5 régions :
  • la région céphalique de 4 segments portant la ventouse orale, la bouche, les yeux et les mâchoires.
  • le préclitellum de 4 segments
  • le clitellum de 3 segments (en général ce sont les segments 9,10,11)
  • la région moyenne de 15 segments
  • la région terminale de 7 segments, modifiée pour former la ventouse postérieure




   Chez les sangsues la paroi du corps est composée d’une couche de cellules épidermiques et glandulaires, un derme conjonctif vascularisé, une musculature circulaire et longitudinale.

   Le coelome est réduit et consiste en quelques espaces ou sinus reliés par des capillaires et formant une sorte de système lymphatique.

   Le tissu conjonctif qui remplit le coelome comporte parfois des cellules jaunes semblables aux cellules chloragogènes du ver de terre.

   Le système circulatoire est soit en forme de vaisseaux sanguins, soit en sinus coelomiques modifiés en canaux pour faire circuler le sang.

   La respiration est essentiellement cutanée. Cependant quelques sangsues possèdent des branchies ou des vésicules pouvant servir aux échanges gazeux.

   Le tube digestif est complet et diverticulé pour le stockage du sang. La bouche d'otée de mâchoires pour percer la peau de l’hôte est localisée à l’intérieur de la ventouse antérieure. Les sangsues produisent une sécrétion anticoagulante qui provient de leurs glandes salivaires et qui maintient la fluidité du sang de l’hôte.

   Le système excréteur consiste en métanéphridies métamérisées.

   Le système nerveux suit le plan général des Annélides comme le lombric avec des ganglions cérébroïdes et des ganglions ventraux en chaîne.



       Locomotion et mouvements.
   Les sangsues peuvent nager/se déplacer par ondulation de leur corps ou se promener à la manière des chenilles. C’est-à-dire en plaçant la partie postérieure de leur corps contre la partie avant en formant une sorte de boucle (en forme de Omega).


       Nutrition.

   Certaines espèces sont des parasites qui sucent le sang des poissons et gros invertébrés. D'autres espèces sont des charognards se nourrissant de cadavres.

   Dans le cas où une sangsue se fixe au corps d'un poisson pour se nourrir en suçant son sang, la sangsue est appelée parasite du poisson car elle tire sa subsistance mais sans le faire mourir. Dans cette relation on dit que le poisson est l'hôte et la sangsue le parasite. La sangsue en se nourrissant peut prendre de 20 à 50 fois leur volume.
       reproduction.
   Les Hirudinées sont des hermaphrodites avec une seule paire d’ovaires et de nombreux testicules. L’appareil mâle est généralement muni d’un pénis. Si celui-ci manque se sont des spermatophores qui seront déposés contre la paroi de l’autre individu ; le sperme migre à travers la paroi du corps pour aller féconder les œufs dans les ovisacs qui contiennent les ovaires. Un cocon est sécrété pour recueillir les œufs. Les cocons sont ensuite déposés sur le sol humide ou sur des végétaux. Les oeufs sont ovales et foncés, ils mettent entre 13 à 80 jours pour éclore suivant la température de l’eau.


   En écologie les hirudinae sont des ectoparasites dont voici la définition :

Le parasitisme (du grec para : a coté et sitos : blés/pain) est une relation biologique symbiotique dont un des protagonistes (le parasite) tire profit (en se nourrissant, en s'abritant ou en se reproduisant) aux dépend d'un ou plusieurs spécimens d'une espèce tiers. Les organismes qui ne sont pas parasites sont qualifiés de « libres ».
Ectoparasite : le parasite est présent à l'extérieur de son hôte (parties externes comme la peau ou cavités buccales ou branchiales).


   Parmi les 650 espèces de sangsues existantes, la sangsue médicinale (Hirudo medicinalis ou Hirudo verbena) est une véritable alliée pour la santé humaine. Les propriétés anticoagulantes, anti-inflammatoires, vasodilatatrices et anesthésiques de sa salive sont utilisées dans différents domaines de la médecine. Par exemple, pour résorber un oedème ou pour stimuler la circulation sanguine. En effet, lorsqu’une cicatrice se forme il arrive que des vaisseaux sanguins se bloquent. En se frayant un passage sous la peau la sangsue libère des anticoagulants en grande quantité. Grâce à leur sécrétion anticoagulante, elle empêche la formation de caillots sanguins. La sangsue est utilisée en médecine pour réduire les hématomes et la molécule contenue dans sa "salive" est administrée aux personnes à risques cardio-vasculaires (comme les infarctus).

   Certaines sangsues sont toxique, par conséquent il est déconseillé de jouer à l’apprenti médecin.

   La culture (car il y a des entreprises spécialisées dans ce domaine) de sangsues s’appelle Hirudiniculture. Cela sert à obtenir de l’hirudine (un anticoagulant 10 fois plus puissant que l’héparine) présent dans la salive de ces petites bêtes attachantes...

Que peut-on soigner avec les sangsues ?
La liste des indications est longue mais dans les applications majeures, on peut citer :
  • le traitement des maladies veineuses : varices et thrombose-phlébites superficielles, ulcères de jambe et hémorroïdes
  • le traitement des arthroses et des tendinites (genou, épaule, coude, poignet, doigt, pied, cheville, hanche…)
  • l’hypertension artérielle
  • les migraines et maux de tête
  • les acouphènes
  • les douleurs prémenstruelles
  • les abcès, les furoncles, les panaris, les œdèmes
  • les hématomes récents et anciens, superficiels et profonds
  • les cicatrices douloureuses et inesthétiques
Quelles sont les contre-indications à la pose de sangsues ?
Parmi les contre-indications strictes, il faut noter les troubles de la coagulation du sang (hémophilie, prise d’anticoagulants), les anémies sévères, les ulcères gastro-intestinaux, les immunosuppressions ou encore les allergies sévères. Pour les autres troubles plus légers, il faut prendre le soin d’étudier chaque cas avant de poser des sangsues.

Y a-t-il des complications éventuelles à la pose de sangsues ?
Dans le cadre des utilisations en médecine générale, les infections sont très rares et sont le plus souvent dues au grattage des plaies. Dans de nombreux cas, la zone des morsures rougit et des démangeaisons surviennent. Ces démangeaisons sont le fait d’une réaction allergique locale à l’histamine injectée par la sangsue lors de la morsure.
Si les démangeaisons sont difficiles à supporter, il faut appliquer de la pommade calmante ou un antihistaminique sur la zone concernée. Le fait de se gratter allonge le temps de cicatrisation. De petits hématomes surviennent fréquemment autour des morsures.

Où trouve-t-on des sangsues ? En pharmacie.

En bref
La sangsue est utilisée depuis la plus haute Antiquité à des fins thérapeutiques. Au cours de l’histoire, la sangsue a connu en France des périodes de faveur, en particulier au XIXème siècle, mais aussi des phases d’abandon voire de dénigrement.    
Depuis quelques années, la sangsue connaît un renouveau avec son utilisation pour des soins en chirurgie plastique et traumatologique et un retour à son usage en médecine traditionnelle. En effet, elle réapparait dans les cabinets des médecins généralistes pour la guérison de différentes affections : phlébites, arthrose, intoxications sanguines entre autres.
Cependant, elle a du mal à se faire une place dans le lobbying de l’industrie pharmaceutique et du médicament.
D’ailleurs, en décembre 2004, un député lorrain J-L. MASSON interpelle le ministre de la santé sur le fait que les sangsues, employées depuis quelques années pour divers soins, ne sont plus remboursées.
La réponse du ministre est la suivante : les sangsues étant des « êtres  vivants », elles ne sauraient être considérées comme des « produits » et ne sont par conséquent pas remboursables, sauf à envisager le remboursement d’un acte thérapeutique lié à leur application.
Cela n’empêche que depuis quelques années,l’industrie pharmaceutique et les laboratoires scientifiques se penchent sur les formidables propriétés de soin de la sangsue. Compte tenu de ses qualités en médecine générale, de son rôle inégalable en chirurgie, des propriétés de sa salive et de son système nerveux, la sangsue est un animal bien précieux au milieu des techniques de pointe de la médecine moderne.

De vieilles méthodes qui autrefois était de mise dans les traitements ... Voila qu'aujourd’hui, on redonne les titres de noblesses aux sangsues ... qui pour un moindre coup seraient tout aussi efficaces et peut-être plus que les traitements que nous connaissons aujourd’hui ...

La sangsue, précieux auxiliaire de la chirurgie moderne
La sangsue, précieux auxiliaire de la chirurgie moderne
Une sangsue
Photo: Bernard Brault, La Presse
Agence France-Presse
 
La sangsue évoque un remède de grand-mère. Pourtant ce petit animal qui aime à se gorger de sang est aujourd’hui un auxiliaire précieux dans les hôpitaux pour la chirurgie réparatrice.
«La sangsue, c’est ce qu’il y a de mieux pour revasculariser un greffon afin d’éviter la nécrose», explique Charleric Bornet, pharmacien hospitalier à l’hôpital de la Conception à Marseille (France).
L’animal, qui mesure 5 à 10 cm, aide à lutter contre les caillots et à rétablir la circulation capillaire lors d’une transplantation de doigt ou de lambeau de peau. Sa salive contient des molécules aux multiples propriétés: «anticoagulantes, vasodilatatrices, anesthésiantes, antalgiques», énumère le dr Bornet. La plus connue est l’hirudine (anticoagulant), utilisée comme médicament.
L’application est indolore, la seule difficulté est de bien faire mordre l’animal à l’endroit désiré. Pour la sangsue, à jeun depuis des mois, c’est le dernier repas. Au bout d’une demi-heure elle tombe d’elle-même, rassasiée, après avoir absorbé 15 à 20 millilitres de sang.

«Elle devient comme une petite poire, on la tue alors avec de la Javel» avant de la détruire avec les déchets infectieux, explique le Dr Bornet.
Le nombre de sangsues prescrites individuellement varie. «On est monté jusqu’à vingt sangsues par jour».
Les hôpitaux publics marseillais utilisent chaque année près de 500 sangsues (Hirudo Medicinalis). La plupart des CHU français conservent des stocks. L’utilisation de ce remède naturel et bon marché, favorisée par l’intérêt pour la médecine alternative, se développe depuis une trentaine d’années. En Allemagne, des études ont montré son efficacité en rhumatologie.
La sangsue a été très employée durant des siècles pour toutes sortes d’affections, notamment par millions au XIXe siècle en France sous l’influence du chirurgien François Broussais, avant de tomber en désuétude et de disparaître des pharmacies en 1938. Elle a été remboursée par la Sécurité sociale jusqu’en 1972.
Très sensible à la pollution, ce ver d’eau hermaphrodite doté de trois mâchoires, cinq paires d’yeux et deux ventouses est en voie de disparition en Europe occidentale.
Aujourd’hui, seuls les hôpitaux peuvent la prescrire et quatre éleveurs existent dans le monde: Zaug (Allemagne), Biopharm (Royaume-Uni), Leeches USÀ (États-Unis) et en France Ricarimpex.
La sangsue se vend six euros et arrive à l’hôpital par paquets de cinquante, à jeun depuis trois mois. Toujours affamée en attendant d’aider un patient à guérir, elle reste au réfrigérateur — le froid l’endort — dans des aquariums d’eau minérale soigneusement grillagés pour prévenir toute fuite.
Une fois par semaine, les aquariums sont désinfectés dans le cadre d’un protocole élaboré avec le Clin (Comité de lutte contre les infections nosocomiales) pour limiter les risques d’infection.
La salive des sangsues transporte en effet des bactéries, notamment l’aeromonas. C’est leur principal inconvénient. À l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, le protocole prévoit de placer sous antibiotiques les patients traités aux sangsues.
Ricarimpex élève ses sangsues en Gironde et dans les Landes et les nourrit au sang de canard depuis la crise de la vache folle qui a banni le sang de bœuf.

L’éleveur travaille avec des écoles et universités françaises ainsi que le Centre international de la sangsue médicinale à Moscou sur de nouvelles possibilités d’usage, depuis les maladies cardio-vasculaires jusqu’à l’eczéma ou l’herpès en passant par la maladie d’Alzheimer.











Le jeûne thérapeutique consiste à s'abstenir de nourriture, mais non d'eau, pendant une période plus ou moins longue.
Le jeûne thérapeutique permet à l’organisme d’avoir un repos total du corps grâce à l'arrêt de la stimulation du système digestif ainsi que presque le repos de tous les organes.
Au cours d’un jeûne thérapeutique l’organisme puise dans ses réserves pour subvenir aux besoins des organes vitaux afin de les préserver. Grâce à cela le corps peut se débarrasser de ses toxines et de ses tissus lésés.

Un stress ou un acte physique entraine des micro-lésions dans l'organisme, les os ou les organes. Mais heureusement pour nous tout au long de la vie le corps se régénère continuellement afin d’équilibrer ce phénomène.
Le corps va pendant la période de jeûne thérapeutique se consacrer entièrement à la régénération de son intérieur :
  1. Les plaies cicatrisent plus vite.
  2. L’estomac ou les intestins endommagés se soulagent de leur inconstante activité et se régénèrent ainsi que la flore intestinale.
  3. Le cœur, le foie et les reins se restaurent.
  4. La qualité de la peau s'améliore, devient plus saine, lumineuse, les rides s'estompent.
  5. L'esprit s'éclaircit et les capacités créatives, de mémorisation et de réflexions sont plus intenses.
  6. Le corps se nettoie et lutte contre les dépendances (tabac, café, alcool).
  7. Le sang est nettoyé, régénéré, équilibré, pouvant nourrir et nettoyer l'organisme.
  8. Souvent la vision et l'ouïe s'améliorent.
  9. Les cancers (prolifération de cellules anormales et inutiles au corps), sont souvent enrayés en jeûnant car comme pour les autres tissus inutiles, le corps les a autolysés afin de préserver ses organes vitaux.

Le jeûne thérapeutique n’est  pas dangereux, c'est un phénomène normal que l'on retrouve fréquemment chez les animaux (par exemple en période de rut). Un animal blessé ou malade s’arrête de manger pour permettre au corps de se concentrer sur sa guérison plutôt que sur la digestion et l'élimination (guérison accélérée).
Les cellules brûlent leurs réserves par autolyse donnant ainsi au corps ce dont il a besoin pour vivre, ce qui fait qu'un jeûne intégral ne crée pas de carences mais au contraire il les combles.
       
L'idéal c’est de jeûner jusqu’à brûler l'intégral des réserves de son corps afin de le purifier en profondeur. On profite ainsi réellement des bienfaits du jeûne. Au-delà de l’utilisation de ces réserves cela devient dangereux (quand le corps puise dans les organes vitaux). Veiller à ne pas dépasser cette phase, ce qui est simple car la sensation de faim survient à ce moment-là, signant l'arrêt du jeûne (la langue n'est plus chargée, les urines sont claires...).

 Pour le début essayer le jeûne en commençant par une semaine à 10 jours en ne mangeant rien et ne buvant que 1,5 l à 2 litres d’eau par jour.
Le corps va basculer en autolyse et se régénérer tout seul, les kilos en trop se perdront vite. Les premiers jours sont les plus durs si vous n'avez jamais jeûné. Des effets secondaires impressionnants peuvent survenir signe que le corps se débarrasse de toxines importantes.

La sensation de faim disparaît lors des premiers jours et ne réapparaît que lorsque le corps n'a plus de réserve signe qu’il faut se remettre à manger. Pour cela prendre uniquement des liquides (100 % jus de fruit)pendant une journée ou deux.

    - Le premier jour, boire par exemple un verre de jus d'orange toute les 2 heures.
    - Le deuxième jour en plus grande quantité.
    - Le troisième jour ajouté des légumes en purée, des compotes.
    - Le quatrième jour prendre des légumes entiers et des féculents (la viande sera ajouté le plus longtemps possible après).

Par la suite il faut avoir une alimentation saine et équilibrée pour ne pas perdre les effets bénéfiques du jeûne. Plus le jeûne a été long, plus l'on doit faire attention et revenir progressivement à l'alimentation.
Enfin pour ceux qui voudront faire un jeûne intégral (brûler toutes les réserves de son corps), il faut le faire sous surveillance d'un proche ou, de préférence, d'une personne expérimentée dans ce domaine.






Définition

L’autohémothérapie est une thérapie de stimulation. Cette méthode consiste à réinjecter au patient, avec ou sans préparation préalable du sang, un certain volume de son propre sang, qu’on vient de lui prélever par voie intraveineuse. La thérapie autosanguine est une forme particulière de l’autohémothérapie.

Origine

Les médecins suédois Grafstrom et Elfstrom, résidant alors en Amérique, sont considérés comme les vrais fondateurs de l’autohémothérapie. Vers la fin du 19ème siècle, ils traitaient les patients pulmonaires leur injectant leur propre sang dilué avec du sel de cuisine. Ils fondaient leur succès sur l’observation d’anticorps présents dans le sang de tout individu.

En 1905, le chirurgien allemand August Bier (1861-1949) a observé que les fractures osseuses guérissaient plus rapidement lors de la formation d’un hématome (épanchement sanguin) à l’endroit de la cassure. Sur la base de cette observation, Bier a commencé à «irriter» les fractures osseuses guérissant difficilement, en injectant au patient son propre sang, afin de provoquer une inflammation jusqu’à ce que rougeur et enflure s’ensuivent. Il estimait que le processus de guérison ainsi déclenché par les inflammations artificielles (thérapie par stimulation) activait les processus de guérison naturels du corps.

Dans les années 1920, le traitement impliquant le propre sang s’est énormément popularisé et différentes possibilités d’amélioration de cette thérapie ont été examinées, par exemple par l’oxygénation ou l’irradiation aux rayons ultraviolets (rayons UV) du sang prélevé.

Avec l’invention des antibiotiques et des médicaments modernes, cette méthode fut quasiment abandonnée par la médecine classique. De nos jours, l’autohémothérapie est de nouveau pratiquée en naturopathie.

La thérapie autosanguine a été développée par le médecin allemand Hans-Heinrich Reckeweg (1905-1985), en référence à la thérapie antihomotoxique. L’homotoxicologie part du principe que les maladies sont la conséquence d’intoxications. Les toxines se produisent soit dans le corps, soit elles sont absorbées de l’extérieur. La thérapie autosanguine se base sur l’idée que le sang infecté peut, s’il est dilué, favoriser la désintoxication de l’organisme.

Principes

Chaque stimulation exercée sur une partie du corps provoque, grâce au système régulateur, une réaction dans tout l’organisme. Avec l’autohémothérapie, c’est le sang prélevé et ensuite réinjecté qui constitue le stimulus. L’organisme détecte le sang réinjecté comme substance étrangère, activant ainsi le système immunitaire et encourageant la multiplication des cellules immunitaires. Ce qui conduit à une progression générale des défenses immunitaires. Dans un premier temps, l’autohémothérapie peut éventuellement aggraver les troubles (par exemple température corporelle élevée), ce qui pourtant est un signe précurseur de l’activation des forces d’auto-guérison du corps. Grâce à ce processus, une guérison devient possible. L’efficacité du sang autologue peut être renforcée par un traitement préalable de ce sang sous l’effet de la chaleur, des rayons ultraviolets UV ou de l’électricité.



Physique quantique



Max Planck est considéré comme le père de la physique quantique. Laconstante de Planckh, y joue un rôle central.
La physique quantique est l'appellation générale d'un ensemble de théories physiques nées au xxe siècle qui, comme lathéorie de la relativité, marquent une rupture avec ce que l'on appelle maintenant la physique classique, l'ensemble des théories et principes physiques admis au xixe siècle. Les théories dites « quantiques » décrivent le comportement desatomes et des particules — ce que la physique classique, notamment la mécanique newtonienne et la théorie électromagnétique de Maxwell, n'avaient pu faire — et permettent d'élucider certaines propriétés du rayonnement électromagnétique.
La physique quantique a apporté une révolution conceptuelle ayant des répercussions jusqu'en philosophie (remise en cause du déterminisme) et en littérature (science-fiction). Elle a permis nombre d'applications technologiques : énergie nucléaireimagerie médicale par résonance magnétique nucléairediodetransistor,microscope électronique et laser. Un siècle après sa conception, elle est abondamment utilisée dans la recherche en chimie théorique (chimie quantique), en physique (mécanique quantiquethéorie quantique des champsphysique de la matière condenséephysique nucléairephysique des particulesphysique statistique quantique, astrophysiquegravité quantique), en mathématiques (formalisation de la théorie des champs) et, récemment, en informatique (ordinateur quantiquecryptographie quantique). Elle est considérée avec la relativité générale d'Einstein comme l'une des deux théories majeures du xxe siècle.
La physique quantique est connue pour être contre-intuitive, choquer le « sens commun » et nécessiter un formalisme mathématique ardu. Feynman, l'un des plus grands théoriciens spécialistes de la physique quantique de la seconde moitié du xxe siècle, a ainsi écrit :
« Je crois pouvoir affirmer que personne ne comprend vraiment la physique quantique. »1
La raison principale de ces difficultés est que le monde de l'infiniment petit se comporte très différemment de l'environnement macroscopique auquel nous sommes habitués. Quelques différences fondamentales qui séparent ces deux mondes sont par exemple :
  • la quantification : Un certain nombre d'observables, par exemple l'énergie émise par un atome lors d'une transition entre états excités, sont quantifiés, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent prendre leur valeur que dans un ensemble discret de résultats. A contrario, la mécanique classique prédit le plus souvent que ces observables peuvent prendre continûment n'importe quelle valeur.
  • la dualité onde-particule : La notion d'onde et de particule qui sont séparées en mécanique classique deviennent deux facettes d'un même phénomène, décrit de manière mathématique par sa fonction d'onde. En particulier, l'expérience prouve que la lumière peut se comporter comme des particules (photons, mis en évidence par l'effet photoélectrique) ou comme une onde (rayonnement produisant des interférences) selon le contexte expérimental, les électrons et autres particules pouvant également se comporter de manière ondulatoire.
  • le principe d'indétermination de Heisenberg : Une indétermination fondamentale empêche la mesure exacte simultanée de deux grandeurs conjuguées. Il est notamment impossible d'obtenir une grande précision sur la mesure de la vitesse d'une particule sans obtenir une précision médiocre sur sa position, et vice versa. Cette incertitude est structurelle et ne dépend pas du soin que l'expérimentateur prend à ne pas « déranger » le système ; elle constitue une limite à la précision de tout instrument de mesure.
  • le principe d'une nature qui joue aux dés : Si l'évolution d'un système est bel et bien déterministe (par exemple, la fonction d'onde régie par l'équation de Schrödinger), la mesure d'une observable d'un système dans un état donné connu peut donner aléatoirement une valeur prise dans un ensemble de résultats possibles.
  • l'observation influe sur le système observé : Au cours de la mesure d'une observable, un système quantique voit son état modifié. Ce phénomène, appeléréduction du paquet d'onde, est inhérent à la mesure et ne dépend pas du soin que l'expérimentateur prend à ne pas « déranger » le système.
  • la non-localité ou intrication : Des systèmes peuvent être intriqués de sorte qu'une interaction en un endroit du système a une répercussion immédiate en d'autres endroits. Ce phénomène contredit en apparence la relativité restreinte pour laquelle il existe une vitesse limite à la propagation de toute information, lavitesse de la lumière ; toutefois, la non-localité ne permet pas de transférer de l'information.
  • la contrafactualité : Des évènements qui auraient pu se produire, mais qui ne se sont pas produits, influent sur les résultats de l'expérience.

Le quantique et le vivant[modifier | modifier le code]

Existe-t-il dans le monde du vivant des phénomènes obéissant à ces règles de l'infiniment petit ? Depuis quelques années, des études dans divers domaines de labiologie indiquent que c'est le cas. Ces résultats vont à contre-courant de l'idée généralement admise que le monde macroscopique est trop chaotique pour permettre des effets de cohérence quantique. En fait, le vivant serait capable de tirer parti de cette agitation désordonnée des particules, du moins en ce qui concerne la photosynthèse2. Les récepteurs de l'odorat semblent dépendre de l'effet tunnel, pour acheminer des électrons à l'intérieur même des molécules odorantes, ce qui permet de les distinguer d'autres molécules structurellement analogues2. Certaines structures protéiques bactériennes se comportent comme desordinateurs quantiques primitifs, « calculant » le meilleur canal de transport des électrons parmi tous les chemins possibles3.

Les réactions physicochimiques présidant à la photosynthèse sont bien comprises mais l'efficacité du processus en biologie était demeurée une énigme, jusqu'à la découverte d'une coordination supramoléculaire de ces opérations par la cohérence quantique, qui est une « influence à distance ».

Les setæ du gecko adhèrent au verre par un processus inexplicable en physique classique.
De récents travaux sur la photosynthèse ont révélé que l'intrication des photons joue un rôle essentiel à cette opération fondamentale du règne végétal4, phénomène que l'on tente actuellement d'imiter pour optimiser la production d'énergie solaire.
L'adhérence aux surfaces des setæ des geckos fonctionne grâce aux forces de van der Waals, des interactions de nature quantique qui font intervenir des particules virtuellessans aucune interaction moléculaire classique5. Ce phénomène est également à l'étude en vue d'applications militaires et civiles.

Liste des expériences[modifier | modifier le code]

Des physiciens américains sont parvenus à observer la trace des premiers instants du Big Bang, atteignant un des « objectifs les plus importants de la cosmologie aujourd'hui » selon les termes de John Kovac, professeur à Harvard et responsable de l'équipe à l'origine de cette découverte en mars 2014. La survenue du Big Bang marquant la naissance de l'Univers il y a 13,8 milliards d'années, s'est accompagnée de l'émission d'ondes gravitationnelles primordiales. L'observation et l'empreinte que ces ondes ont laissée sur le rayonnement fossile ont été détecté par les scientifiques via le télescope Bicep 2.
Ces données confirment « la relation profonde entre la mécanique quantique et la théorie de la relativité générale ». Pour Tom LeCompte, physicien au CERN, cette decouverte « est la plus grande annonce en physique depuis des années », et « peut etre couronné d'un prix Nobel » pour leurs auteurs6,7.

Fentes de Young[modifier | modifier le code]


Densité de probabilité d'un seul électron au passage des deux fentes
L'expérience originelle de Thomas Young avait mis en évidence le comportement ondulatoire de la lumière en montrant que deux faisceaux lumineux pouvaient entrer en interférence. L'expérience des fentes de Young, effectuée avec une seule particule(en faisant en sorte que la source d'émission n'émette qu'un quantum à la fois), montrera qu'un seul électron « interfère avec lui-même » et produit des franges d'interférences au sortir des deux fentes, comme s'il s'agissait de deux flux de particules interférant l'un avec l'autre.

Effet Aharonov-Bohm (Ehrenberg et Siday)[modifier | modifier le code]


La figure d'interférence entre deux faisceaux d'électrons peut être modifiée par la présence d'unchamp magnétique en dehors des trajectoires classiques des électrons.
Dans la mécanique classique, la trajectoire d'une particule chargée ne peut pas être affectée par la présence d'un champ magnétique si elle se trouve hors de ce champ. L'effet Aharonov-Bohm est un phénomène quantique décrit en 1949 par Ehrenberg et Siday et redécouvert en 1959 par David Bohm et Yakir Aharonov. Il décrit le paradoxe suivant :
Un champ magnétique (le cercle bleu B, ci-contre) peut affecter une région de l'espace à distance, le potentiel vecteur n'ayant par contre pas disparu.
L'effet Aharonov-Bohm démontre donc que ce sont les potentiels électromagnétiques, et non les champs électriques et magnétiques, qui fondent la mécanique quantique. En physique quantique, une entité mathématique utile, le potentiel vecteur magnétique, peut avoir de véritables effets.

Expérience de Stern et Gerlach[modifier | modifier le code]

L'Expérience de Stern et Gerlach fut l'une des premières à mettre en évidence la nature purement quantique du monde microscopique et plus particulièrement duspin. Construite en 1921-1922 pour tester l'hypothèse de quantification spatiale, elle ne put obtenir une description théorique satisfaisante que 5 ans plus tard grâce au développement de la mécanique quantique.

Expérience d'Aspect[modifier | modifier le code]

L'expérience d'Aspect est, historiquement, la première expérience qui a réfuté de manière satisfaisante les inégalités de Bell dans le cadre de la physique quantique, validant ainsi le phénomène d'intrication quantique, et apportant une réponse expérimentale au paradoxe EPR.
Concrètement, elle consiste à produire deux photons dans un état intriqué {1 \over \sqrt{2}} \left\{ | \uparrow , \uparrow\rangle + | \rightarrow , \rightarrow \rangle \right\} puis à les séparer pour réaliser enfin la mesure de leur polarisation. La mesure du premier photon a alors 50 % de chance de donner \uparrow et autant de donner \rightarrow tandis que le second photon est immédiatement projeté dans ce même état. Le paradoxe provient du fait que les deux photons semblent s’échanger cette information à une vitesse supérieure à celle de la lumière. Ce point n'est cependant pas pertinent puisqu'aucune information ne peut être transmise par ce moyen.
L'intrication quantique permet cependant d'échanger une clé de chiffrement de manière sûre, ce qu'exploite la cryptographie quantique.

Expérience de la gomme quantique à choix retardé[modifier | modifier le code]

L’expérience de la gomme quantique à choix retardé8 constitue une extension de celle d'Alain Aspect et des fentes d'Young, mais y introduit ce qui semble être unerétroaction implicite dans le temps : un effet du présent sur le passé.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Problème de la mesure quantique.
Les paradoxes liés à la mesure amènent à se poser la question : la physique quantique décrit-elle la réalité?
Arbre des solutions du problème de la mesure
Théorie quantique
N'est pas censée représenter la réalitéNe représente pas totalement la réalitéReprésente totalement la réalité
PositivismeLois quantiques modifiéesInfluence de la conscienceRefonte totaleDécohérence quantiqueUnivers multiples
Stephen Hawking
Niels Bohr
Roger PenroseEugene WignerThéorie de De Broglie-BohmRoland Omnès
Murray Gell-Mann
James Hartle
Hugh Everett
Giancarlo Ghirardi
Alberto Rimini
Wilhelm Eduard Weber
John von Neumann
Fritz London & Edmond Bauer
Hans-Dieter Zeh
Wojciech Zurek
Bernard d'Espagnat
Olivier Costa de Beauregard
Théories « à variables cachées »

Genèse de la physique quantique[modifier | modifier le code]

Corps noir et catastrophe ultraviolette[modifier | modifier le code]

D’après les théories classiques de la physique, un corps noir à l'équilibre thermodynamique est censé rayonner un flux infini. Plus précisément, l'énergie rayonnée par bande de longueur d'onde doit tendre vers l'infini quand la longueur d'onde tend vers zéro, dans l'ultraviolet pour les physiciens de l'époque, puisque ni lesrayons X ni les rayons gamma n'étaient alors connus. C’est la catastrophe ultraviolette.

Introduction des quanta en physique[modifier | modifier le code]

Elle remonte aux travaux effectués en 1900 par Max Planck sur le rayonnement du corps noir à l’équilibre thermique. Une cavité chauffée émet un rayonnement électromagnétique (lumière) aussitôt absorbé par les parois. Pour rendre compte du spectre lumineux par le calcul théorique des échanges d’énergie d’émission et d’absorption (dE), Planck dut faire l’hypothèse que ces échanges sont discontinus et proportionnels aux fréquences (\nu) du rayonnement lumineux : dE=n h \nu.
  • n est un nombre entier
  • h est le quantum d’action qui apparut bientôt comme l’une des constantes fondamentales de la nature (constante de Planck)
  • \nu est la fréquence de la lumière

Quantification du rayonnement et des atomes[modifier | modifier le code]

En 1905, à la suite d’un raisonnement thermodynamique dans lequel il donnait aux probabilités un sens physique (celui de fréquences d’états pour un système), Einstein fut amené à considérer que ce ne sont pas seulement les échanges d’énergie qui sont discontinus, mais l’énergie du rayonnement lumineux elle-même. Il montra que cette énergie est proportionnelle à la fréquence de l’onde lumineuse : E=hν. Cela donnait immédiatement l’explication de l’effet photoélectrique observé 20 ans auparavant par Hertz.

Effet photoélectrique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Effet photoélectrique.
L’énergie E = h \nu apportée par le quantum de lumière à l’électron lié dans un atome permet à celui-ci de se libérer si cette énergie est supérieure ou égale à l’énergie de liaison de l’électron, nommée également travail de sortie W, en vertu de la relation :
h \nu = W + E_c
où E_c est l'énergie cinétique acquise par ce dernier. Cet effet de seuil était inexplicable dans la conception continue de l’énergie lumineuse de la théorie électromagnétique classique.

Limites de la théorie électromagnétique classique[modifier | modifier le code]

Einstein s’aperçut alors que cette propriété du rayonnement était en opposition de manière irréductible avec la théorie électromagnétique classique (élaborée par Maxwell). Dès 1906, il annonça que cette théorie devrait être modifiée dans le domaine atomique. La manière dont cette modification devrait être obtenue n’était pas évidente puisque la physique théorique reposait sur l’utilisation d’équations différentielles, dites équations de Maxwell, correspondant à des grandeurs à variation continue.

L’hypothèse quantique[modifier | modifier le code]

Malgré la puissance de la théorie des quanta, peu de physiciens étaient enclins à imaginer que la théorie électromagnétique classique puisse être invalidée. Einstein s’efforça alors de mettre en évidence d’autres aspects des phénomènes atomiques et du rayonnement qui rompaient avec la description classique. Il étendit ainsi l’hypothèse quantique, par-delà les propriétés du rayonnement, à l’énergie des atomes, par ses travaux sur les chaleurs spécifiques aux basses températures. Il retrouvait l’annulation des chaleurs spécifiques des corps au zéro absolu, phénomène observé mais inexplicable par la théorie classique. D’autres physiciens (P. Ehrenfest, W. Nernst, H.-A. Lorentz, H. Poincaré) le rejoignirent peu à peu pour conclure au caractère inéluctable de l’hypothèse quantique que Planck lui-même hésitait à admettre. Elle n’était cependant encore acceptée généralement que pour les échanges d’énergie.

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