Rechercher dans ce blog

Translate

abonnement gratuit par Email à médika ethno échoppe. entrer votre adresse mail

samedi 13 décembre 2014

La France doit étendre la distribution des comprimés d’iode autour des installations nucléaires


Ce n’est plus un secret, le nucléaire n’est ni une énergie propre, ni une énergie sans risques! Un article de l’Express datant de Janvier 2012 explique même que vivre à proximité d’une centrale nucléaire favoriserait la leucémie chez l’enfant.  Bien sûr, le fait de s’éloigner des centrales ne garanti pas d’échapper aux radiations, puisque le problème est maintenant généralisé, entre les contaminations couvertes par l’état, les contaminations par les radiations de Tchernobyl et Fukushima, et les nombreux essais nucléaires au fil des ans tous pays confondus. La France est consciente qu’un accident est possible, et a préparé un plan dans ce sens, sachant que de toute manière, en cas de problème, il n’y aurait pas assez d’iode pour tout le monde! Deux solutions sont alors possibles,créer ses propres pastilles, opération minutieuse et délicate, ou faire quelques stocks, au cas où… Et pour les intéressés qui souhaitent en savoir un peu plus sur le nucléaire en France, je vous conseille la lecture de cet article.
nucleaire_1m41
Un communiqué de presse de l’ ACRO du 25 novembre 2014
ACRO: Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest
La Suisse termine la distribution de comprimés d’iode dans un rayon de 50 km autour de ses quatre centrales nucléaires .
En France, la distribution s’arrête toujours à 10 km, sans prendre en compte les leçons de la catastrophe de Fukushima.
Les autorités françaises ont récemment publié un Plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur, qui n’a pas étendu le rayon de distribution de ces comprimés.
Pourtant, lors de l’accident de Fukushima, la zone dans laquelle la dose à la thyroïde pouvait dépasser les critères de prophylaxie fixés par l’AIEA (50 mSv sur les 7 premiers jours) s’étendait jusqu’à environ 50 km de la centrale.
La centrale de Fukushima daï-ichi étant située en bord de mer, 80% des rejets atmosphériques sont allés vers l’océan Pacifique. Ce ne sera pas le cas si une catastrophe nucléaire survient en France, car les vents dominants soufflent vers l’Est.
La distance de 50 km choisie par la Suisse est donc un minimum et devrait être adoptée par les autres pays européens.
En Suisse, le nombre de personnes bénéficiant d’une boîte de 12 comprimés va ainsi presque quadrupler pour atteindre le nombre de 4,9 millions de personnes, incluant les habitants des villes de Zurich, Bâle, Neuchâtel et Lucerne. Ceci représente près de 60% de la population suisse.
Le coût de l’extension, environ 30 millions de francs suisses (25 millions d’euros), sera couvert par les compagnies d’électricité.
En Belgique, les comprimés d’iode sont distribués dans un rayon de 20 km. Et l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire soulignait, le 8 mars 2011, juste avant la catastrophe de Fukushima, que « les études de dispersion des nuages radioactifs réalisées pour différents termes-sources susceptibles d’être rencontrés en cas d’accident nucléaire montrent que, pour les niveaux d’intervention faibles tels qu’ils sont actuellement préconisés, des comprimés d’iode pourraient se révéler nécessaires pour les membres du public cible prioritaire à des distances allant jusqu’à plusieurs dizaines de km.
La notion de zone sans risque devient donc pratiquement virtuelle et il y aura lieu de prévoir la possibilité d’approvisionnement en iode en pratique sur l’ensemble du territoire ».
En Allemagne, la Commission de Protection Radiologique (Strahlenschutzkommission,SSK) a recommandé d’étendre les zones de préparation à l’urgence 5 . Elle conclut qu’il pourrait être « nécessaire d’administrer de l’iode stable aux enfants, jeunes et femmes enceintes qui sont bien plus éloignés de la centrale (>100 km) mais sous les vents.
Les calculs ont montré que les limites de dose peuvent être dépassées jusqu’à 200 km autour des centrales allemandes. Les distances plus grandes que 200 km n’ont pas été étudiées car cela couvre déjà presque tout le territoire national. Dans ses calculs, la commission a choisi, pour les enfants, jeunes et femmes enceintes, un seuil de prise d’iode stable de 50 mSv, qui correspond au seuil pour les adultes en France. Par conséquent, la même conclusion s’impose en France pour toute la population.
Les autorités de sûreté européennes ont récemment recommandé que la thyroïde puisse être protégée jusqu’à 100 km en cas d’accident grave (groupe de travail AtHLET 6 ). Les autorités françaises ont validé ce texte. Qu’attendent-elles pour l’appliquer ?
Alors que l’Autorité de Sûreté Nucléaire française reconnaît qu’un accident nucléaire grave est possible en France, la protection offerte aux résidents français n’est pas suffisante.
L’ACRO demande donc que le rayon de distribution de comprimés d’iode soit fortement étendu en France, à l’instar de la Suisse, et qu’un plan de réponse à l’accident, prenant réellement en compte les leçons des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, soit établi et discuté avec les citoyens concernés.

ACRO
Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest

Le texte original se trouve sur le site de l’ACRO
Contact ACRO
Siège social 138 Rue de l’Eglise 14200 HEROUVILLE SAINT CLAIR
Tél : 02 31 94 35 34 – Courriel : acro@acro.eu.org
Information complète sur Vivre-apres-fukushima.fr