Plomb, mercure, phtalates, formaldéhyde : la plupart des jouets pour enfants regorgent de ces substances chimiques bien connues pour leurs effets néfastes sur la santé ! Ces jouets polluent évidemment les enfants, qui constituent pourtant la population la plus à risque. Plus vulnérables que les adultes, ils ont aussi la fâcheuse tendance de porter leurs jouets à la bouche et augmentent ainsi leur exposition. Alors quels sont les risques pour la santé des enfants ? Dans quels jouets retrouve-t-on ces polluants? L’ASEF fait le tour du sujet...
jouets

Quels polluants dans quels jouets ?

En 2009, l’association 60 millions de consommateurs a mené une enquête sur les produits toxiques cachés dans les jouets. Au total, 66 articles pour enfants ont été testés : maquillages, poupées, déguisements, peluches, peinture... Parmi les molécules recherchées figuraient six phtalates dont trois sont considérés comme reprotoxiques, le formaldéhyde, reconnu comme cancérigène, les colorants azoïques, qui peuvent générer des substances cancérogènes en se dégradant, des conservateurs sources d'irritation et d'allergies, et des métaux lourds comme l'antimoine, l'arsenic, le baryum, le cadmium, le chrome, le plomb, le mercure et le sélénium.
Près de la moitié des produits étudiés ont ainsi été épinglés en raison de la présence de substances chimiques à risque. Sur 25 jouets en plastiques testés, 9 contenaient un ou plusieurs phtalates à des concentrations supérieures à 0,1%. Le DEHP, le phtalate le plus toxique a été retrouvé dans 4 jouets. En ce qui concerne les jeux en bois, 13 sur les 15 testés renfermaient soit du formaldéhyde, soit des métaux lourds (plomb, antimoine, sélénium baryum), soit les deux à la fois ! Les métaux lourds ont également été retrouvés dans 4 des 5 boites à maquillages analysées.
Cette enquête a permis de montrer que de nombreux produits toxiques sont présents dans les jouets de nos enfants. Mais quels sont exactement leurs impacts sur la santé et sont-ils vraiment nocifs pour les tout petits ? Décryptons ces substances une par une....

Les phtalates dans les jouets en plastique...
poupée
Les phtalates sont des substances chimiques rajoutées au polychlorure de vinyle (PVC) lors de la fabrication d’objets en plastique pour les rendre plus souples et faciliter ainsi leur mise en forme. On les retrouve donc dans pratiquement tous les articles en PVC : ballons, nappes, tuyaux, rideaux de douche, emballages, cosmétiques, colles, matériel médical, mais aussi dans les jouets...
Les phtalates n’étant pas liés au plastique, ils peuvent être libérés et absorbés par les enfants lorsqu’ils sucent et mâchouillent leurs jouets. Ceci pose un problème sanitaire, car les phtalates auraient des effets néfastes pour la santé...
Des études[1] menées sur des rats ont montré qu’une administration répétée de phtalates pouvait avoir des effets sur le foie – pouvant entrainer des tumeurs hépatiques - les reins et le système reproducteur mâle (baisse de la fertilité, atrophies testiculaires, poids fœtaux réduits, mortalité fœtale, malformations...).
Ce n’est que très récemment, en 2008, que ces effets ont été mis en évidence sur les humains.... Une étude[2] menée par une équipe de chercheurs de l’INSERM dirigée par le Professeur René Habert a en effet démontré expérimentalement que les phtalates étaient délétères pour la mise en place du potentiel reproducteur masculin dans l’espèce humaine.
Les chercheurs ont réussi à reproduire dans une boîte de culture le développement du testicule observé in vivo. Dans ce système, l’ajout de MEHP (Mono(Ethylhexyl)-phtalate), le métabolite actif du DEHP (di- (2 éthylhexyl) phtalate), le phtalate le plus fréquemment utilisé dans les articles en plastique,provoque au bout de 3 jours la disparition de 40% des cellules germinales fœtales. Ces cellules sont les précurseurs des spermatozoïdes et on sait que, chez la souris, la réduction expérimentale de leur nombre se traduit par une diminution de la production de spermatozoïdes à l’âge adulte.
Une autre étude[3] française publiée en mars 2012 a confirmé ces effets sur la reproduction. Elle a démontré que l'exposition des testicules de l'homme adulte aux phtalates, entraîne une inhibition de la production de la testostérone et serait responsable de la réduction des testicules chez l'adulte. Les expériences ont été menées sur des testicules d’adultes humains exposés in vitro aux mêmes substances que l’étude précédente: le DEHP et le MEHP. Les chercheurs ont ainsi constaté que ces composants réduisent de 30 % la production de testostérone par rapport à des testicules non exposés.
jouets à la boucheLes résultats de ces deux études ont donc confirmé le rôle de perturbateurs endocriniens chez les hommes et les petits garçons. Cependant, les petites filles sont elles aussi concernées par les effets des phtalates. Une étude[4] de 2010 et menée auprès de 1 100 petites filles âgées entre 6 et 8 ans, a montré que les phtalates seraient responsables de puberté précoce. Deux analyses urinaires réalisées à un an d'intervalle ont révélé la présence de trois sortes de polluants chimiques présents dans l’environnement : des phénols, des phtalates, et des phytoestrogènes. Les chercheurs ont alors observé une association entre le taux de phtalates dans les urines et la puberté précoce chez les petites filles (développement de la poitrine et apparition des poils pubiens).
Le professeur Charles Sultan, chef de service en endocrinologie pédiatrique au CHU de Montpellier, constate que de plus en plus de petites filles deviennent pubères très tôt. D’après lui, ce phénomène serait dû, entre autres, à ces substances chimiques dont les taux élevés peuvent non seulement perturber le développement pubertaire mais aussi entraîner un risque de complication plus tard dans la vie et notamment de cancer du sein. Une étude[5] de 2010, en analysant des échantillons d’urine de 221 femmes mexicaines, a permis de constater que les taux de phtalates étaient plus élevés chez les femmes atteintes d’un cancer du sein que chez le groupe témoin.

Le bisphénol A (BPA) dans les jouets en plastique…
Interdit dans la fabrication des biberons depuis mars 2011, le BPA est néanmoins encore présent dans les emballagescamion alimentaires (canettes, boites de conserves) mais aussi dans les jouets en plastique tels que les poupées ….
Tout comme les phtalates, le BPA est une substance jugée préoccupante pour la fertilité de l’espèce humaine. Mimant les hormones sexuelles féminines, il est un leurre hormonal qui peut perturber la reproduction, mais aussi le développement d’organes comme le cerveau ou le cœur. Des études ont démontré des effets avérés chez l’animal : effets sur la reproduction[6] et la fonction intestinale[7], malformations[8],...
En mai 2012, une étude[9] a montré que le BPA pouvait être responsable du développement du cancer du sein chez les primates. Les chercheurs ont tenté d'évaluer les effets du BPA sur les nouveau-nés dont les mères ont été exposées à cette substance pendant la grossesse. Pour cela, ils ont donné à des femelles macaques en gestation un fruit contenant une faible dose de BPA, correspondant à 400 microgrammes par kilo de poids corporel et par jour (µg/kg/j), pendant les deux derniers mois de leur grossesse. Ce dosage a été choisi car, selon les auteurs, il donne à ces singes une concentration sanguine de bisphénol A comparable à ce que l'on trouve dans la population générale humaine. Les glandes mammaires des nouveau-nés ont ensuite été prélevées peu après la mise bas, puis comparées à un groupe témoin dont la mère n'avait pas été exposée au BPA au cours de sa grossesse.
Les scientifiques ont alors constaté que le développement de la glande mammaire était plus avancé dès la naissance chez les animaux exposés au BPA in utero par rapport au groupe témoin. Ils ont également observé une densité plus importante du tissu épithélial de la glande mammaire.
Les études réalisées chez l’homme ont également mis en évidence des effets sur la reproduction[10] et une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires[11]. Ces effets ont été confirmés par lerapport sur les risques sanitaires liés au BPA de l’Anses publié en septembre 2011.
Pour en savoir plus sur le BPA, son utilisation et les études sur ses impacts sanitaires, consultez notre synthèse « les dessous du Bisphénol A ».

Le formaldéhyde dans les jouets en bois...
maison boisPuzzles, jeux de construction, maisons de poupées..., contrairement à ce que l’on pense, les jouets en bois ne sont pas sans danger pour les enfants... Ils contiennent en effet souvent du formaldéhyde, un composé organique volatil (COV) dont les effets sur la santé sont maintenant bien connus. Le formaldéhyde étant un gaz très volatil, il peut facilement entrer en contact avec les yeux ou le nez et engendre des irritations oculaires et des voies respiratoires. Il est également possible que de faibles expositions au formaldéhyde puissent accroître, à long terme, le risque de développer des pathologies asthmatiques et des sensibilisations allergiques[12]... Des effets loin d’être négligeables car ils peuvent, à terme conduire au développement de cancers. En 2004, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a d’ailleurs classé le formaldéhyde dans le groupe 1 « substance cancérogène avérée pour l’homme » pour les cancers du nasopharynx par inhalation.
Plusieurs études ont fait état de ces effets cancérigènes, notamment en milieu professionnel. L’une d’entre elle a fait lejouets en bois2 rapprochement entre l’exposition professionnelle au formaldéhyde et les cancers du nasopharynx. L’étude[13], qui portait sur 196 sujets ayant un cancer nasopharyngé et 244 témoins entre 18 et 74 ans, a montré que les sujets exposés professionnellement avaient un risque de cancer de 30% plus élevé par rapport à ceux qui ne le sont pas.
Jouets, mais aussi meubles, matériaux de construction, bougies, tabac...., le formaldéhyde est présent partout dans notre vie quotidienne, ce qui fait de lui l’un des polluants les plus répandu dans notre intérieur !
Pour en savoir plus, consulter notre synthèse « L’air intérieur ou la menace fantôme » !

Les retardateurs de flammes sur les peluches...
peluchesLes retardateurs de flamme sont des substances chimiques ajoutées aux matériaux lors de la fabrication afin de réduire le risque d’incendie. En fait, ils améliorent tout simplement la résistance au feu des produits. Ils sont présents dans différents équipements électroniques (téléviseurs, ordinateurs), les matelas, les tissus, les meubles mais aussi dans les jouets, et notamment ceux dont on se méfie le moins : les peluches….
Les retardateurs de flamme les plus utilisés sont les polybromodiphényles éthers (PBDE). Il s’agit de composés bromés, connus pour leurs effets nocifs pour la santé. Suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, ils seraient également responsables de troubles de développement du système nerveux (autisme, hyperactivité, déficit d’attention, trouble de comportement...).
Plusieurs études[14],[15] ont montré l’action de ces retardateurs de flamme bromés sur les hormones thyroïdiennes. Ces hormones sont essentielles au fonctionnement du système nerveux chez l’adulte et favorisent son développement chez le fœtus et le nourrisson. C’est pourquoi, même une exposition in utero peut affecter le neuro développement des enfants... Cela a été mis en évidence par une étude[16] publiée en 2009. Les chercheurs ont analysé les taux d’exposition prénatale aux retardateurs de flammes (PBDE) en mesurant la concentration dans le sang du cordon ombilical à la naissance. Ils ont ensuite suivi le développement neurologique des enfants, entre 1 et 4 ans puis à l’âge de 6 ans.
Les enfants présentant à la naissance les concentrations en PBDE les plus élevées avaient les résultats les plus bas aux tests de développement physique et mental réalisés entre 1 et 6 ans. Ces effets sur le développement étaient particulièrement remarquables à l’âge de 4 ans, où les résultats des tests de QI et de niveau verbal ont été réduits de 5,5 à 8 points pour ceux qui avaient eu la plus forte exposition prénatale.

Peluches et acariens : les liaisons dangereusespeluche2
Les peluches posent également d’autres problèmes, car ce sont de parfaits nids à acariens ! Ces organismes se développent en atmosphère tiède et humide. Leur inhalation est responsable d’affections respiratoires comme la rhinite ou l'asthme et leur contact avec la peau peut provoquer dans une moindre mesure de l'eczéma. Ils sont responsables de 50% des asthmes allergiques de l’adulte et 80 % des asthmes allergiques de l’enfant. Alors pour se débarrasser des acariens et des larves d'acariens logés dans les jouets en peluche, il existe une solution toute simple ; après avoir lavé les peluches, placez-les dans le congélateur pendant au moins 24h. La température négative détruira tous les acariens !

Le formamide dans les tapis en mousse...
tapis-puzzle
Moins connu que les polluants précédents mais tout aussi nocif, le formamide se trouve notamment dans les tapis puzzle en mousse destinés aux enfants de moins de 3 ans. Inodore et incolore, cette substance peut être respirée par l’enfant et peut même être ingérée lorsqu’il porte une pièce à la bouche. Classée reprotoxique, le formamide aurait des effets néfastes pour l’enfant et pour la fertilité du fœtus lors d’une exposition pendant la grossesse. Le formamide est d'ailleurs inscrit depuis juin 2012 sur la liste "des substances extrêmement préoccupantes candidates à la procédure d'autorisation de l'Union européenne".
La Belgique, qui avait été la première à mettre en évidence la présence de ce composé dans les tapis, a décidé, le 11 décembre 2010 de retirer les tapis-puzzle en mousse commercialisés dans ce pays. Suite à cela, le gouvernement français a décidé de son côté de suspendre la commercialisation de ces tapis pendant 3 mois en attendant que les risques pour les consommateurs soient évalués par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). En juillet 2011, les résultats[17] de cette évaluation ont été rendus publics. L’Anses en a conclu que la probabilité des risques sanitaires (atteinte hématopoïétique) est très faible (moins de 5%) mais reste tout de même existante et ne peut être considérée comme négligeable, en particulier pour les enfants en bas âge.
L’Anses recommande donc d’éviter toute exposition des enfants en bas âge au formamide. Pour cela, il est conseillé de déballer et conserver les tapis récemment achetés pendant quelques jours dans une pièce où ne vit pas l’enfant.
Suite à cette étude, les tapis puzzle en mousse ont été interdit à la vente jusqu’en juillet 2012. Dans un décret publié le 1er août 2012, le gouvernement français a prolongé cette interdiction d'un an, soit jusqu’en juillet 2013. Aujourd’hui, l'importation et la mise sur le marché, à titre gratuit ou onéreux, des jouets en mousse dits « tapis-puzzles » contenant plus de 200 mg/kg de formamide sont suspendues pour une durée d'un an depuis le 15 septembre 2014.Voir l'arrêté.

Les métaux lourds dans les feutres, les peintures, les maquillages et autres…
maquillagePlomb, mercure, cadmium, chrome... autant de métaux lourds utilisés dans la fabrication des jouets tels que les feutres, les peintures, les pâtes à modeler, le maquillage, les jouets en bois mais aussi dans les bijoux pour enfants.
Ces composés sont toxiques, certains sont même cancérigènes, mais leurs effets dépendent également de leur capacité à migrer (à se déplacer du jouet vers l’enfant). Voici les effets des principaux métaux lourds présents dans les jouets :
MétauxEffets sur la santé
PlombNeurotoxique puissant, responsable de saturnisme
MercureNeurotoxique et néphrotoxique (toxique pour les reins)
CadmuimCancérigène, troubles du développement cérébral et de la reproduction
ChromeCancérigène, mutagène, cause des inflammations, perturbe le système reproducteur
BaryumAtteinte des systèmes respiratoire, cardiovasculaire et nerveux
ArsenicNeurotoxique, trouble de la reproduction
 Pour en savoir plus sur les impacts sanitaires des métaux, vous pouvez consulter notre synthèse "Les métaux lourds : quels risques pour la santé?"  
Attention aux piles !
Ne laissez pas les piles en évidence devant vos enfants ou à proximité d’aliments car elles aussi contiennent du cadmium et du mercure ainsi que d’autres produits toxiques....

Que dit la réglementation ?

Au niveau européen, une première directive relative à la sécurité du jouet avait été adoptée en 1988 (directive 88/678/CEE).
En 2005, certains phtalates étaient interdits dans les jouets européens. Le parlement européen votait alors l’interdiction de la fabrication, l’importation et la mise en vente de jouets ou d’articles de puériculture contenant plus de 0,1 % en masse de matière plastifiée de six phtalates :
- le di (2-éthylhexyl) phtalate (DEHP);
- le dibutyl phtalate (DBP);
- le butyl benzyl phtalate (BBP);
- le di-isononyl phtalate (DINP);
- le di-isodecyl phtalate (DIDP);
- le di-n-octyl phtalate (DNOP).
Mais face à l’apparition de nouveaux types de jouets, de nouveaux procédés de fabrication et d’innovations, une nouvelle directive a été adoptée en 2009 par l’Union européenne. Celle-ci vise à améliorer la sécurité des jouets (directive 2009/48/CE). Règles de sécurité renforcées, interdiction de certaines substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction ainsi que restriction d'usage de métaux lourds et de parfums font partie de cette nouvelle législation entrée en vigueur le 20 juillet 2013. La présence de onze autres produits allergènes doit être signalée, tout comme celle de métaux lourds comme le plomb ou le baryum.
Notons tout de même que malgré la révision de cette directive, beaucoup de substances toxiques continuent à être autorisées comme c’est notamment le cas du plomb, du BPA ou du mercure.

Comment choisir ses jouets sans risque ?

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Le problème est que l’étiquetage des composés n’est pas obligatoire…. C’est pourquoi, choisir des jouets pour son enfant tourne vite au casse-tête ! Pour nous aider, l’association Women in Europe for a Common Future (WECF) a réalisé un petit guide pour informer sur les substances chimiques les plus dangereuses que l’on peut trouver dans les jouets, et donne des conseils pratiques pour mieux les éviter. N’hésitez pas à consulter ce petit guide en cliquant ici !

Références bibliographiques :
[1] INRS, Le point des connaissances sur les phtalates, avril 2004.
[2] Romain Lambrot, Vincent Muczynski, Charlotte Lécureuil, Gaëlle Angenard, Hervé Coffigny, Catherine Pairault, Delphine Moison, René Frydman, René Habert, Virginie Rouiller-Fabre., Phthalates Impair Germ Cell Development in the Human Fetal Testis in Vitro without Change in Testosterone Production, Environmental Health Perspectives, 2009.
[3] Desdoits-Lethimonier C, Albert O, Le Bizec B, Perdu E, Zalko D, Courant F, Lesné L, Guillé F, Dejucq-Rainsford N, Jégou B., Human testis steroidogenesis is inhibited by phthalates, Hum Reprod. 2012 Mar 8
[4] Wolff MS, Teitelbaum SL, Pinney SM, Windham G, Liao L, Biro F, Kushi LH, Erdmann C, Hiatt RA, Rybak ME, Calafat AM; Breast Cancer and Environment Research Centers., Investigation of relationships between urinary biomarkers of phytoestrogens, phthalates, and phenols and pubertal stages in girls. Environ Health Perspect. 2010 Jul;118(7):1039-46.
[5] López-Carrillo L, Hernández-Ramírez RU, Calafat AM, Torres-Sánchez L, Galván-Portillo M, Needham LL, Ruiz-Ramos R, Cebrián ME., Exposure to phthalates and breast cancer risk in northern Mexico. Environ Health Perspect. 2010 Apr;118(4):539-44.
[6] Rapport préliminaire de l’INSERM, BPA, effets sur la reproduction, 2 juin 2010.
[7] Braniste V., Jouault A., Gaultier E., Polizzi A., Buisson-Brenac C., Leveque M., Martin P.G., Theodorou V., Fioramonti J., Houdeau E., Impact of oral Bisphenol A at reference doses on intestinal barrier function and sex differences after perinatal exposure in rats, PNAS. 2010 Jan 107:1 448-453.
[8] Gibert Y, Sassi-Messai S, Fini JB, Bernard L, Zalko D, Cravedi JP, Balaguer P, Andersson-Lendahl M, Demeneix B, Laudet V. Bisphenol A induces otolith malformations during vertebrate embryogenesis. 2011 Jan 26; 11:4.
[9] Tharp AP, Maffini MV, Hunt PA, Vandevoort CA, Sonnenschein C, Soto AM, Bisphenol A alters the development of the rhesus monkey mammary gland., Proc Natl Acad Sci U S A. 2012 May 7.
[10] Hanaoka T, Kawamura N, Hara K, Tsugane S. Urinary bisphenol A and plasma hormone concentrations in male workers exposed to bisphenol A diglycidyl ether and mixed organic solvents. Occup Environ Med 2002, 59: 625-628
[11] David Melzer, Neil E. Rice, Ceri Lewis, William E. Henley, Tamara S. Galloway. Association of Urinary Bisphenol A Concentration with Heart Disease: Evidence from NHANES 2003/06. PLoS ONE, 2010; 5 (1): e8673
[12] INRS, Le point des connaissances sur le formaldéhyde, janvier 2008.
[13] Vaughan TL, Stewart PA, Teschke K, Lynch CF, Swanson GM, Lyon JL, Berwick M., Occupational exposure to formaldehyde and wood dust and nasopharyngeal carcinoma, Occup Environ Med. 2000 Jun;57(6):376-84.
[14] Ibhazehiebo K, Iwasaki T, Kimura-Kuroda J, Miyazaki W, Shimokawa N, Koibuchi N., Disruption of thyroid hormone receptor-mediated transcription and thyroid hormone-induced, Environ Health Perspect. 2011 Feb;119(2):168-75.
[15] Ibhazehiebo K, Iwasaki T, Okano-Uchida T, Shimokawa N, Ishizaki Y, Koibuchi N.Neurotoxicology. Suppression of thyroid hormone receptor-mediated transcription and disruption of thyroid hormone-induced cerebellar morphogenesis by the polybrominated biphenyl mixture, BP-6. Neurotoxicology. 2011 Aug;32(4):400-9.
[16] Herbstman JB, Sjödin A, Kurzon M, Lederman SA, Jones RS, Rauh V, et al. 2010. Prenatal Exposure to PBDEs and Neurodevelopment. Environ Health Perspect :-. doi:10.1289/ehp.0901340
[17] Avis de l’Anses Rapport d’expertise collective, Usages dans les produits de consommation et évaluation des risques sanitaires liés aux jouets en mousse « tapis puzzle », juillet 2011.