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mercredi 28 janvier 2015

L’argile, le remède miracle de l’Antiquité

L’argile, le remède miracle de l’Antiquité

L'argile, le remède miracle de l'Antiquité

Avant propos : la source date des années 1970. Les indicateurs temporels sont donc à remettre dans le contexte de l'époque. Il est à noter aussi que lorsque l'on parle de laboratoires pharmaceutiques, on ne parle pas des lobbys de notre époque actuelle.
A noter aussi qu'il est préférable d'avoir un diagnostic correct de la part d'un médecin avant de commencer tout traitement.

Bonne lecture !  
Du point de vue de la forme sauf lorsqu'on s'amuse à la modeler, l'argile n'a évidemment rien qui puisse rappeler un légume ou un fruit. Mais, comme les végétaux qu'elle porte et enrichit, elle contient de nombreux minéraux et oligo-éléments en quantité. Elle est comme eux pourvue d'innombrables pouvoirs. Aussi ai-je cru devoir lui consacrer quelques pages dans le cadre de ce travail.
Tout ce que j'ai dit au sujet du chou et de ses applications, par voie interne ou externe, pourrait être répété presque mot pour mot en ce qui concerne l'argile. Cette thérapeutique très ancienne est en effet d'une puissance rare et son seul tort est certainement d'avoir été trop connue donc vulgarisée, pour ne pas dire : aux yeux de certains devenue vulgaire. Cependant,  il est facile de retrouver dans la littérature des siècles passés des exemples étonnants de guérisons dans une foule d'affections souvent graves.
L'argile semble posséder a peu près toutes les qualités. C'est un agent très puissant de régénération physique. On le comprend mieux maintenant qu'on a découvert les oligo-éléments utilisés en thérapeutique. La composition de l'argile nous permet d'expliquer son action reminéralisanterééquilibrante, également antitoxique. Toutes ces propriétés étaient bien connues dans l'Antiquité et aux siècles passés.
Il semble qu'au sujet de l'argile, comme en d'autres domaines, certains travaux anciens aient été perdus. Nous savons toutefois que les Égyptiens l'utilisaient pour la momification de leurs défunts (propriétés antiseptiques de l'argile).
Dans un de ses ouvrages, Zimmermann écrit : "... Aux malades qui viennent montrer à Jésus leurs membres noueux et leurs difformités... il leur indique un endroit au bord du fleuve, où se trouve de la boue chauffée par les rayons du soleil". Et Jésus de leur dire : "Enfoncez vos pieds dans cette boue afin que l'embrassement de l'ange de la Terrepuisse tirer de vos os toutes les impuretés et toutes les maladies qui les rongent. Alors vous verrez comme Satan et vos douleurs seront chassés par l'embrassement de l'ange de la Terre. Et les grosseurs de vos os se dissoudront et vos membres se redresseront et vous  serez délivrés de toutes douleurs."
Ce texte ne nous renseigne évidemment pas sur le membre et la qualité des guérisons enregistrées à l'époque par ce moyen thérapeutique. Si on le prend à la lettre, l'argile paraît avoir été douée, il y a fort longtemps, de certaines puissantes vertus disparues de nos jours. Il  ne nous viendrait en effet plus à l'idée de traiter des tumeurs ou des déformations osseuses par des emplâtres d'argile, sauf en traitement d'appoint.
Est-ce à dire que certaines populations privées d'autres moyens n'utilisent pas encore pour soigner de tels cas les seuls emplâtres ou bains d'argile et n'en obtiennent pas satisfaction ?
Il se peut néanmoins qu'appliqués à certaines lésions osseuses, les emplâtres ou bains d'argile n'entraînent plus de nos jours les bienfaits observés autrefois en raison, soit d'accoutumance (?) portant sur plusieurs générations, soit de modifications physiologiques survenues chez certains groupes humains (de civilisation occidentale par exemple). Les composantes biologiques de nos contemporains sont en effet certainement quelque peu différentes de celles de l'homme qui vivait il y a deux ou trois mille ans. Ainsi, il n'y a pas encore un demi-siècle, on estimait que le taux normal de la cholestérolémie se situait entre 1,80 g et 2,20 g par litre. Actuellement, nombre d'auteurs pensent qu'il peut être porté à 2,40-2,50 g.
Ainsi les réactions aux thérapeutiques peuvent-elles se modifier en fonction des modalités physiologiques du moment. Peut-être est-ce là une des explications possibles à certaines "modes thérapeutiques" parfois décriées : les médications nouvelles prenant le relais d'anciennes devenues à la longue inactives.
En Indochine, dans les années 1950-1953, beaucoup de médecins ont remarqué que certains médicaments, devenus inopérants pour les blessés français, étaient très favorables lorsqu'ils étaient administrés aux Vietnamiens.
Il semble que l'accoutumance aux médications naturelles soit beaucoup plus exceptionnelle et habituellement limitée dans le temps. Mais aussi, pour nombre de contemporains, en raison du long oubli dans lequel il a parfois été tenu, le traitement par l'argile est peut-être susceptible de tenir le rôle de thérapeutique "nouvelle" avec ses diverses possibilités.
Le médecin grec Dioscoride attribuait à l'argile une force extraordinaire.
Pline l'Ancien, Galien, Avicenne en ont longuement parlé dans leurs écrits.
Louis XIV absorbait volontiers de l'argile. C'est que son solide appétit lui causait quelquefois certains désagréments. La littérature nous a d'ailleurs souvent entretenu des fissures anales, des hémorroïdes et autres infirmités de "pléthore" du Roi Soleil. Est-ce la raison pour laquelle, selon Saint-Simon, Louis XIV faisait grande débauche de parfums ?
Dans Sciences et Voyages, on a lu sous la signature de MM. Deribéré et A. Esme : "Marco Polo signalait déjà que les pèlerins sainte de Niabar étaient souvent atteints de fièvre tierce ou quarte qu'ils chassaient en absorbant un peu de terre rouge du lac situé près de la cité".
Plus près de nous, Kuhn (de Leipzig), Strunpf, Just, Kneipp ont beaucoup contribué à la réhabilitation de la thérapeutique par l'argile. Le professeur Strunpf, de l'université de Berlin, prescrivit l'argile à de nombreux malades atteints de choléra asiatique en 1903. Devant les résultats obtenus, un libraire, A. Just, se fit le propagateur de la méthode.
Pendant la première guerre mondiale on ajoutait à la moutarde destinée à certains régiments français une petite quantité d'argile. Contrairement à d'autres unités, ces régiments ne furent pas décimés par la dysenterie. Les troupes russes, également, utilisaient l'argile par voie interne.
La méthode est d'ailleurs toujours employée sous ds formes diverses dans de nombreux milieux populaires. Il est des pays où les malades continuent à se traiter par ingestion d'argile, notamment en Afrique, en Amérique du sud, en Inde où Gandhi en recommandait l'emploi.
La géophagie de certaines peuplades, comme le rappelle G. Feuillet, est en réalité un fait bien connu. Elle apporte à ceux qui en font usage divers sels minéraux et des métaux tels que le fer et le calcium.
En Indochine, j'ai été souvent surpris de l'habitude qu'ont les autochtones de troubler l'eau des ruisseaux avant de la boire. L'explication qu'on nous en a donnée était que l'eau claire recèle "l'esprit malin". En troublant l'eau, on la débarrasse de cet esprit. Je pense que la véritable explication est tout autre et plus simple : il s'agit sans doute d'un acte de salubrité dont les origines ont été oubliées. Les grands ancêtres des Vietnamiens actuels buvaient probablement de l'eau argileuse parce-qu'ils en avaient reconnu les vertus désinfectantes et tonifiantes.
Quoi de plus naturel si l'on se souvient des paroles d'Alexis Carrel : "Nous sommes littéralement faits du limon de la terre. C'est pourquoi notre corps et ses qualités physiologiques et mentales sont influencés par la constitution géologique du pays où nous vivons." Il est d'ailleurs curieux de rapprocher ces mots de la phrase du pasteur Felke : "On guérit le corps plus parfaitement en se servant de l'élément duquel il a été tiré."
Le Dr Keller-Hoerschelmann qui, dans son établissement hospitalier, traitait par l'argile déclarait de son coté que "son usage interne en cas de pleurésie, de péritonite, d'inflammation du bas-ventre, de catarrhe de la vessie, appendicite, calculs biliaires, vers, cancers, ulcères, pleurite, etc.., est d'une efficacité surprenante".
Certains auteurs pensent que notre usage actuel du sel et des eaux minérales n'est, en définitive, qu'une forme déguisée et plus raffinée de la simple ingestion de terre. Il ne saurait, on le conçoit, en présenter les avantages.
En ce qui concerne l'utilisation de l'argile par voie externe, les animaux qui connaissent d'instinct les plantes nécessaires à leur santé savent aussi se plonger dans la boue d'argile lorsqu'ils sont blessés ou malades.
Les hommes l'ont également employée de cette manière depuis les temps les plus reculés et les descriptions abondent dans la littérature.
La "boue des couteliers" qui n'était autre que de l'argile était utilisée, il n'y a pas encore longtemps en France, contre les brûlures. Actuellement, on connaît l'action comparable du kaolin, du silicate d'alumine. Or l'argile est composée pour une grande part de ce dernier produit.
Héritier d'une longue tradition, le curé Kneipp utilisait couramment un mélange d'argile et de vinaigre de vin pour ses cataplasmes et ses emplâtres.
De nos jours, en Allemagne et en Suisse, certains spécialistes physiologues enduisent le thorax de leurs malades d'un emplâtre d'argile chaude conservé plusieurs heures et parfois toute la nuit.
Les propriétés de l'argile sont nombreuses.
Comme on l'a vu précédemment, elle est antiseptique et, comme tous les autres antiseptiques naturels (les essences aromatiques en particulier), elle ne présente pas les inconvénients de certains antiseptiques chimiques usuels qui tuent à la fois les microbes en lésant les cellules composant nos tissus.
Alexis Carrel, avec bien d'autres, a fréquemment parlé "d'intelligence de la nature". L'argile en est certainement pourvue mais cette intelligence, ainsi qu'il l'écrivait, est "inexplicable à l'aide de nos concepts actuels."
Les propriétés bactéricides de l'argile seront mises à profit dans de nombreux états infectieux : entérites, colites, colibacillose, affections pulmonaires ou parasitaires (parasitoses intestinales).
Une plaie purulente traitée par l'argile guérit à une vitesse qui nous étonne. Le pus est éliminé et les tissus se reconstruisent. Comme on l'a dit du chou, l'argile - par voie interne ou externe - attire la suppuration et en définitive désinfecte, dépure l'organisme. 
L'analyse effectuée en mai 1928 par le Pr Laborde, professeur à la faculté de pharmacie de Strasbourg, a permis de constater que l'argile curative est stérile, c'est-à-dire exempte de germes microbiens.
Il semble, par ailleurs, que l'argile soit radioactive, comme d'ailleurs probablement tous les corps. Sa concentration serait selon les cas de 0,3 à 1,25 unité Mache.
A côté de ses propriétés antiseptiques et cicatrisantes, l'argile est un adsorbant remarquable : 5 g suffisent pour décolorer 10 ml d'une solution de bleu de méthylène à 0,1 %.
Elle adsorbe les mauvaises odeurs (désinfection facile des tinettes et vases de nuit). C'est son pouvoir adsorbant qui probablement explique la conservation des oeufs à la mode extrême-orientale. Chacun a entendu parler des "oeufs pourris" des Chinois. Ce ne sont pas des oeufs pourris mais des oeufs qui ont été conservés dans la terre argileuse.
De son pouvoir adsorbant, on peut rapprocher les propriétés antitoxiques de l'argile. 
On a donné une quantité minime d'une solution de strychnine à des rats. Ils moururent quelques minutes plus tard. On a donné la même dose de strychnine à d'autres rats en y ajoutant cette fois un peu d'argile. Les animaux supportèrent le poison dans inconvénient.
Son pouvoir adsorbant est également considérable et a toujours fait utiliser l'argile pour éliminer l'odeur désagréable de certaines huiles médicinales et de certaines matières grasses qui veulent concurrencer le beurre.
L'industrie s'en sert pour la décoction des huiles minérales ou végétales.
C'est la raison pour laquelle l'argile a des propriétés dégraissantes et décolorantes : les blanchisseurs romains foulaient le linge dans de l'eau argileuse (terre à foulon). Or aux Etats-Unis, on utilise chaque année des centaines de milliers de tonnes de terre à foulon, notamment pour le traitement des produits pétroliers.
L'analyse de l'argile verte a donné les chiffres suivants : silice : 49,10 % ; alumine : 14,61 % ; sesquioxyde de fer : 5,65 % ; chaux : 4,44 % ; magnésie : 4,24 % ; oxydes alcalins : 3,08 % ; anhydride titanique : 0,74 % ; humidité : 7,40 % ; perte au feu : 10,85 %
Sa forte teneur en silice l'indique dans de nombreuses affections, en particulier l'artériosclérose, la tuberculose, le vieillissement, les états dégénératifs multiples.
L'importance du magnésium, du fer, du calcium en thérapeutique permet d'expliquer le rôle des cures argileuses dans les asthénies, les déminéralisations, les états cancériniques, les anémies.

L'argile par voie externe

La préparation de la pâte d'argile est très facile. On verse de l'argile dans un récipient en verre, en bois, en faïence, en porcelaine (jamais en métal nu ni en matière plastique), et on remue - en ajoutant de l'eau - jusqu'à obtention d'une pâte épaisse à peine plus malléable que la pâte à modeler. Certains conseillent de couvrir l'argile d'eau et d'attendre quelques heures pour que soit obtenue une bouillie homogène.
On en fera des cataplasmes, épais - selon les indications - de 1/2 à 2 cm, et d'une surface légèrement supérieure à la région traitée.
Les cataplasmes - ou emplâtres - seront selon les cas appliqués froids, tièdes, ou chauds : 
Froids sur les régions enflammées ou le bas-ventre. Ils seront alors renouvelés dès qu'ils seront devenus chauds (quinze, vingt à trente minutes généralement). En cas de sensation persistante de froid, on remplacera l'emplâtre par une application tiède.
Tièdes ou chauds sur la région hépatique, les reins, la vessie, les os. Le cataplasme sera appliqué directement sur la peau, à la rigueur par l'intermédiaire d'une gaze. 
Certaines affections (affections cardiaques, contusions, varices) relèvent - tout au moins en début de traitement - d'applications de compresses préalablement à celles d'emplâtres. Pour les préparer, il suffit d'obtenir une bouillie très claire dans laquelle on plongera un morceau de toile qu'il suffira d'égoutter avant la mise en place.
Compresses et emplâtres seront fixés, selon les régions traitées, par une bande Velpeau, une ceinture de flanelle ou un bandage en T (pour le périnée).
Pour un emplâtre à la nuque, fixer la bande de contention autour du front et non autour du cou.
La durée d'application varie selon les cas de une heure à deux-trois heures, parfois toute la nuit. En cas de sensations désagréables (froid, douleur), on retirera l'emplâtre et on ne le renouvellera que douze ou vingt-quatre heures plus tard. Si le cataplasme sèche trop rapidement, on le remplacera par un autre fraîchement préparé.
Après ablation de l'emplâtre ou de la compresse, enlever les particules restées adhérentes à la peau à l'aide d'un lavage simple à l'eau froide ou tiède.
Le rythme des applications varie suivant les affections à traiter et les réactions du malade :
- Abcès, suppurations diverses : renouveler les emplâtres toutes les demi-heures ou toutes les heures, puis toutes les heures et demie, jour et nuit si nécessaire. On pourra, pour la nuit, remplacer l'emplâtre par une compresse d'eau argileuse que l'on renouvellera une ou deux fois.
- Régions lombaires, abdomen, bas-ventre, région hépatique : les applications peuvent provoquer des réactions plus ou moins vives. Aussi les limitera-t-on à un cataplasme par jour, d'une durée de deux ou quatre heures. On pourra parfois laisser l'emplâtre toute la nuit.
On ne fera pas plusieurs applications en même temps. Dans les cas où les emplâtres seront indiqués en plusieurs endroits (bas-ventre et poumon, par exemple), on respectera une intervalle de deux à quatre heures entre les diverses applications.
On s'abstiendra d'applications d'argile pendant les règles.
Il est nécessaire de jeter l'argile après usage, car elle est imprégnée de toxines. On lavera les gazes, toiles et bandes utilisées.
Toute cure externe d'argile doit être précédée ou concomitante d'un traitement détoxiquant interne par phytoaromatérapie, jus de citron, laxatifs légers, argile en ingestion, alimentation saine, atoxique.
Une fois commencée, la cure à l'argile ne doit pas être - sauf exceptions - interrompue avant le résultat désiré. Elle déclenche en effet un ensemble de processus successifs (drainage, revitalisation) et les stopper dans leur déroulement pourrait être néfaste. Au début même, comme pour nombre d'autres cures actives, on pourra observer une aggravation apparente de l'affection (agrandissement d'une plaie atone, d'un ulcère, recrudescence temporaire des douleurs rhumatismales).
On commencera toujours par des cataplasmes peu épais (1/2 cm), peu étendus, d'une à deux heures. Progressivement, on utilisera des emplâtres de 1 à 2 cm d'épaisseur, de formats plus grands et de plus longue durées. Tout ceci, à la condition que les applications soient bien supportées.
Outre les emplâtres et compresses, l'argile sera utilisée avec profit en poudrage, en guise de talc, tant chez les bébés que chez les enfants et chez les adultes. Sur les excoriations cutanées et les plaies, le saupoudrage d'argile a une action antiseptique et cicatrisante. Il en est de même pour les crevasses, les eczémas, les ulcères, certains cas d'érythème.
Les masques de beauté contiennent très souvent de l'argile. On opérera plus simplement, plus économiquement et de manière efficace, en utilisant de l'argile et poudre dont on fera une pâte avec moitié eau, moitié jus de concombre, de tomate ou de raisin (R. Dextreit). Cette pâte sera étendue en couche mince sur tout le visage et conservée tant quelle sera humide (quinze minutes à une demi-heure généralement). On l'enlèvera à l'eau tiède. Cette pratique, une fois par semaine, ne présente que des avantages.
On pourra traiter de la sorte l'acné, les éruptions du visage, la couperose, les rides.
L'argile en poudre, mélangée à de l'huile d'olive, donne une crème adoucissante également efficace dans tous ces cas.
Par ailleurs, l'argile peut être utilisée en injections vaginales et en lavements, à la dose de 3 à 4 cuillerées à soupe par litre d'eau, légèrement tiédis (pertes blanches, métrites, colites, rectites, parasitoses intestinales).
Pour les malades justiciables de bains de boue qui n'auraient ni le temps ni les moyens de se rendre dans une station thermale spécialisée, voici le moyen de bénéficier, malgré tout, de cette méthode thérapeutique. On préparera une bouillie d'argile en quantité suffisante pour remplir une cuve ou un baquet. Le bain pourra être utilisé plusieurs fois. Il suffira d'y ajouter, à chaque fois, une quantité suffisante d'eau chaude.
La durée de ces bains sera de cinq-dix minutes au début, puis quinze à vingt minutes. Ils seront pris tous les deux jours ou deux fois par semaine, pendant un mois. Répéter, si besoin, après une interruption de trois à cinq semaines.
Ces bains sont indiqués notamment dans l'arthritisme, les affections rhumatismales ou osseuses, également dans l'anémie.
Des bains locaux seront pratiqués dans les cas de rhumatismes des mains ou des pieds.
Il semble profitable de composer les préparations d'argile avec de l'eau salée (au sel marin, s'entend). L'activité de l'argile en paraît augmentée.
De par sa composition, le sel marin non raffiné a toujours occupé une place importante dans le traitement de nombreuses affections. Il contient du magnésium, du brome, de l'iode, du cuivre, du nickel, de l'or, du cobalt, du sodium, du phosphore, du calcium, à l'état de sels divers, en substances pondérables ou sous forme de catalyseurs. Aussi intervient-il obligatoirement dans les carences et procède-t-il puissamment aux phénomènes d'oxydoréduction. Ses pouvoirs bactéricides, tonifiant et cytophylactique sont depuis longtemps reconnus et largement utilisés.
Le sel marin peut être tenu pour l'intermédiaire entre la mer et la terre. Comme l'argile, il semble attirer les toxines.
L'eau salée est indiquée pour le lavage des plaies, les gargarismes, les bains de bouche (dans l'arthrite dentaire et la pyorrhée, il est recommandé de faire, chaque matin et plusieurs fois par jour, des bains de bouche avec de l'eau très salée : 1 cuillerée à soupe de sel marin pour 1 verre d'eau).
Les bains d'eau salée sont tonifiants, antiscrofuleux, antianémiques : 2 à 3 Kg de sel marin pour un bain chaud de quinze à vingt minutes pour les adultes. 1 Kg pour un enfant de moins de 12 ans. On prendra, de la sorte, un à deux bains par semaine.
Les bains de pieds chauds d'eau salée (3 poignées de sel marin) ont des vertus comparables.
Dans certains cas de déséquilibre endocrinien, on ajoutera au bain chaud salé une décoction de varech vésiculeux (le goémon) ou de laminaria flexicaulis, algues couramment utilisées dans le commerce. (Voir les chapitres : algues, laminaires, varech).
Les cataplasmes préparés avec le varech vésiculeux et du sel ont, par ailleurs, des propriétés amaigrissantes.
Sel marin, eau salée font immédiatement penser à l'eau de mer dont les vertus thérapeutiques, connues depuis des millénaires, ont été expliquées scientifiquement par de multiples travaux, particulièrement ceux de Quinton.
La composition de l'eau de mer est très complexe : sodium, potassium, lithium, césium, rubidium, calcium, strontium, baryum, magnésium, aluminium, titane, fer, manganèse, cobalt, zinc, cuivre, plomb, argent, arsenic, étain, brome, iode, phosphore, acide sulfurique, fluor, chlore, ammoniaque, silice, matières organiques basiques et acides, acides organiques, matières colloïdales, radioactivité (cité par laboratoire de la Biomarine).
Sa complexité est telle qu'on n'a pu la reconstituer et que les tentatives d'élevages d'animaux et de cultures végétales dans l'eau de mer artificielle se sont soldées par des échecs.
Mais on connaît, depuis longtemps, les effets souvent remarquables des bains chauds d'eau de mer dans les rhumatismes, les arthroses, les affections gynécologiques, les syndromes douloureux dans leur ensemble. Un de mes amis, vieux médecin breton familiarisé depuis de nombreuses années avec les thérapeutiques par l'eau de mer, préconise depuis longtemps un traitement original des tuberculoses osseuses. Il s'agit simplement d'un radeau sur lequel seraient allongés les malades, de telle sorte que la mer les recouvre presque entièrement. Un canot à moteur tirerait le radeau. A l'action de l'eau salée s'ajouterait ainsi un massage doux, à la fois tonifiant tissulaire.
Je rappellerai brièvement que certains produits pharmaceutiques ne sont autres que des dilutions isotoniques d'eau de mer prélevée à 10 ou 20 m de profondeur. L'identité de ces solutions avec le milieu intérieur des animaux supérieurs est telle qu'il est possible d'y faire vivre des cellules isolées, en particulier les globules, blancs et rouges, du sang. Aussi, ces préparations ont-elles acquis, depuis de nombreuses années, une place de choix dans le traitement de nombreuses affections, par une régénération véritable de l'organisme : remplacement graduel du milieu intérieur, appauvri ou souillé, par le milieu le plus propre au développement et à l'activité maxima des cellules. En sont justiciables des affections très diverses, telles que :
- Chez les nourrissons : la toxicose, les gastro-entérites, l'anorexie, certains eczémas.
- Chez l'enfant et l'adulte : les syndromes dysentériques, l'entérite et la constipation, de nombreuses affections cutanées, la tuberculose, certaines affections endocriniennes et gynécologiques, les rhinites, sinusites, certaines myélites, la sénescence, l'anémie, l'asthénie, les modifications de terrain.
L'eau de mer peut-être utilisée telle quelle, par voie buccale, dans tous les syndromes et affections précités.
Voici maintenant - bien que le sujet soit quelque peu éloigné de l'argile - quelques mots à propos du sable et de ses applications.
Les bains de sable ont des indications multiples : débilité, déminéralisation, rachitisme, affections osseuses, arthritisme, rhumatismes. Hérodote, environ 5 siècles avant J.-C., en relevait les applications dans l'asthme, les congestions pulmonaires, la goutte, certaines paralysies, la maigreur, l'hydropisie, les névralgies.
Pour les prendre, il suffit de creuser légèrement la couche de sable, de s'allonger dans la fosse et de se faire recouvrir d'une bonne épaisseur de sable, la tête exceptée, bien entendu, qu'une ombrelle protégera du soleil. Ces bains seront pris en dehors des périodes digestives et ne devront pas excéder, au début, quinze minutes pour arriver, en huit à dix jours, à un total d'une heure par jour à répartir sur deux ou trois séances.
Comme pour les bains de mer ou de rivière, on évitera d'être indisposé par une sensation de froid.
Les cataplasmes de sable devront être également - en de nombreuses circonstances - présents à l'esprit. On fait chauffer du sable (de mer ou, à défaut, de rivière) dans une poêle ou dans un four. On le verse dans un petit sac adapté à la région envisagée et on applique chaud. Le cataplasme sera maintenu une demi-heure, 1 heure ou plus, et on le répétera deux à quatre fois par jour (névralgies, déminéralisation).

L'argile par voie interne

L'argile n'est pas plus difficile à absorber que le bismuth ou le kaolin universellement prescrits. Elle semble en outre, pour certains auteurs, supérieure à ces produits et ses indications sont beaucoup plus vastes. De tout temps d'ailleurs l'argile a fait partie de multiples préparations pharmaceutiques et récemment encore un laboratoire en a lancé une supplémentaire sur le marché.
Il convient d'adopter une argile grasse finement tamisée, exempte de sable, non cuite et non mélangée de produits médicamenteux. Il est des argiles vertes, blanches, jaunes, rouges. Quelques essais peuvent permettre de déterminer, pour chacun, la variété la plus active. En principe, l'argile du terroir sur lequel on vit est la plus recommandable. Personnellement, j'utilise l'argile verte d'une manière générale.
La dose quotidienne habituelle est 1 cuillerée à café pour 3/4 de verre d'eau (1/2 cuillerée pour les enfants au dessous de 12 ans). Il peut être utile de commencer par ne boire que l'eau argileuse pendant quatre à cinq jours. Pour certaines affections : dysenteries, affections gastro-intestinales, anémies, tuberculose, on pourra, au contraire, absorber 2 à 3 cuillerées à café par jour.
La préparation doit se faire la veille : on met 1 cuillerée à café d'argile dans 3/4 de verre d'eau, on laisse reposer toute la nuit et, le lendemain matin, on avale après avoir remué. On peut également prendre l'argile au coucher, ou encore une demi-heure avant l'un des deux repas principaux.
En cas de constipation provoquée, diminuer la dose d'argile, augmenter la quantité d'eau et boire la ration en deux ou trois fois dans la journée (une demi-heure avant les repas).
Si la constipation persistait, il faudrait interrompre les ingestions d'argile pendant dix à quinze jours.
Aux enfants qui, manifestement, ne pourraient avaler la solution d'argile, on préparera de petites boulettes d'argile avec une infusion aromatique (bourgeons de pin, eucalyptus, thym, menthe). Ils suceront ces boulettes et en obtiendront les mêmes bienfaits.
D'ailleurs, il est recommandé de sucer de petits morceaux d'argile en cas de gingivites, stomatites, pyorrhée alvéolaire, angines, rhumes.
Selon la posologie de la plupart des auteurs, je fais suivre la première cure d'argile pendant trois semaines. Puis dix jours par mois, ou une semaine sur deux.
La cure d'argile est incompatible avec une alimentation riche en matières grasses, et il est indiqué de boire suffisamment, entre les repas, des citronnades, de infusions ou une eau pure.
L'action bactéricide et antiseptique de l'argile envisagée plus haut est à retenir. Son pouvoir adsorbant lui permet en outre de neutraliser le goût désagréable de certaines eaux.
L'argile peut d'ailleurs être utilisée pour stériliser les eaux de boisson. Il suffit d'en ajouter quelques pincées par litre. En cas d'épidémies, citron ou argile seront employés régulièrement de cette manière.
Dans l'intestin, l'argile absorbe les gaz et les toxines néfastes. On l'administrera, particulièrement, aux malades atteints d'affections contagieuses.
Dans les affections du tube digestif, le plâtrage argileux est supérieur à beaucoup d'autres, en raison de ses propriétés éliminatrices, cicatrisantes et reconstructives (ulcère, cancers, dysenteries, colites, entérites).
Les nouveaux-nés atteints de diarrhées bénéficieront de quelques cuillerées à café quotidienne d'eau argileuse. La constipation est également souvent favorablement influencée par cette médication.
En raison de ses propriétés polyvalentes, l'ingestion d'argile se trouve également indiquée dans l'anémie, le lymphatisme, la furonculose. C'est qu'elle dépure le sang et l'organisme tout entier, neutralise les toxines, apporte au milieu intérieur et aux cellules certaines éléments indispensables à leur vitalité et à leur défense : silice, alumine, fer, calcium, sodium, potassium, magnésium,...
Comme il a été dit à propos du chou, l'analyse de l'argile, toutefois, ne suffit pas à expliquer toutes ses possibilités. Force nous est d'admettre encore - même de nos jours - que nous n'avons pas encore pu trouver d'explication à tous les mystères. Les générations futures le feront vraisemblablement.
Quoi qu'il en soit, l'argile stimule les organes déficients et - comme les oligo-éléments dont elle est richement pourvue - elle semble parfois agir plus par sa présence que par sa masse.
Elle agit sur les glandes endocrines qu'elle régularise, agissant tantôt comme excitant, tantôt comme modérateur.
C'est également un antiparasitaire puissant, et l'utilisateur le constatera souvent par l'examen de ses selles.
Lors de l'analyse qu'il effectua à propos de l'argile, en 1928, le Pr Laborde, professeur à la faculté de pharmacie de Strasbourg, déclarait en conclusion : "La terre curative, prise régulièrement ou périodiquement, est le don purifiant, vivifiant, compensant et guérissant, propriété essentielle de la nature. C'est un puissant dynamogène qui rétablit un équilibre stable en réveillant l'activité des glandes déficientes. Elle entrave les cultures microbiennes, les tue, augmente l'activité du ferment diastasique qui existe dans les cellules et les produits de sécrétions de l'organisme. Elle est douée du pouvoir d'absorber les produits de l'inflammation et active l'excrétion des matières fécales. La terre curative rétablit la force de résistance, rehausse la gaieté et la joie au travail, elle régularise la circulation intracorporelle."
Le Pr Graeser, de son côté, écrit que l'argile devrait devenir un médicament populaire domestique et que toute mère de famille devrait apprendre à le connaître.
"Dans toutes les institutions, casernes, prisons, dans lesquelles les infections s'infiltrent et se propagent si facilement, ainsi que sur les paquebots, la poudre d'argile devrait toujours être à disposition."
"Ce médicament est parfaitement sans danger, même s'il est pris en vain ou en trop grande mesure. Des préparations bien plus dangereuses sont avalées par le public, sans critique et sans examen."

Indications et modes d'emploi de l'argile

(Cf la Préface au début de l'ouvrage, ainsi que les généralités du chapitre 11. En plus, les applications de feuilles de chou ou l'usage de complexes choisis d'essences aromatiques naturelles nous ont paru parfois plus efficaces.)
  • Abcès, anthrax, furoncles, panaris : cataplasmes épais d'une heure environ. S'il y avait sensation de chaleur intense, renouveler un peu plus tôt le cataplasme par un frais. Quatre à six cataplasmes par jour où, en alternance, deux ou trois fois dans la journée,
    - avec des cataplasmes chauds d'oignons cuits au four, laissés un heure,
    - ou avec des applications de feuilles de chou,
    - ou avec des compresses à base d'un mélange d'essences aromatiques naturelles (Tégarome).
    Poursuivre quelques jours après la fin de la suppuration.
    Traitement général adapté, désintoxication (régime, plantes).
    Argile par voie interne chaque matin.
  • Abcès dentaires : cataplasmes d'argile sur la joue, qu'on renouvellera toutes les deux heures.
    Bien entendu, consultation dentaire.
  • Acné : applications, deux à trois fois par semaine, d'eau argileuse ou de boue, qu'on laisse sécher. Laver vingt minutes plus tard, à l'eau pure ou à l'eau de rose, et appliquer du jus de citron. Argile par voie interne, chaque matin.
  • Adénites (voir abcès).
  • Aérophagie (voir ulcère gastrique).
  • Affections nerveuses (tics, chorée, convulsions, spasmes, épilepsie, paralysies) : cataplasmes d'argile à la nuque, sur la colonne vertébrale et le bas-ventre. Frictions des membres et de la colonne vertébrale.
    Argile par voie interne : 1 cuillerée à café dans 1/2 verre d'eau, chaque jour, pendant des périodes de dix-vingt jours.
    Consultation médicale nécessaire.
  • Albuminurie (voir reins).
  • Angine, laryngite : cataplasmes d'argile sur la gorge, trois ou quatre fois par jour, chaque fois de deux heures. Gargarismes à l'eau salée, à l'eau citronnée, à l'eau argileuse, ou avec une décoction de feuilles de ronce, avec un mélange choisi d'essences aromatiques naturelles largement étendu d'eau tiède (Tégarome).
  • Anthrax (voir abcès).
  • Arthrite dentaire, pyorrhée : alterner, en dentifrice, l'argile et l'eau très salée (1 cuillerée à soupe de sel marin brut pour 1 verre d'eau).
    Cette eau salée doit être utilisée chaque jour en bain de bouche de deux à trois minutes.
    Sucer un petit morceau d'argile dans la journée et au coucher.
  • Asthénie (voir fatigue générale).
  • Asthme, bronchites : cataplasmes tièdes d'argile sur la poitrine et le dos : deux à quatre heures par jour.
    Inhalations d'essences aromatiques naturelles.
  • Blépharites (voir yeux).
  • Blessures (voir plaies).
  • Bronchites (voir asthme).
  • Brûlures : cataplasmes épais d'une heure, en intercalant une gaze entre la brûlure et l'argile. Ne pas enlever la gaze si elle est adhérente aux tissus. L'argile évite l'infection, élimine les cellules nécrosées, favorise la cicatrisation. Renouveler toutes les deux heures, y compris la nuit, jusqu'à formation de tissus neufs. On se contentera alors de trois ou quatre applications de deux heures chaque jour, puis une ou deux jusqu'à cicatrisation. La cicatrice est généralement de bonne qualité. Pour les brûlures des mains et des pieds, plonger le membre dans un récipient contenant de la boue d'argile, pendant une heure. Renouveler deux fois par jour. Entre chaque application, pansement de tulle gras.
    Egalement : complexe spécial d'essences aromatiques naturelles. Voir aussi : Chou... et, pour les brûlures graves, le médecin.
  • Cardiaques (affections) : commencer par des compresses d'eau argileuse à 18-20°, d'une demi-heure d'abord, puis, au bout de quelques jours, d'une à deux heures.
    Si les compresses sont bien supportées, huit à dix jours plus tard, les remplacer par des cataplasmes minces (1/2 cm), légèrement tièdes, à conserver une à deux heures.
    On pourra quelques jours plus tard, s'il est bien toléré, laisser le cataplasme six à huit heures en place.
    Mais, avant tout, voir un médecin.
  • Chorée (voir affections nerveuses).
  • Cirrhose (voir foie).
  • Coeur (voir cardiaques).
  • Coliques hépatiques (voir foie).
  • Coliques néphrétiques (voir reins).
  • Colites (voir constipation).
  • Congestion cérébrale et insolation : cataplasmes froids d'argile à la nuque : durée une heure. Renouveler plusieurs fois par jour. En même temps, cataplasmes sur le bas-ventre (deux fois deux heures par jour).
    Poursuivre pendant quelques jours.
    On peut alterner avec les applications de feuilles de chou.
  • Conjonctivite (voir yeux).
  • Constipation : cataplasmes d'argile froids sur l'abdomen : deux fois deux à trois heures par jour et toute la nuit si besoin. Argile par voie interne : 1 cuillerée à café dans 1/2 verre d'eau, chaque jour, pendant des périodes de dix à vingt jours (stopper si la constipation n'est pas rapidement améliorée).
  • Contusions : cataplasmes froids d'argile d'une durée d'une à deux heures. Renouveler plusieurs fois par jour.
    Compresse d'eau argileuse pour la nuit.
    Egalement applications de feuilles de chou.
  • Convulsions (voir affections nerveuses).
  • Coryza (voir sinusites).
  • Cystite (voir vessie).
  • Déminéralisation (voir fatigue générale).
  • Dermatoses : Argile par voie interne chaque matin.
    Phytothérapie appropriée.
    Localement : badigeons, une ou deux fois par jour, d'argile qu'un laisse sécher. Laver vingt minutes plus tard.
  • Diarrhées, dysenterie (entérites, colites) : voir constipation.
  • Douleurs gastriques (voir ulcère gastrique).
  • Douleurs rhumatismales, névralgies : cataplasmes d'argile, froids ou tièdes en cas de crises aiguës, chauds dans les états chroniques. Deux à trois applications par jour, de deux à quatre heures, ou toute la nuit. Une seule application par jour pour un traitement d'entretien.
  • Eczémas (voir dermatoses).
  • Entérite (voir constipation).
  • Épilepsie (voir affections nerveuses).
  • Estomac (voir ulcère gastrique).
  • Fatigue générale (également anémie, neurasthénie, lymphatisme, rachitisme) : Argile par voie interne : 1 cuillerée à café dans un verre d'eau, chaque jour, pendant des périodes de dix à vingt jours.
    Egalement : ingestions d'eau de mer.
    Cataplasmes d'argile tiède à la nuque et sur le bas-ventre (deux à trois heures si bien tolérés).
  • Foie, vésicule biliaire (ictère, cirrhose, congestion, coliques hépatiques, tumeurs) : cataplasmes froids légers laissés en place deux heures (s'il n' a pas de sensation de refroidissement, de malaise, de douleurs). Si les applications sont bien supportées, utilise quelques jours plus tard des cataplasmes plus épais (2 cm).
    Dans le cas contraire, appliquer un cataplasme tiède, ou chaud. Celui du soir peut être conservé toute la nuit s'il ne provoque aucun trouble.
  • Furoncles (voir abcès).
  • Furoncles et follicules des narines : applications répétées, d'une heure chacune, d'une boulette d'argile introduite dans la narine. (Voir abcès).
    Triturer ces furoncles pourrait être très dangereux. Consultation médicale préférable.
  • Gangrène (voir plaies).
  • Gastrite (voir ulcère gastrique).
  • Goitre : cataplasmes d'argile sur toute la face antérieure du cou. A conserver toute la nuit.
  • Goutte (voir douleurs rhumatismales).
  • Hémorroïdes : petits cataplasmes d'argile froids d'une à deux heures. On peut alterner avec des applications de feuilles de chou. Traitement général indispensable.
  • Ictère (voir foie).
  • Impétigo (voir dermatoses).
  • Insolation (voir congestion cérébrale).
  • Intestin (voir constipation).
  • Jambes (varices, syndromes vasculaires divers) : Enduire la jambe d'une couche d'argile liquide. Laisser en place une heure et laver. Une ou deux fois par jour. On peut alterner avec des applications de feuilles de chou.
    Traitement général indispensable.
  • Jaunisse (voir foie).
  • Laryngite (voir angine).
  • Lithiase (voir reins).
  • Lumbago : cataplasmes d'argile tièdes ou chauds, un ou deux par jour, de deux à quatre heures, ou toute la nuit en l'absence de troubles.
  • Lymphatisme (voir fatigue générale).
  • Masque de beauté (voir acné).
  • Métrites : injections vaginales quotidiennes avec 2 cuillerées à café d'argile pour un bock d'eau tiède. Consultation gynécologique.
  • Migraines : cataplasmes d'argile alternés sur front et nuque : sur le front, l'argile froide pendant une heure, sur la nuque, argile tiède ou chaude pendant deux heures.
    Prendre des bains de pieds chauds.
    (Traitement de la cause indispensable : foie, ovaires...).
  • Morsures (voir plaies).
  • Nécroses (voir plaies).
  • Néphrites (voir reins).
  • Nerfs (voir affections nerveuses).
  • Neurasthénie (voir fatigue générale).
  • Névralgies (voir douleurs rhumatismales).
  • Névroses : argile par voie interne : 1 cuillerée à café dans un verre d'eau chaque jour, pendant des périodes de dix à vingt jours.
    Cataplasmes d'argile sur la nuque, d'une à deux heures, trois à quatre fois par jour. Applications sur le front, le bas-ventre et la colonne vertébrale.
  • Noevus (voir verrues).
  • Otites : cataplasmes sur l'oreille et la débordant, surtout en arrière. A renouveler toutes les heures ou deux heures. Pour les affections légères ou chroniques, un ou deux cataplasmes de deux heures chaque jour.
    Trois fois par semaine, quelques gouttes de citron dans l'oreille (sauf en cas de tympan perforé). On peut, la veille, mettre quelques gouttes d'huile d'olive tiède dans l'oreille. Consultation O.R.L.
  • Palpitations (voir cardiaques).
  • Panaris (voir abcès).
  • Papillomes (voir verrues).
  • Paralysies (voir affections nerveuses).
  • Pertes blanches (voir métrites).
  • Plaies : cataplasmes froids d'argile, d'une durée d'une à deux heures, à renouveler deux à trois fois par jour. Laver ensuite à l'eau salée, puis placer une compresse d'eau argileuse. On a pu constater des cas où les corps étrangers avaient été attirés par l'argile.
    (Les cataplasmes d'argile agissent favorablement dans les cas d'adhérences ou de cicatrices).
  • Plaies atones (voir plaies infectées).
  • Plaies (infectées, gangréneuses) : cataplasmes épais d'une heure environ. A renouveler plus tôt en cas de douleurs ou sensation de chaleur insupportable. Six à huit fois par jour. La nuit : pansement humide de décoction de buis (40 g de feuilles par litre d'eau, bouillir à réduction de moitié), ou avec une solution étendue d'essences aromatiques choisies.
    N.B. (notez bien que) au début du traitement, il y a généralement une aggravation apparente (extension de la plaie ou de l'ulcère) due à l'élimination des tissus nécrosés.
  • Pleurésies : cataplasmes localisés tièdes en alternant poitrine et dos, un jour sur deux (un ou deux cotés) deux à trois heures. En même temps, cataplasmes froids sur le bas-ventre un jour sur deux alternés avec cataplasmes tièdes sur la région hépatique, deux à quatre heures.
    Trois semaines plus tard, on pourra appliquer journellement un cataplasme tiède sur la poitrine et sur le dos (trois à six heures.
    Egalement : Essences aromatiques par la bouche et en inhalations, nombreux traitements préconisés. Voir le médecin d'urgence.
  • Prostatisme : cataplasmes d'argile froids alternés avec des applications de feuilles de chou : une à deux fois par jour, de deux à trois heures.
  • Pyorrhée (voir arthrite dentaire).
  • Rachitisme (voir fatigue générale).
  • Reins (néphrites, coliques néphrétiques, lithiase, albuminurie), argile par voie interne : 1 cuillerée à café dans un verre d'eau, chaque jour, pendant des périodes de dix à vingt jours.
    Cataplasmes d'argile froids alternés avec des applications de feuilles de chou : une à deux fois par jour, de deux à trois heures.
  • Rhumatismes (voir douleurs rhumatismales).
  • Rhume (voir asthme).
  • Salpingites (voir métrites).
  • Sénescence (voir fatigue générale).
  • Sinusites : Respirer de l'eau argileuse, deux à trois fois par jour (1 cuillerée à café d'argile dans 1 tasse d'eau, préparée vingt-quatre heures à l'avance). Répéter plusieurs fois pour chaque narine.
    Egalement : Inhalations avec un mélange d'essences aromatiques (eucalyptus, thym, aiguilles de pin, lavande), ou avec Climarome (produit hygiène).
    Si besoin : Cataplasmes d'argile le long des ailes du nez et sur le front.
  • Spasmes (voir affections nerveuses).
  • Tics (voir affections nerveuses).
  • Toux (voir asthme).
  • Tuberculose (voir pleurésies).
  • Tumeurs :
    1) Se souvenir que, souvent, les cancers sont des affections générales et que la tumeur n'en est que la manifestation locale. Grande importance par conséquent du traitement général et d'une alimentation biologique.
    Voir un médecin le plus tôt possible.
    Localement toutefois application de cataplasmes d'argile.
    Commencer par des cataplasmes minces (1/2 cm) une fois par jour, d'une durée de une à deux heures. En même temps, un cataplasme sur la partie sous-ombilicale de l'abdomen pendant deux heures.
    Une semaine plus tard, deux cataplasmes par jour, sur la tumeur (deux à trois heures), un sur le bas-ventre.
    Une semaine plus tard, deux cataplasmes épais (2 cm) par jour sur la tumeur, pendant deux à trois heures. Continuer sur le bas-ventre.
    Durée de l'application non précisée. La méthode ne semble pas entraîner de miracles.
    2) Tumeurs bénignes : Un cataplasme ou deux chaque jour (deux à trois heures chaque fois).
    Pas de miracles non plus.
  • Ulcères (voir plaies infectées).
  • Ulcère gastrique : cataplasmes quotidiens d'argile sur le creux épigastrique, entre les repas (deux heures après les repas, enlever une heure après le repas suivant).
    Par voie interne : 1/2 cuillerée à café d'argile dans 1/2 verre d'eau, une demi-heure avant les repas.
    (Voir chou).
  • Varices (voir jambes).
  • Verrues, papillomes, noevus : Application d'une petite quantité d'argile laissée en place une à deux heures. Renouveler plusieurs fois par jour. Ce traitement peut demander plusieurs semaines et est souvent inefficace.
    L'intervention du médecin est généralement indiquée.
  • Vers (voir constipation).
  • Vésicule biliaire (voir foie).
  • Vessie : Deux cataplasmes par jour, de deux à quatre heures chaque fois, sauf s'il y a sensation de refroidissement ou malaise quelconque - loin des repas et jamais pendant les règles.
  • Vieillesse (voir fatigue générale).
  • Yeux (irritations diverses, conjonctivites, blépharites) : consultation ophtalmologique souvent indiquée.
    Un traitement général est souvent indiqué.
    Localement : cataplasme d'argile dans la gaze, appliqués sur l'oeil fermé (une à deux fois par jour, si nécessaire, jusqu'à la guérison).
    Par ailleurs, lotions et lavages des yeux avec camomille, eau salée... également cette formule du Dr Leclerc :
    - Feuilles de plantain 10 g
    - Fleurs de mélilot 5 g
    - Fleurs de bleuet 5 g
    En infusion de quinze minutes dans 250 g d'eau bouillante. Passer à travers un linge (bains oculaires, lotions).
    Citron : 1 goutte dans chaque oeil, deux ou trois fois par semaine.
  • Yeux larmoyants (obstruction des voies lacrymales) : Citron dans l'oeil, cataplasme d'argile sur les yeux et le long des ailes du nez.
    Voir un médecin.
Témoignage d'un métanaute : 
Ma grand mère m'a soignée des verrues qui ne partaient pas en une seule fois juste avec de l'argile et une feuille de choux ; en une nuit plus rien...remèdes de grands mère ça marche toujours.  Elle appelait ça un cataplasme mais il faut les deux, argile épais sur verrues et feuille de choux autour, tu finis par une bande,un bisou plein d'amour et au lit. Le lendemain tu retires le tout, tu frottes un peu l'argile, les verrues disparaissent Merci Mamie "Blue" ( à cause de ses cheveux bleu argentes).