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Les donateurs de l'Institut Curie, organisme de recherche en cancérologie, risquent de tomber de haut. Selon un rapport de la Cour des comptes, cité par Mediapart, l'utilisation des dons manque de transparence. Alors que l'Institut s'apprête à licencier une soixantaine de salariés, on apprend "qu'une partie des dons et des legs, « anormalement imputée sur les missions sociales », ont servi à payer les primes de l'équipe de direction et des chefs de services et départements", explique Mediapart.


Concrètement, "chaque année de 2010 à 2013, un montant de 1 million d'euros a ainsi été affecté à des « mesures sociales » consistant pour l'essentiel en des primes (ainsi qu'en un soutien à la formation et une aide à la garde d'enfants), précise le site d'information. Ainsi, en 2013, ce million a servi à financer 757 810 euros de primes diverses, dont 91 408 à l'équipe de direction, plus 171 283 euros de soutien à la formation, ainsi que le salaire d'un agent d'accueil. Outre qu'il est peu approprié de qualifier des primes de « mesures sociales », la Cour note que dans certains documents l'expression « activités médicales » est utilisée, « ce qui nuit à la transparence de l'information interne »". 

Pire : le coût total de la rémunération de l'ancien directeur de l'Institut atteint 2,3 millions d'euros en deux ans (l'équivalent de son salaire et du coût de son licenciement). Une somme financée... par les dons à hauteur de 1,1 million d'euros. Le nouveau président de l'institut assure avoir mis fin à ses dérapages fin 2014.