Rechercher dans ce blog

Translate

abonnement gratuit par Email à médika ethno échoppe. entrer votre adresse mail

jeudi 30 avril 2015

Centrafrique : le fils Fabius se servirait 

allègrement en franc-diamant, pire que VGE…


Il a beau justifier ses gains par la chance, celle-ci étant l’explication pouvant être mise en avant  par les ludomaniaques, « Thomas-m’a-dit » est incontestablement un repris de justice puisqu’il a essuyé une condamnation en 2011 pour abus de confiance. Ses activités en Afrique gravitent autour du diamant et sa filiation heureuse avec la patron du Quai d’Orsay est de nature à lui ouvrir grandes ouvertes toutes les portes de l’affairisme opaque, notamment lorsque l’on sait que les dirigeants de ce continent sont à la recherche d’appuis occidentaux. Le nom de Pasqua, dont les hommes de main sont encore actifs sur le terrain, revient à tous les coups dans une Afrique saignée à blanc par des prédateurs insatiables.

Lampedusa-AfriqueLe fils du ministre des affaires étrangères, Thomas Fabius, porte plainte contre Mondafrique et contre l’avocat Robert Bourgi. Après “Papa-m’-a-dit”, le surnom de Jean-Christophe Mitterrand, le fils de l’ancien président, voici “Thomas-m’a-dit”. Dans plusieurs articles, Mondafrique avait pointé les étranges habitudes du fils Fabius sur le continent. Selon les révélations de l’hebdomadaire ‘Le Point’ cet été, le jeune entrepreneur de 33 ans aurait contracté une dette de 2 millions d’euros au casino de Monaco effacée par des gains qu’il affirme avoir acquis dans des salles de jeux londoniennes. La justice s’interroge sur l’origine de cette « cagnotte anglaise » de 11 millions d’euros. Une piste africaine ?
A nouveau dans le collimateur de la justice pour avoir laissé une ardoise de 2 millions d’euros sur le tapis vert du casino de Monaco, Thomas Fabius n’en est pas à sa première affaire. En France ou à l’étranger.
L’Afrique, c’est chic
Aperçu à plusieurs reprises dans les boîtes de nuit de la capitale centrafricaine Bangui où son père est l’un des meilleurs soutiens de la présidente Catherine Samba Panza, Thomas Fabius est soupçonné d’y faire des affaires. Mais de quel genre ?  

Interrogé lors d’un entretien avec Mondafrique en avril dernier, l’avocat Robert Bourgi évoque les pistes suivantes : « Vous savez, même si je m’exprime peu, je suis au courant de beaucoup de choses. Je me suis laissé dire qu’il y était parce qu’il y a des choses à gratter là-bas, si vous voyez ce que je veux dire. Je ne porte aucune accusation mais le diamant a tourné la tête et tournera la tête à beaucoup de gens, pendant l’ère Hollande, Sarkozy, Chirac et Mitterrand »

Il poursuit  en mentionnant de possibles relations de Thomas Fabius « avec des Corses, au Mali ». A l’époque, les relations entre Michel Tomi, ancien lieutenant corse de Charles Pasqua à la tête d’un empire de casinos en Afrique et le président malien IBK n’ont pas encore été révélées. Des propos qui ont poussé Thomas Fabius à porter plainte contre Mondafrique et Robert Bourgi.

Démêlés de justice

En France, le fils du ministre des Affaires étrangères est aujourd’hui de nouveau soupçonné par la justice. Selon le journal Le Point, Thomas Fabius aurait contracté une dette de 2 millions d’euros au casino de Monte-Carlo, soit bien au-delà du seuil autorisé. Une bienveillance que la société d’Etat monégasque SBM qui gère l’établissement justifie au regard de gains s’élevant à 11 millions d’euros que Thomas Fabius aurait acquis dans deux casinos de Londres. Toujours selon les informations du Point, il s’agirait des clubs Crow Aspinalls et Les Ambassadeurs, deux établissements chics de la capitale britannique où Thomas Fabius a pu ouvrir une table malgré une condamnation en 2011 pour abus de confiance. La SBM aurait par ailleurs volontairement effacé un tiers de la dette du fils du ministre des affaires étrangères. 

Pour rappel, en 2013, le jeune entrepreneur de 33 ans faisait déjà parler de lui dans le cadre d’une information judiciaire pour « faux », « escroquerie » et « blanchiment ». Les policiers de l’Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) ont notamment enquêté sur les circuits financiers empruntés par Thomas Fabius. Une enquête préliminaire avait par ailleurs été ouverte en 2012 avec un signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, au sujet du rapatriement d’un million d’euros en provenance de Macao, justifié comme un gain au poker. A cette occasion, l’enquête a révélé que Thomas Fabius était le propriétaire d’un luxueux appartement de 285 m2 à St-Germain-des-Prés acheté en 2013 alors même qu’il ne déclare aucun revenu en France…

Les nouvelles révélations du Point poussent aujourd’hui la justice à s’intéresser d’encore plus près à la fortune personnelle du fils Fabius. Les policiers se demandent si le jackpot décroché dans des conditions opaques outre-Manche n’aurait pas servi à dissimuler la provenance douteuse de fonds. Et Le Point de s’interroger sur les activités de Thomas Fabius en Afrique où on le croise parfois, avec des affairistes corses au Mali, ou des diamantaires en Centrafrique. La piste africaine, tout comme celle d’un héritage dissimulé au fisc, reste donc totalement ouverte.
Fin_de_Chapitre