Rechercher dans ce blog

Translate

abonnement gratuit par Email à médika ethno échoppe. entrer votre adresse mail

mercredi 29 avril 2015

Discrimination en milieu scolaire


france2_naguèreCette jeune fille pudique qui s’est présentée au collège portant une tenue vestimentaire décente (une jupe longue et un bandeau) s’est vue interdire l’accès au motif que sa tenue répondait à une appartenance religieuse et qu’elle en était un signe extérieur. En quoi une telle façon de s’habiller pouvait-elle gêner qui que ce soit, si ce n’est ceux qui appellent à la dégradation des mœurs et à la sexualisation précoce ? Il était une fois la France…
Un collège du Val-de-Marne a décidé, vendredi, d’exclure une jeune musulmane de 15 ans après qu’elle a refusé d’ôter un bandeau lui couvrant une partie des cheveux ainsi qu’une jupe longue portée par-dessus son pantalon.
Une jeune musulmane de 15 ans s’est vue exclure de son collège, vendredi, car elle refusait d’ôter un bandeau ainsi qu’une jupe noire recouvrant son pantalon. « Elle portait un bandeau de cinq centimètres et une jupe longue. Le conseil de discipline a estimé que les deux associés, c’était un signe religieux. C’est est n’importe quoi », s’est offusquée Fatiha Ben Yahiaten, la mère de la jeune fille.
Scolariée au collège Les Prunais à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), elle s’était présentée le 4 décembre 2012 avec son bandeau et sa jupe longue. La direction du collège l’avait alors avertie que sa tenue était contraire à la loi restreignant le port des signes religieux à l’école. La jeune fille, refusant de changer de vêtements, a alors été placée pendant plusieurs semaines en permanence. Des éléments de cours lui étaient donnés pour qu’elle puisse continuer à suivre le programme scolaire en vue du brevet des collèges, tandis qu’un dialogue était mis en place entre l’établissement et sa famille. Une tentative qui n’a manifestement pas abouti, puisque l’affaire a été portée en justice. Saisi par la famille, le juge des référés du tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) avait, à la mi-mars, donné tort à l’établissement et demandé la réintégration complète de la collégienne avant que le Conseil d’État, saisi par l’Éducation nationale, n’infirme cette décision, le 19 mars.  Épaulée par le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Fatiha Ben Yahiaten, la mère de la collégienne, a indiqué son intention de faire appel de la décision, voir de porter plainte pour discrimination et harcèlement.