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jeudi 30 avril 2015

Six écrivains importants boycottent la remise 

d’un prix américain à «Charlie Hebdo»


marche_11Saine vision de la situation, exprimée par ces six écrivains qu’on ne peut accuser de confusion ni même de parti pris. Ils font la distinction entre la liberté d’expression qu’ils défendent bec et ongles et ce qu’ils appellent « l’arrogance culturelle de la France » qui sous le couvert de cette liberté s’en prend à l’islam et à son prophète. Saine décision aussi que celle de ces intellectuels qui ont décidé de ne pas participer à la cérémonie de remise d’un prix à « Charlie Hebdo », refusant de cautionner l’activisme de ce dernier qu’ils accusent par ailleurs de vouloir imposer la promotion d’«une sorte de vision laïque forcée» en somme de faire le prosélytisme de la laïcité devenue la religion maçonnique de la république depuis le régicide. La réaction violente et vulgaire de Salman Rushdie ne fait que confirmer son cas d’agent subversif médiocre et imbécile.
charlie-hebdo-kiosque-fevrier-2015Six romanciers, dont certains de renom, ont décidé de boycotter le gala d’une société littéraire américaine pour protester contre son choix d’attribuer une récompense pour la liberté d’expression au magazine satirique français Charlie Hebdo. L’auteur australien Peter Carey, le Canadien Michael Ondaatje, la Britannique Taiye Selasi ainsi que les Américains Francine Prose, Teju Cole et Rachel Kushner ne participeront pas au gala annuel du PEN American Center, qui doit se tenir le 5 mai, a révélé le New York Times dimanche.
«L’arrogance culturelle de la France» 
Le premier, qui a remporté deux fois le prestigieux Booker Prize, a expliqué au quotidien américain qu’en décidant d’attribuer cette récompense, le PEN allait au-delà de son rôle traditionnel de défense de la liberté d’expression contre la censure gouvernementale. «Un crime horrible a été commis, mais était-ce une question de liberté d’expression pour que PEN America s’immisce là-dedans?», s’est interrogé l’écrivain dans une interview par courriel au Times.
«Tout cela a été aggravé par l’apparent aveuglement du PEN vis-à-vis de l’arrogance culturelle de la France, qui ne respecte pas son devoir moral à l’égard d’une grande partie de sa population», a poursuivi l’auteur, en référence aux critiques sur les choix éditoriaux du magazine, qui vise trop souvent l’islam et son prophète selon certains. Ces écrivains ont fait part de leur décision ce week-end, un mois après l’annonce par la société de sa volonté de rendre hommage à Charlie Hebdo.
Les frères Saïd et Chérif Kouachi avaient fait irruption le 7 janvier dans les locaux parisiens du magazine qui avait publié des caricatures du prophète Mahomet. Ils avaient ouvert le feu et tué douze personnes, dont cinq dessinateurs. Un attentat qui a rouvert le débat, des deux côtés de l’Atlantique, sur les limites de la liberté d’expression et en particulier sur la place de la religion – un tabou aux Etats-Unis – et allègrement caricaturée par l’hebdomadaire satirique.
«Provocations racistes et islamophobes»
De son côté, la romancière Rachel Kushner a dénoncé l’«intolérance culturelle» de Charlie Hebdo et sa promotion d’«une sorte de vision laïque forcée». «Ces dernières années, le magazine a multiplié les provocations racistes et islamophobes», avait également écrit Teju Cole dans un article paru peu après les événements dans le New Yorker.
«Il y a eu beaucoup d’échanges animés sur les réseaux sociaux ce matin et cela peut être sain mais pour nous, PEN est une grande maison et il y a beaucoup de chambres pour les opinions divergentes», a tempéré Suzanne Nossel, directrice générale de la société, ajoutant qu’elle «respecte les convictions» des frondeurs.
Le PEN American Center s’attendait à «un certain degré de controverse » lors de sa décision le mois dernier, mais pas à cette «intensité», a-t-elle déploré. Plus tôt, la société avait répondu sur son blog qu’elle ne pensait pas que Charlie Hebdo avait l’intention d’«ostraciser ou d’insulter les musulmans, mais plutôt de rejeter avec force la tentative d’une petite minorité d’extrémistes de poser des limites à la liberté d’expression».
«Nous serons désolés de ne pas voir ceux qui ont choisi de ne pas assister au gala», qui attend quelque 800 écrivains, éditeurs et soutiens. Jean-Baptiste Thoret, qui a échappé à l’attentat en arrivant tard au travail ce jour-là, et Gérard Biard, rédacteur en chef, devraient recevoir le «PEN/Toni and James C. Goodale Freedom of Expression Courage Award» au nom de leurs collègues.