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mercredi 29 juillet 2015

40 plaintes en 10 ans, et au final, c’est le départ pour ce maraicher de l’ndre

taupin

Il n’y a pas que le RSI qui participe à la destruction des petits commerçants en France (qui est en faillite soit dit en passant), il y a également l’insécurité, surtout lorsque cela devient de la bêtise-crasse qui ravage le travail de nombreuses années… 40 plaintes en 10 ans pour ce dernier maraîcher de la Croix-Blanche à Deols (Indre), et pour quel résultat? Il se voit contraint de déménager, nous pouvant plus travailler correctement sans risque de voir ses serres saccagées. Et si un indépendant se défend, c’est lui qui risque la justice. Triste France….

Les serres ont été lacérées et de nombreux godets de plants, jetés au sol.
Déols. Les serres de La Jardinerie de l’Orme ont été saccagées. Trente-cinq ans de travail mis à terre et un déménagement désormais contraint. Grande colère du propriétaire.
Le propriétaire de La Jardinerie de l’Orme est totalement désabusé. « J’étais le dernier à résister à La Croix-Blanche, dit-il, mais là… c’est fini. Ce qui vient de se passer est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. » Et une très grosse goutte d’eau même, puisque la totalité des serres de cette entreprise a été lacérée. « Nous avons fait ce triste constat, jeudi soir. »
Quarante plaintes en dix ans
Le constat d’un véritable saccage, puisque non seulement les 7.000 m2 de tunnels en plastique ont été éventrés, mais les malfaiteurs ont également agi à l’intérieur des installations. « Notre entreprise a été mise en sommeil, car j’ai de gros problèmes de santé, confie le propriétaire. Il n’empêche que nous devions relancer notre activité en mars de l’année prochaine et que tout avait été mis en attente. »
Notamment soixante-quinze palettes contenant chacune 3.000 godets « que nous avions remplis de terreau et filmés, afin de conserver l’humidité de la terre ». Une partie de ce travail de préparation a subi les outrages des malfaiteurs qui n’ont pas hésité à en briser une grande quantité (1).
Alors, pour ce maraîcher, « trop, c’est trop et nous allons quitter les lieux pour nous réinstaller, au printemps prochain, à quelques kilomètres d’ici. Les vandales ont gagné, peste le jardinier, puisque j’étais le dernier implanté sur ce site et je m’en vais, après trente-cinq ans de travail » et dix ans d’un combat au quotidien. Vols, dégradations, insultes, agressions… « Durant cette période, j’ai déposé quarante plaintes et toutes ont été classées sans suite. La police fait bien son boulot, tient à dire le maraîcher, mais ensuite, ça ne suit pas. » Alors, devant ce constat, le dernier maraîcher de La Croix-Blanche a lâché ses outils pour définitivement s’installer ailleurs.
(1) Le vandalisme n’est pas pris en compte dans l’assurance de l’entreprise.
C’était pourtant un endroit reconnu, indéniablement riche en variétés:
Les tomates sont, justement, « notre cheval de bataille », clame Jean-François Taupin. Parmi les 600.000 plants mis en vente, « 75 à 80.000 sont des tomates ». Chaque année, la Jardinerie essaie de mettre à disposition de nouvelles variétés. Cette fois, fleurettes, gourmandia, previa et grapelina sont à l’honneur. « Ce sont des souches très anciennes améliorées, avec de moins en moins de grains et une saveur extraordinaire. » La Jardinerie propose deux cents espèces différentes, entre plants d’ornement (bégonias, géraniums, pétunias, œillets d’Inde, impatiences, etc.), fruits et légumes (aubergines, poivrons, courgettes, melons, cornichons, etc.).
comment peut-on laisser ainsi pourrir une situation et pousser les personnes à fuir…