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mercredi 29 juillet 2015

Essonne vivre ensemble : Invasion d'insectes

Sur le papier, ces petites bêtes sont présentées comme des alliées du jardinier et seraient de bons indicateurs de la qualité des milieux. « Sauf que, quand vous en avez des milliers chez vous, que vous en écrasez des dizaines en vous levant du lit, c’est dégoûtant et épuisant », soufflent Catherine, Nicole ou Michel. Ces habitants de Saint-Maurice- Montcouronne, dans l’Essonne, n’en peuvent plus : depuis le 10 juillet, ils sont envahis par des insectes qui sortent à la tombée de la nuit et s’introduisent dans les maisons.
 
« On a déjà eu ce problème l’été 2014, racontent les habitants, qui ont remis une pétition à la mairie hier. On pense que cela vient d’un champ situé derrière nos habitations. Jusqu’en 2014, l’agriculteur qui le possédait le cultivait et le traitait, et nous n’avions aucun problème. Puis, depuis, le champ a changé de propriétaire, qui le laisse en jachère, et voilà le résultat : on refait les Oiseaux, le film de Hitchcock, version insectes. C’est l’horreur. »
 
Un phénomène localisé
 
Une version corroborée par la mairie, qui s’étonne d’un phénomène « très localisé ». « Il semblerait que les bêtes soient sorties lorsque le cultivateur a retourné sa terre, détaille Danielle Dillmann, adjointe à l’environnement. J’ai contacté des dizaines d’organismes spécialisés pour qu’ils puissent me dire de quels insectes il s’agit. On m’a parlé de carabes d’abord, mais il semblerait que ce soit des Pseudoophonus rufipes. Des coléoptères. Je voudrais qu’un chercheur vienne. Les spécialistes me disent que nous serons de plus en plus confrontés à ce type d’invasions. Mais je comprends les habitants. »
 
A l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), on ne se prononce pas sur Saint-Maurice-Montcouronne. « C’est typique de notre époque d’être face à des habitants qui préfèrent résider à côté de champs traités plutôt que voir des insectes dans leur maison, remarque un salarié de l’Opie. Ce ne sont pas des nuisibles, ils ne piquent pas. Le seul désagrément est l’odeur lorsqu’on les écrase. » 

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