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samedi 26 septembre 2015

5 blessures émotionnelles de l’enfance qui persistent à l’âge adulte

5 blessures émotionnelles de l’enfance qui persistent à l’âge adulte

Malheureusement, il est assez commun que notre santé émotionnelle soit endommagée dès l’enfance.
Nous ne sommes souvent pas conscients de ce qui nous bloque, ce qui nous donne le vertige, et ce qui provoque en nous de la crainte.
Dans la majorité des cas, l’origine se trouve dans ces blessures qui ont entraîné nos premières expériences avec le monde et dont nous n’avons pas pu nous soigner.
Les blessures émotionnelles sont des expériences douloureuses de l’enfance, qui forment notre personnalité adulte, ce que nous sommes et comment nous nous confrontons aux adversités de la vie. 







Nous devons en être conscient et, ainsi, éviter de les maquiller car, plus nous prendrons de temps pour les soigner, plus profondes elles seront.
La peur de revivre la souffrance que l’on a vécue fait que nous nous mettons des centaines de masques qui rendent encore plus difficiles nos mouvements dans la vie. C’est précisément, ce que nous devons éviter.
Trahison, humiliation, méfiance, abandon, injustice… Ce sont quelques unes des blessures dont Lisa Bourbeau nous parle dans son livre Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même.
Dans cet article, nous allons essayer de les identifier :

1. La peur de l’abandon 

L’abandon est le pire ennemi de quelqu’un qui l’a vécu durant son enfance.
Imaginez la douleur que peut ressentir un enfant lorsqu’il se sent seul, isolé et non protégé face à un monde qu’il ne connaît pas.
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Comme conséquence, quand l’enfant abandonné devient adulte, il essaie de prévenir le fait de revivre cet abandon.
Ainsi, toutes les personnes qui l’ont vécu auront tendance à abandonner leur conjoint ainsi que leurs projets de manière précoce.
Cela répond, uniquement et exclusivement à la crainte que l’on a de revivre cette souffrance.
Il est très fréquent que ces personnes parlent et pensent de cette manière : « Je te quitte avant que tu ne me quittes », « Personne ne me soutient, je ne suis pas disposé à le supporter », « Si tu pars, ne reviens pas »… 
Ces personnes devront travailler leur peur de la solitude, leur crainte d’être abandonné et leur rejet face au contact physique (câlins, bisous, contacts sexuels…).
Cette blessure n’est pas facile à soigner mais un bon début pour la cicatriser peut être de se confronter à la peur en restant seul, jusqu’à ce qu’un dialogue intérieur positif et plein d’espoir émerge.

2. La peur du refus

Cette blessure nous empêche d’accepter nos sentiments, nos pensées et nos expériences. 
Son apparition dans l’enfance est occasionnée par le refus des progéniteurs, de la famille, et des proches.
La douleur qui surgit de cette blessure empêche une construction adaptée concernant l’estime de soi et l’amour propre de la personne qui en souffre.
Cela génère une pensée du refus, et on a tendance à se dévaloriser.
Cet enfant rejeté ne se sent pas méritant concernant l’affection ou la compréhension, et il s’isole par peur de revivre cette souffrance.
Il est possible que l’adulte qui a été un enfant rejeté soit une personne fuyante. C’est pour cela qu’il doit travailler les peurs internes qui génèrent des situations de panique.







Si tel est votre cas, occupez-vous de vous-même, risquez-vous et prenez des décisions pour vous-même.
Vous êtes l’unique personne dont vous avez besoin pour vivre. 

3. L’humiliation

Cette blessure est provoquée quand nous sentons que les autres nous désapprouvent ou nous critiquent.
Nous pouvons créer ces problèmes chez nos enfants en leur disant qu’ils sont maladroits, mauvais ou même embêtants, ainsi qu’en évoquant leurs problèmes devant les autres (quelque chose qui  est malheureusement très commun).
Sans aucun doute, cela détruit l’estime de soi infantile et rend difficile la possibilité de cultiver un amour propre sain.
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Le type de personnalité qui découle de l’humiliation est souvent une personnalité dépendante.
De plus, nous pouvons avoir appris à être tyrannique et égoïste comme un mécanisme de défense, voire même à humilier les autres, comme un bouclier protecteur.
le fait d’avoir souffert de ce type d’expérience demande de travailler son indépendance, sa liberté, la compréhension de ses besoins et de ses peurs, ainsi que ses priorités.

4. La trahison ou la peur de faire confiance

Cette blessure s’ouvre quand les personnes proches de l’enfant ne remplissent pas leurs promesses, créant ainsi le sentiment de trahison et de tromperie.
Comme conséquence, cela entraîne une méfiance qui peut se transformer en envie et en d’autres sentiments négatifs, car on ne se sent pas méritant de ce que l’on nous a promis et de ce que les autres ont.
Le fait de souffrir de ces problèmes dans l’enfance construit des personnalités perfectionnistes qui contrôlent tout.
Ce sont des personnes qui veulent que tout soit prévu, sans ne laisser aucune chance au hasard.
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Si vous avez souffert de ce type de problèmes dans l’enfance, il est probable que vous ressentiez le besoin d’exercer un certain contrôle sur les autres.
Cela est souvent justifié par la présence d’un caractère fort. Cependant, nous obéissons seulement à un mécanisme de défense.
Ces personnes confirment souvent leurs erreurs dans leurs manières d’agir, en faisant en sorte que leur organisation se passe toujours comme elles le veulent.
Elles doivent travailler la patience, la tolérance et le savoir-vivre et doivent apprendre à être seules et à déléguer les responsabilités.

5. L’injustice

Le sentiment d’injustice entre en jeu dans les foyers où les protecteurs de l’enfant sont froids et autoritaires.
Une exigence excessive génère des sentiments d’inefficacité et d’inutilité, tant durant l’enfance qu’à l’âge adulte.
Albert Einstein a très bien synthétisé cette idée dans sa phrase extrêmement connue : “Tout le monde a le potentiel d’un génie mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper un arbre, il pensera toute sa vie qu’il est stupide.”.
Ainsi, la personne qui expérimente cette douleur peut devenir rigide et ne pas accepter les choses faites à moitié.
Ce sont des personnes qui essaient d’être très importantes et qui souhaitent avoir beaucoup de pouvoir.
Il est probable que vous ayez développé une sorte de fanatisme pour l’ordre, pour le perfectionnisme et même, pour le chaos.
Ce sont des personnes qui se radicalisent et qui ont donc des difficultés à prendre des décisions raisonnables.
Pour faire face à ces problèmes, il faut travailler la suspicion et la rigidité mentale, avec l’objectif de générer une plus grande flexibilité et de permettre d’avoir plus confiance en les autres.
Maintenant que vous connaissez les cinq blessures de l’âme qui peuvent affecter notre bien-être, notre santé et notre capacité à nous développer comme des personnes, vous pouvez commencer à les guérir.
La première étape est d’accepter que les blessures font partie de nous, de nous donner la permission de nous énerver et, surtout, de nous donner du temps pour les dépasser. 

Source: Bourbeau, L. (2003) Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même. Pocket.