Rechercher dans ce blog

Translate

abonnement gratuit par Email à médika ethno échoppe. entrer votre adresse mail

lundi 28 septembre 2015

Big pharma et le crime organisé – ils sont plus semblables que vous ne le pensez

big-pharma4
« C’est effrayant de voir combien de similarités il y a entre cette industrie et le crime. Le crime empoche des quantités obscènes d’argent, comme le fait cette industrie [pharmaceutique]. Les effets secondaires de la criminalité organisée sont des homicides et des décès, et les effets secondaires sont les mêmes dans cette industrie. Le crime corrompt les politiciens et autres, et il en va de même pour l’industrie du médicament… »  ancien Vice-Président de Pfizer pharmaceuticals. (1)
Si vous croyez que les sociétés pharmaceutiques détiennent la santé du grand public en haute estime, il est temps de reconsidérer votre croyance. L’industrie fourmille d’exemples de morts injustifiées, d’extorsion, de fraude, de corruption, d’entrave à la justice, de détournements de fonds, de fausses revues, de harcèlement et de listes de gens ciblés qui feraient même rougir le plus endurci des parrains de la Mafia. Big Pharma a reçu des amendes de milliards de dollars du département de la justice américaine, mais ces énormes sanctions ne freinent pas la corruption, c’est tout simplement considéré comme « le prix à payer », un peu comme payer les dépenses courantes.
En tant que médecin et chercheur, Peter C Gøtzsche a une expérience directe avec la criminalité derrière l’industrie pharmaceutique – et il a par la suite dénoncé la fraude massive dans son livre« Remèdes mortels et crime organisé. Comment l’industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé ».

Science dangereuse

Le Dr Gøtzsche possède une expérience clinique impressionnante, comme l’a indiqué le Nordic Cochrane Center – une organisation sans but lucratif qui produit des informations de santé accessibles et crédibles, sans liens ou sponsors commerciaux ou autres conflits d’intérêts :
Le Professeur Peter C Gøtzsche a été diplômé d’une maîtrise de science en biologie et en chimie en 1974 et en tant que médecin en 1984. Il est spécialiste en médecine interne ; a travaillé sur des essais cliniques et des problèmes de réglementation dans l’industrie du médicament entre 1975 et 1983 et dans des hôpitaux à Copenhague entre 1984 et 1995. Avec environ 80 autres médecins, il a participé à la Collaboration Cochrane en 1993 avec le fondateur, Sir Iain Chalmers, et a établi le Nordic Cochrane Center la même année. Il est devenu professeur de Conception et d’Analyse de Recherche Clinique en 2010 à l’Université de Copenhague.
Peter a publié plus de 70 articles dans les cinq principales revues (BMJ, Lancet, JAMA, Ann Intern Med et N Engl J Med) et ses travaux scientifiques ont été cités plus de 15 000 fois. Peter est également l’auteur de :
  • Psychiatrie mortelle et déni organisé (à paraître en septembre 2015)
  • Remèdes mortels et crime organisé. Comment l’industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé (2013)
  • Mammographie, Vérité, mensonges et controverse (2012)
  • Diagnostic et traitement rationnel : des prises de décisions cliniques fondées sur des preuves (2007).

Une grande partie de la carrière universitaire du Dr Gøtzsche a mis l’accent sur la synthèse des préjugés, essais cliniques et preuves.
Dans son livre « Remèdes mortels et crime organisé« , Gøtzsche révèle la corruption conduisant aux prix exorbitants des médicaments des grandes marques, attirant l’attention sur le fait que les médicaments ne sont pas chers du fait des coûts de développement, mais à cause du lobbying politique, le marketing et la prise excessive de bénéfices. Il souligne également que de nombreux essais ne sont que des écrans de fumée, où les entreprises pharmaceutiques organisent la recherche de manière à ce que les meilleurs populations et groupes témoin soient sélectionnés pour la simple raison qu’ils appuient le résultat attendu de la société ; ils contrôlent les données et font faire des analyses en interne et embauchent des auteurs professionnels pour écrire les articles. Les compagnies pharmaceutiques trient ensuite les résultats qui s’ajustent à leurs besoins de marketing, au lieu de ce qui est dans le meilleur intérêt des patients. Souvent, des universitaires sont payés pour mettre leur nom en tant que contributeurs à l’étude, mais en réalité, ils n’y ont pratiquement pas participé et ne peuvent justifier les données. Selon Gøtzsche, « Les ‘meilleurs’ médicaments pourraient simplement être ceux avec les données les plus honteusement biaisées« .
De plus, Gøtzsche fait bien comprendre la vérité selon laquelle les produits pharmaceutiques sont tout simplement dangereux pour diverses raisons :
« Nos médicaments sur ordonnance sont la troisième principale cause de décès après les maladies cardiaques et le cancer aux Etats-Unis et en Europe. Environ la moitié de ceux qui meurent ont pris les médicaments correctement ; l’autre moitié meurent du fait d’erreurs,  comme une dose trop élevée ou l’utilisation d’un médicament en dépit des contre-indications. Nos agences des médicaments ne sont pas particulièrement utiles, puisqu’elles se fient sur des correctifs bidons, qui sont une longue liste de mises en garde, de précautions et de contre-indications pour chaque médicament, bien qu’ils sachent qu’aucun médecin ne peut ensuite maîtriser toutes ces données. Les principales raisons des nombreux décès liés aux médicaments résident dans la réglementation impuissante des médicaments, la criminalité généralisée qui inclut la corruption des preuves scientifiques sur les médicaments et la corruption des médecins, puis dans la commercialisation du médicament, qui est aussi nocive que le marketing du tabac et par conséquent devrait être interdite. Nous devrions prendre beaucoup moins de médicaments, et les patients doivent étudier attentivement les notices des médicaments que leur médecin leur a prescrits, puis les sources d’information indépendantes sur les médicaments comme celles de la revue Cochrane, ce qui leur permettra de dire plus facilement « non merci ». » (2)

Avant de hausser les épaules à l’argument de Gøtzsche comme si c’était simplement le point de vue d’un seul homme, prenez en considération l’histoire entachée du géant pharmaceutique Merck.

Listes de gens ciblés, fausses revues, harcèlement et gros sous

Lors de témoignages et remises de preuves, lors d’une plainte collective en Australie, des e-mails entre les employés de Merck indiquaient des mentions comme « neutralisez », « neutralisé » ou « discréditez » à côté des noms de médecins qui ont critiqué le médicament Vioxx.
Un e-mail a déclaré :
« Nous pouvons avoir besoin de les chercher et de les détruire là où ils vivent… »

Il a été dit au tribunal que James Fries, professeur de Médecine à l’université de Stanford, a écrit au PDG de Merck en octobre 2000, se plaignant du harcèlement que certains membres de son équipe recevaient pour avoir critiqué le médicament.
« Pire encore sont les allégations selon lesquelles Merck limite les dégâts par l’intimidation », a-t-il écrit, … « Ceci est arrivé à au moins huit enquêteurs (cliniques) … Je suppose que je suis moi-même légèrement menacé mais je n’en ai jamais parlé ou n’ai jamais écrit à ce sujet. »

En 2001 la société était encore engagée dans des tactiques contraires à l’éthique. Merck a apparemment :
Produit une fausse revue « examinée par des pairs » sous le nom de « Australian Journal of Bone and Joint Medicine » (Journal australien de la médecine des os et des articulations), dans le seul but de commercialiser des articles pro-Vioxx.
Publié un article de revue entièrement rédigé anonymement et l’a fait signer par un médecin, alors qu’un employé de Merck sentait que les données présentées étaient « de la pensée magique ».
Avec cette corruption planifiée pour être pire à l’avenir, l’American Medical Association (AMA) a – juste au bon moment – présenté de nouvelles lignes directives qui serviront essentiellement à placer un bâillon aux médecins qui ne s’alignent pas, y compris ceux qui parlent contre les produits pharmaceutiques.
« Il y a beaucoup de dissidence parmi les professionnels de santé quand il s’agit de santé naturelle, et beaucoup refusent d’accepter l’idée que la guérison implique plus que des produits chimiques pharmaceutiques. L’American Medical Association a récemment mis en avant de nouvelles lignes directrices qui vont: « créer des directives éthiques pour les médecins dans les médias, écrire un rapport sur la façon dont les médecins peuvent être sanctionnés pour violation de l’éthique médicale à travers leur implication dans la presse, et publier une déclaration publique dénonçant la diffusion d’informations médicales douteuses par la radio, la télévision, les journaux, ou les sites Web » », a déclaré le Dr Edward Group, fondateur du Global Healing Center.

Ce qui est incroyable, c’est que l’AMA ne représente que 17 % des médecins, dont beaucoup sont des étudiants en médecine qui ont reçu une adhésion gratuite. Et pourtant, l’organisation est le 5e groupe d’intérêts spéciaux le plus puissant sur Capitol Hill (le congrès américain), déboursant une somme stupéfiante de 19,7 millions de dollars pour le lobbying en 2014 seulement.
En savoir plus sur le musellement des dissidents médicaux – et la façon de prendre des mesures –ici.
Sources: