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samedi 26 septembre 2015

NéoFéodalisme : le PDG de VolksWagen pourrait partir avec un package de plus de 60 millions d’euros…


Fascinant… “L’inculpabilité” faite homme… 

Il était l’un des patrons allemands les mieux payés. Sera-t-il l’un des retraités les mieux chouchoutés par son entreprise ? C’est bien possible. Martin Winterkorn, le président du directoire démissionnaire du groupe Volkswagen, qui a émargé à 15 millions d’euros de rémunérations en 2014, pourrait toucher un véritable pactole pour son départ. 

Si l’on en croit le rapport financier 2014 de l’entreprise, l’ancien chef d’entreprise, âgé de 68 ans, a droit à une retraite de 28,5 millions d’euros, quelles que soient les conditions de son départ. Il peut également conserver son véhicule de fonction. 

De plus, dans le cadre d’un départ négocié, il peut obtenir un chèque équivalent à deux années de salaires, soit au moins 30 millions d’euros si l’on prend l’ensemble de ses rémunérations, qui additionne un salaire fixe de 1,6 million d’euros, 300 000 euros d’indemnités diverses, et 13 millions au titre de plusieurs rémunérations variables liées à la performance, etc. 

Cependant, pour obtenir cet avantage, il faudra voir comment le conseil de surveillance qualifiera le départ de Martin Winterkorn. S’il estime que ce dernier quitte l’entreprise pour faute, il ne pourra prétendre à rien. S’il part dans un cadre plus propice, il pourra améliorer encore plus son ordinaire. 

Il faut toutefois se souvenir que l’ancien patron de Volkswagen a déjà fait l’objet d’un scandale en raison de sa rémunération en 2012. Il avait touché 17 millions d’euros au titre de l’année 2011 à la suite de l’activation d’un bonus lié à l’année financière exceptionnelle du groupe automobile (15,7 milliards d’euros de bénéfices). 

Merci de l’info, je n’avais pas regardé. Donc l’amende record possible, c’est en gros juste le bénéfice de 2011 ? Brrrrrr, c’est terrifiant comme sanction quand même, et donc particulièrement dissuasif… 

À l’époque, c’est Berthold Huber, le président d’IG Metall, le premier syndicat du groupe, qui s’était offusqué de ce montant, avant de se rétracter, car dans le système de cogestion allemand actuel, les syndicalistes votent les rémunérations des dirigeants. Aujourd’hui, c’est le même Berthold Huber qui dirige le conseil de surveillance de Volkswagen. 

La direction de Volkswagen (VW) doit annoncer, vendredi 25 septembre, qui succédera à Martin Winterkorn à la tête du groupe d’automobile allemand. Le nom le plus souvent avancé est celui de Matthias Müller, l’actuel patron de Porsche. 

La direction du groupe a aussi indiqué qu’elle annoncera, à cette occasion, un certain nombre de remaniements au sein de ses différentes filiales et marques. Selon le Spiegel online, quelques têtes devraient ainsi tomber : notamment celles d’Ulrich Hackenberg, le patron de la R&D d’Audi, Heinz Jakob Neusser, patron du développement moteurs chez VW, et Wolfgang Hatz, membre du Board pour la R&D chez Porsche. Volkswagen et Porsche n’ont pas souhaité commenter l’information. 

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“Je n’ai pas connaissance d’une quelconque faute de ma part”, a déclaré Martin Winterkorn, le désormais ex-PDG de Volkswagen, dans sa lettre de démission le 23 septembre. 

Le texte de la déclaration de Martin Winterkorn du 23 septembre : 

 
M. Winterkorn, 68 ans et depuis 2007 à la tête de Volkswagen, a assuré dans une déclaration n’être coupable « d’aucun manquement », mais dit « prendre la responsabilité » du scandale et remet sa démission « dans l’intérêt de l’entreprise », pour permettre à Volkswagen « un nouveau départ ». 

Pour l’instant, rien ne permet d’affirmer que Martin Winterkorn est personnellement impliqué dans le scandale. Si une enquête interne doit faire la lumière sur ce point, elle n’a que jusqu’à vendredi, le 25 septembre, pour y parvenir. C’est la date à laquelle le Conseil de surveillance se prononcera. 


Eh oui, parce son boulot du gars, ce n’est justement pas de veiller à ce que les contrôles internes permettent d’arriver à éviter l’explosion de l’image de l’entreprise… 

Bref, cela ne coûte rien à l’ex PDG de rappeler autant que possible qu’il n’avait connaissance de rien. Mais ça peut lui rapporter gros… 

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D’après Le Monde, le Huffington post et Le Soir 


 

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Encore mieux, hélas encore en anglais : le gouvernement français a fait pression pour truquer les tests, j’adore… 

Ethique 3.0… 

Un scoop du Guardian : 

La France, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, a-t-elle joué un double jeu sur les tests antipollution des voitures? C’est ce que croit savoir The Guardian. D’après des documents consultés par le journal britannique, les trois pays ont effectué un important lobby auprès de la Commission européenne pour maintenir en place des failles dans ces procédures. Or, depuis la révélation des fraudes de Volkswagen sur ses moteurs diesel, Paris, Londres et Berlin tapent du pied pour obtenir une enquête européenne sur ce sujet. 

Les pays de l’Union européenne doivent mettre en place d’ici 2017 un nouveau type de test anti-pollution, appelé WLTP (pour “World light vehicules test procedure”). Il vise à remplacer de vieilles procédures datant 1970, rappelle le Guardian ce jeudi. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni auraient poussé, il y a quatre mois seulement, pour ne pas remédier à certaines failles présente dans l’ancien test. 

D’après le think tank environnemental Transport and Environment, cité par le journal, cela permettraient de dépasser de 14% les normes européennes en matière de pollution automobile, sans se faire taper sur les doigts. (Source
 
UK, France and Germany lobbied for flawed car emissions tests, documents reveal 
 
Exclusive: Countries publicly calling for investigations into VW emissions rigging scandal have privately fought to keep loopholes in car tests for carbon emissions 
 
 

A test device checks exhaust emissions of a VW Golf 2.0 TDI car in Frankfurt/Oder, Germany. Photograph: Patrick Pleul/EPA 
 

The UK, France and Germany have been accused of hypocrisy for lobbying behind the scenes to keep outmoded car tests for carbon emissions, but later publicly calling for a European investigation into Volkswagen’s rigging of car air pollution tests. 
 

Leaked documents seen by the Guardian show the three countries lobbied the European commission to keep loopholes in car tests that would increase real world carbon dioxide emissions by 14% above those claimed. 

Just four months before the VW emissions scandal broke, the EU’s three biggest nations mounted a push to carry over loopholes from a test devised in 1970 – known as the NEDC – to the World Light Vehicles Test Procedure (WLTP), which is due to replace it in 2017. 
“It is unacceptable that governments which rightly demand an EU inquiry into the VW’s rigging of air pollution tests are simultaneously lobbying behind the scenes to continue the rigging of CO2 emissions tests,” said Greg Archer, clean vehicles manager at the respected green thinktank, Transport and Environment (T&E). “CO2 regulations should not be weakened by the backdoor through test manipulations.” 

Vehicle emissions are responsible for 12% of Europe’s carbon emissions and by 2021, all new cars must meet an EU emissions limit of 95 grams of CO2 per km, putting accurate measurements of real emissions at a premium. 

The loopholes would not only raise real world CO2 emissions from new cars to 110g CO2 per km – well above the EU limit – but increase fuel bills for drivers by €140 per year according T&E. 

Huw Irranca-Davies, Labour MP and chair of an influential select committee of MPs, the environmental audit committee, said: “Given that the UK is struggling to bring down carbon emissions and other harmful pollutants from road vehicles it is extremely worrying that the UK government appears to be trying to water down the EU’s proposed new road testing regime. 
 
“As well as cutting CO2 emissions, improving the efficiency of vehicles can save lives by reducing the illegal levels of air pollution in UK cities, so the Department for Transport should be making these tests more rigorous not less.” 

The WLTP test was supposed to remove loopholes that had allowed a gap between real world CO2 emissions and test cycle ones to develop, whichEU consultants have estimated at up to 20%. 

But the UK lobbied for car makers to be allowed to exploit flexibilities such as externally charging their batteries to full before testing. The Department for Transport also argued that the best available technologies should be shunned in favour of outdated ‘inertia classes’, which involve manually adding 100 kilo weights to the car to see what effect greater weight on the amount of CO2 the car pumps out. 

Research by the International Council on Clean Transportation has found that car manufacturers often game these tests by optimising test car performances at one pound below the desired inertia class. 

Germany went further than the UK, calling for the tests to be conducted on sloping downhill tracks, and for allowing manufacturers to declare a final CO2 value 4% lower than the one measured. France supported all the proposed loopholes, bar the 4% lower CO2 value. 

Together, these flexibilities would allow some 14% more CO2 to be emitted than EU regulations permit, according to an analysis by T&E. CO2 emissions contribute to climate change, while the nitrogen oxides (NOx) that VW rigged tests for are primarily a cause of local air pollution. 

In a letter to the European commission on 29 May, Bob Moran, the Department for Transport’s head of regulation and R&D argued that a ‘correlation tool’ between the old and new tests should include the old procedures for inertia classes and battery recharges. 

“It appears to be a common position under NEDC test conditions that manufacturers will (request to) recharge the battery during the soak period, or (request to) replace a partially depleted battery with a fully charged one at the start of the test proper,” he wrote. “We believe this commonly used approach should be reflected in the correlation tool.” 

France backed this position for technical reasons, arguing that it provided “repeatable information”. But a fully-charged battery also prevents a car’s alternator from kicking in and releasing carbon emissions during tests, as would happen in real world driving situations. 

In a sign of growing anger at the VW emissions-rigging scandal, which saw Martin Winterkorn resign on Wednesday, the European parliament’s environment committee voted earlier today for real world air pollutant emissions tests to begin no later than 2017. 

The panel of MEPs also demanded that no loopholes or deviations be allowed for pollution limits. 

“For too long European car makers have been ducking the EU’s rules to enable them to keep their highly polluting cars on the road,” said Keith Taylor, the Green MEP for south-east England. “The huge scandal with Volkswagen on car pollution rules must focus the minds of EU politicians and the British government. Air pollution kills tens of thousands in the UK every year. With the added unchecked emissions from Volkswagen cars, I worry about how much worse the situation actually is”.