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mardi 29 septembre 2015

Viol au 36 quai des Orfèvres



L'enquête sur le viol présumé au 36 quai des Orfèvres va connaître une nouvelle étape. Pendant trois jours à compter d'aujourd'hui, la victime va être confrontée, tour à tour, aux trois policiers qu'elle accuse de l'avoir violée au sein même de l'institution policière. Deux d'entre eux ont été mis en examen pour «viol en réunion». Le troisième a été placé sous le statut de témoin assisté. 
 
Scandale au cœur du 36 quai des Orfèvres 

Les faits remontent à la nuit du 23 avril 2014. Dans un pub irlandais situé sur l'autre rive en face du 36 Quai des Orfèvres, une touriste canadienne de 35 ans sympathise avec les membres de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI). A l'issue d'une soirée alcoolisée, les protagonistes de l'affaire se rendent au siège de la police parisienne pour une visite improvisée des lieux. A partir de là, les versions divergent. La jeune femme certifie avoir été victime de viol par trois ou quatre fonctionnaires au 4ème étage du bâtiment, dont certains rencontrés dans le bar. Un officier mis en cause reconnaîtra une fellation consentie dans un bureau, tandis que les deux autres nient en bloc les accusations. 
 
Prélèvements ADN 

Mais quelques mois plus tard, comme le révèle Europe 1, les juges d'instruction en charge du dossier décident de recourir à l'expertise des téléphones portables des principales suspects. Et déterminent que de précieux indices ont été curieusement effacés dès le lendemain des faits. Comme ce SMS d'un policier envoyé depuis les locaux de la BRI à l'adresse d'un collègue qui ne tardera pas à le rejoindre aussitôt le message reçu: «C'est une partouze, dépêche!». Arrivé en dernier, le policier invité aurait tourné une vidéo à l'aide de son téléphone portable. Vidéo qui disparaîtra elle aussi à cause d'une erreur de manipulation, selon le policier. Le troisième policier suspect était lui aussi en possession de photos et vidéos prises cette nuit-là. Il s'agirait de scènes tournées au bar, des images «trop floues» pour être conservées, a-t-il plaidé. Son journal d'appel et des textos datant de la soirée ont eux aussi été supprimés. Un dysfonctionnement de son mobile, donne-t-il comme explication. 

L'enquête a d'ores et déjà relevé les traces ADN de deux des policiers sur les sous-vêtements de la victime. Début septembre, 105 policiers du 36 ont été soumis à une importante opération de prélèvements génétiques pour tenter d'identifier le propriétaire d'une troisième trace ADN. Selon plusieurs sources, les analyses sont toujours en cours. 

Une reconstitution de la scène est prévue pour mercredi. 

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