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jeudi 8 octobre 2015

Une étude de Harvard prouve pourquoi les abeilles sont toutes en train de disparaître

abeilles
La race humaine commence vraiment à ressentir les conséquences de ses actes. Nous commençons à prendre conscience de l’énorme quantité de pesticides que nous pulvérisons sur notre nourriture, ils ont été liés à des maladies, mais également à la mort massive de la population mondiale d’abeilles ces dernières années.
Une étude de l’Université de Harvard, publiée dans l’édition de juin 2014 du Bulletin d’Insectologie enfonce le dernier clou dans le cercueil, les néocotinoïdes sont en train de tuer les abeilles à un rythme exponentiel, ils sont la cause directe de ce que les scientifiques appellent le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. Les néocotinoïdes sont les insecticides les plus utilisés dans le monde. (1)
« Les résultats de cette étude ne reproduisent pas seulement les résultats de l’étude précédente, ils renforcent également la conclusion que l’exposition sublétale aux néocotinoïdes est probablement le principal coupable de l’apparition du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. » (1)
Pour cette étude, les chercheurs ont examiné 18 colonies d’abeilles de trois ruchers différents dans le centre du Massachusetts pendant un an. Douze d’entre elles ont été traitées avec des néonicotinoïdes, les six autres ont servi d’échantillon de contrôle. Sur les 12 ruches traitées avec les pesticides, six ont été complètement anéanties.
Les insecticides néocotinoïdes persistent à « des niveaux extrêmement élevés » dans les plantations. Cela est contraire aux allégations de l’industrie que les produits chimiques sont biodégradables et ne représentent une menace. On retrouve ces pesticides dans le sol, ils sont mêmes présents là où on ne pulvérise pas de produits chimiques.
Les abeilles transfèrent également activement le pollen contaminé des cultures de maïs principalement traitées aux pesticides et le ramènent à leurs ruches. En outre, les abeilles transfèrent ces pesticides sur d’autres plantes et aux cultures qui ne sont pas traitées avec des produits chimiques, ce qui montre à quel point ces pesticides persistent dans l’environnement.
Il y a énormément de recherches qui montrent que nos règlements actuels qui protègent les créatures qui pollinisent une grande partie de notre nourriture sont très insuffisants. Un grand nombre d’études révisées par des pairs montrent à quel point les pesticides utilisés ont un effet néfaste sur les abeilles.
Un article publié dans la revue Nature explique pourquoi les abeilles ont deux fois plus de risques de mourir lorsqu’elles sont exposées aux pesticides; deux tiers des abeilles meurent lorsqu’elles sont exposées aux pesticides par rapport à un tiers quand elles n’y sont pas exposées. Les abeilles exposées rassemblent également deux fois moins de nourriture. (2)
Des scientifiques du ministère de l’agriculture aux États-Unis ainsi que de l’université du Maryland ont publié une étude qui reliait les produits chimiques, y compris les fongicides, à la mort à grande échelle des abeilles qui a récemment affecté notre planète, vous pouvez lire cette étude ici.
Aux États-Unis seulement, la population d’abeilles a diminué d’environ 30 pour cent, et certains apiculteurs ont même déclaré des pertes allant de 90 à 100 pour cent. Plus de 100 cultures américaines comptent sur les abeilles pour les polliniser. L’étude a déterminé que les champs allant du Maine au Delaware contenaient neuf produits chimiques agricoles différents. Il y avait des fongicides, des herbicides et des insecticides. Dans certains cas, ils ont même enregistré des échantillons de 21 produits chimiques agricoles différents.
L’Europe a également enregistré la plus grande perte d’abeilles jamais recensée.
Non seulement ces pesticides ont été liés à divers problèmes de santé, mais ils sont également en train de tuer les abeilles dans le monde entier. Cela ne concerne pas seulement les abeilles, la disparition du papillon monarque a également été liée à l’herbicide Roundup de Monsanto. Il est temps de bannir complètement quelque chose qui n’a aucune raison d’exister, nous pouvons faire mieux que cela.
Ce type de problème ne reflète pas seulement la façon dont nous traitons la nature, il reflète également la façon dont nous fonctionnons comme un tout. Si l’argent n’était pas aussi important, nous ne chercherions pas des moyens artificiels pour tout faire sur cette planète. Si nous n’étions pas aussi préoccupés par le maintien de l’économie, ce genre de problème ne nous affecterait pas. Mais que diable faisons-nous à notre planète? Nous sommes arrivés à un point où notre vie est aujourd’hui menacée car nous nous luttons pour maintenir un système que nous n’aimons pas de toute façon.
« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. » – Albert Einstein