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dimanche 21 août 2016

Effrayant : L'ONU reconnait avoir introduit l'épidémie de choléra à Haïti (10 000 morts) !

Effrayant : L'ONU reconnait avoir introduit l'épidémie de choléra à Haïti (10 000 morts) !


Elle était poursuivie pour avoir introduit l'épidémie sur l'île. L'Organisation des nations unies a finalement reconnu son implication dans l'apparition de l'épidémie de choléra à Haïti, a révélé le New York Times, mercredi. Vendredi 19 août, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé une aide financière à destination des familles de victimes.

Selon le quotidien américain, le porte-parole du secrétaire général a ainsi écrit, dans un email, qu'"au cours de l'année dernière, l'ONU s'est convaincue qu'elle a besoin de faire beaucoup plus vis-à-vis de sa propre implication dans l'apparition de l'épidémie et la souffrance des personnes touchées par le choléra".

Plus de 10 000 morts depuis 2010

L'épidémie de choléra sévit depuis octobre 2010 à Haïti et a déjà fait plus de 10 000 morts. Les premiers cas sont apparus sur les bords d'un affluent du fleuve Artibonite, à proximité de la base des Casques bleus népalais de la Mission de l'ONU en Haïti (Minustah) à Mirebalais, dans le centre du pays. De nombreuses enquêtes scientifiques avaient conclu quel'épidémie avait été importée, mais l'ONU avait jusque là nié toute implication. 

"Ceci est une grande victoire pour les milliers d'Haïtiens qui se sont mobilisés pour la justice, qui ont écrit à l'ONU et porté plainte contre l'organisation", a donc réagi Mario Joseph, à la tête du bureau d'avocats internationaux représentant les victimes et parents de victimes, après l'annonce des Nations unies.

Un plan bientôt annoncé pour éradiquer l'épidémie

Appelée à accompagner cette reconnaissance d'un plan, l'ONU a annoncé, vendredi, qu'elle allait accorder une "aide matérielle" directe aux victimes de l'épidémie de choléra en Haiti et à leurs familles. Vendredi, son secrétaire général Ban Ki-moon a estimé que les Nations unies ont "une responsabilité morale" en la matière.

C'est la première fois que l'ONU évoque une éventuelle aide financière directe aux victimes de l'épidémie, en plus des programmes de lutte contre le choléra ou d'assainissement que les Nations unies ont lancés avec le gouvernement haïtien. L'ONU veut aussi redoubler d'efforts pour circonscrire et éradiquer l'épidémie, améliorer les traitements et développer les infrastructures sanitaires et de santé en Haiti. Les mesures devraient être dévoilées dans les deux mois qui viennent.

Ban Ki-moon a toutefois réaffirmé que la position juridique de l'ONU n'avait pas changé. Les multiples demandes d'indemnisation introduites depuis 2011 par les familles de victimes à New York ont été rejetées par la justice américaine en raison de l'immunité conférée à toutes les missions onusiennes.

mardi 16 août 2016

L’alcool lié à 7 types de cancers. Coup de gueule d’une épidémiologiste

L’alcool lié à 7 types de cancers. Coup de gueule d’une épidémiologiste


Dunedin, Nouvelle-Zélande Médecin et épidémiologiste, le Pr Jennie Connor (département de médecine sociale et préventive, Université d’Otago, Nouvelle-Zélande) tape du poing sur la table et pousse, ce qui ressemble fort, à un coup de gueule – l’article est d’ailleurs publié dans la rubrique « A débattre » de la revue Addiction [1].
« Oui, affirme-t-elle, on a aujourd’hui assez de preuves pour dire que l’alcool est directement en cause dans la survenue de 7 cancers : oropharynx, larynx, œsophage, foie, côlon, rectum et le cancer du sein féminin ».
Elle dénonce, par ailleurs, un défaut d’information à destination du grand public et évoque des messages tronqués et brouillés – notamment de la part des médias. Les articles, selon elle, minimisent cette relation de cause à effet en utilisant des formules qui prêtent à confusion, et sont même carrément trompeurs quand ils émanent des industriels de l’alcool.
Dès publication de l’analyse, deux associations de prévention des risques liés à l’alcool, l’une anglaise, l’autre française, ont réagi pour relayer et appuyer la prise de position du Pr Connor [2,3].
Cancer et alcool : une accumulation de preuves
Chaque jour, de nouvelles études viennent s’ajouter à d’autres plus anciennes, et aujourd’hui, les preuves épidémiologiques sont suffisantes pour affirmer, et le Pr Connor le fait haut et fort, que la consommation d’alcool est directement en cause dans sept localisations cancéreuses oropharynx, larynx, œsophage, foie, côlon, rectum et le cancer du sein féminin.
Cette conclusion émerge de 10 années de recherche, et inclut les analyses et les méta-analyses les plus récentes. La relation alcool-cancer est dose-réponse, linéaire ou exponentielle, et observable même en cas de consommation légère à modérée. Plusieurs points viennent appuyer la démonstration de la chercheuse.
Selon elle il y a un flou volontairement entretenu :
« la relation entre alcool est cancer est souvent minimisée, présentée comme un « lien », les médias préférant évoquer un cancer « attribuable à l’alcool » ou parler des effets de l’alcool sur le risque de cancer, ce qui implique une relation causale mais peut être facilement interprêté comme quelque chose de plus labile. Parmi les professionnels de santé, les journalistes et le grand public, il y a deux aspects en particulier qui peuvent être source de confusion : ce qui signifie être « cause de », et la «qualité de la preuve »,
explique-t-elle.
« Par exemple, le fait que l’on ne connaisse pas les mécanismes biologiques exacts par lesquels l’alcool cause le cancer peut être vu comme une objection au fait que cela en soit réellement une. Le fait que ces cancers aient d’autres origines vient aussi concurrencer le rôle de l’alcool. De plus, l’analogie avec le rôle tabac dans le cancer du poumon n’est pas suffisamment proche. Le rôle causal de l’alcool est souvent vu comme plus complexe que celui du tabac, et la solution qui découlerait de l’analogie avec le tabac – à savoir réduire, voire arrêter de consommer de l’alcool – est largement considérée comme inacceptable »

ARTICLE COMPLET : (édition abonnés) http://francais.medscape.com/voirarticle/3602573_2?nlid=108775_2401

Voici le dossier de presse qu’a publié le 1er aout l’APAA (Association de

Prévention en Alcoologie et Addictologie) sur la base de cette étude :

Alcool et cancer : Les preuves s’accumulent.Vin & Société désinforme

Une étude publiée dans la revue Addiction par une équipe néo-zélandaise[1] confirme de manière incontestable, sur la base d’une méta-analyse de grande ampleur, le lien entre consommation d’alcool et survenue du cancer pour sept localisations : oropharynx, larynx, œsophage, foie, côlon, rectum et sein. Cette étude confirme également que l’augmentation du risque de survenue du cancer est proportionnelle à la quantité consommée et qu’elle s’observe même chez les consommateurs à doses faibles et modérées.
Par ailleurs, dans la même publication, les auteurs présentent les résultats d’une étude remarquable sur le plan scientifique (1 million de femmes suivies pendant 7 ans) qui indiquent qu’une consommation faible (70 à 140 g d’alcool par semaine, soit 7 à 14 consommations) augmente le risque de cancer du sein de 13 %.
Face à ces données scientifiques incontestables, il est nécessaire de mettre en place une politique de réduction du risque alcool fondée sur la connaissance et non sur le déni ou des informations tronquées et donc trompeuses. C’est pourquoi, il est particulièrement choquant de lire sur le site du lobby alcoolier Vin & Société[2] des affirmations fausses telles que :
« Un consensus existe sur les bénéfices d’une consommation modérée de vin sur la survenue du cancer colorectal et du cancer de l’œsophage », ou encore « des controverses existent sur les cancers…, des voies aéro-digestives supérieures excepté l’œsophage (l’effet serait bénéfique, neutre ou néfaste)…, mais aussi sur le cancer du sein (l’effet serait néfaste ou neutre pour les cancers hormono-dépendant, alors que d’autres publications indiquent un effet néfaste voire bénéfique pour les cancers du sein non-hormono-dépendants) ».
Ces allégations totalement fausses sur le plan scientifique n’ont pour objectif que de minorer les dangers de l’alcool pour protéger des intérêts économiques au détriment de la vérité scientifique et de la santé de la population.
C’est pour cette raison que les chercheurs néo-zélandais pointent du doigt les études qui mettent en avant les bienfaits du vin sur la santé, alors que ceux-ci ne sont aucunement démontrés[3].
Une politique de la prévention du cancer et de la réduction du risque lié à la consommation d’alcool doit reposer sur une information honnête du public et non sur des notions floues comme la modération qui n’ont pour autre objectif que de protéger les intérêts d’un lobby.
Comme le réaffirment les chercheurs néo-zélandais, seul l’objectif de l’OMS est pertinent en termes de santé publique :
Boire moins, c’est mieux
[1] Alcohol consumption as a cause of cancer, Jeannie Connor, Addiction, 2016
[2] http://www.vinetsociete.fr/eclairer-l-opinion/etude-vin-et-sante
[3] Do “Moderate” Drinkers Have Reduced Mortality Risk? A Systematic Review and Meta-Analysis ofAlcohol Consumption and All-Cause Mortality. Tim STOCKWELLand
Télécharger le dossier Décryptages N° 11 – Vin & Société : L’offensive contre la santé
http://www.anpaa.asso.fr/presse/espace-presse/822-alcool-cancer-preuves-accumulent-vin-societe-desinforme

Adieu baignades et crustacés en Atlantique Nord ?

Les océans envahis par des bactéries tueuses ?

Une étude de l’Académie américaine des Sciences évoque le risque sérieux de voir les côtes de l’Atlantique Nord envahies par des bactéries pathogènes
Les océans envahis par des bactéries tueuses ?
C’est l’augmentation massive du nombre de cas de gastro-entérites chez les humains résidant le long des côtes américaines et européennes de l’Atlantique Nord qui a alerté les scientifiques.

Océan Atlantique : l’élévation de la température favorise la prolifération de bactéries

Rita Colwell, micro-biologiste à l’université du Maryland, assure pouvoir démontrer que « l’augmentation du nombre de bactéries dans l’océan Atlantique – probablement un doublement voire un triplement – est directement lié à l’augmentation des températures globales, et directement corrélé aussi à l’augmentation des infections bactériennes recensées par les statistiques médicales ».
L’étude(1) réalisée par Rita Colwell associait des chercheurs de l’Université de Gênes (Italie) et de Plymouth (Royaume-Uni), dans le but d’apporter les données statistiques européennes aux travaux. Les bactéries dont l’augmentation massive dans les océans alarme les scientifiques sont de la famille des Vibrionaceae, des bacilles, dont le plus célèbre, Vibrio cholerae est responsable du choléra… Le Vibrio parahaemolyticus, qui contamine crustacés, fruits de mer et poissons, provoque quant à lui, des infections digestives.

Des eaux de plus en plus contaminées et durablement

Suite à cette étude, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que la contamination des eaux côtières de l’Atlantique par ces bactéries devrait s’amplifier dans les années à venir, et impacter la qualité de la pêche, mais aussi des eaux de baignade…

Ces plantes qui nous soignent : le café (ier)

Ces plantes qui nous soignent : le café (ier)

Afficher l'image d'origineIl semblerait bien que consommé raisonnablement, le café soit une réelle source de bienfaits tamponnée et certifiée par le corps médical lui-même !
Explications :

Le café est-il vraiment bon pour la santé ?


Maladie cardiovasculaire

Comment une substance connue pour augmenter la pression artérielle peut-elle être bénéfique? Pour éclaircir ce paradoxe, il faut savoir distinguer le café de la caféine. Si l’élévation durable de la pression artérielle est bien observée avec l’absorption de la caféine, elle devient minime dans le cas d’une consommation de café qui, semble-t-il, apporte un effet protecteur compensant le risque cardiovasculaire. Parmi les causes avancées: la présence de composés antioxydants, qui limiterait l’oxydation des lipoprotéines de basse densité (LDL). Le café aurait également l’avantage d’abaisser le niveau de marqueurs inflammatoires [4,9].
Selon une méta-analyse, l’ingestion modérée de café sur plus de 10 ans est associée à une baisse du risque de maladie coronaire [5]. D’autres travaux suggèrent qu’une consommation quotidienne de 2 tasses de café en moyenne protège contre l’insuffisance cardiaque [10]. Enfin, une étude [11] présentée lors de la Heart Rhythm Society 2015 Scientific Sessions est venue ébranler le dogme qui, depuis longtemps, imposait aux patients souffrant d’arythmie cardiaque d’éviter la caféine. En effet, aucune corrélation entre l’absorption de la caféine et l’apparition d’extrasystoles auriculaires ou ventriculaires n’a pu être démontrée.
Dans un article publié dans l’édition internationale de Medscape, le Dr John Mandrola, a affirmé avoir modifié ses pratiques après cette étude. Selon lui, « c’est un retournement dont on peut se réjouir ».

AVC

Le café apparait également bénéfique sur la vascularisation du cerveau. Selon une méta-analyse de 2011 [12], une consommation quotidienne de 1 à 6 tasses de café réduit le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) de 17%. Dans une large étude prospective incluant près de 35 000 suédoises suivies durant 10 ans, ce risque est apparu réduit de 22 à 25% pour 1 à 5 tasses de café par jour [13]. En 2012, une autre méta-analyse présentée à l’European Meeting on Hypertension and Cardiovascular Protection, a rapporté de nouvelles données favorables, en montrant l’effet protecteur sur l’AVC, en population générale, d’1 à 3 tasses de café par jour [14]. En 2013, une nouvelle étude, portant sur plus de 80 000 adultes japonais, sans pathologie cardiovasculaire, montre que ceux qui ont bu régulièrement du café ou du thé vert, pendant 13 ans en moyenne, ont un risque d’AVC réduit de 20%, par rapport à ceux qui en consomme rarement [15].

Diabète

Même si le café tend à augmenter la pression artérielle, il semble améliorer  le syndrome métabolique, qui combine des facteurs physiopathologiques comme l’hypertension, l’hyperglycémie, des niveaux anormaux de lipides et l’embonpoint. Pour preuve : plusieurs études ont montré un lien entre une consommation régulière de café et une amélioration du métabolisme du glucose, une sécrétion accrue d’insuline et un risque significativement réduit de diabète [16-19].
Selon une étude à long terme, publiée en 2015, les buveurs de café sont moitié moins à risque de développer un diabète de type 2, comparativement à ceux qui n’en consomment pas, même en tenant compte du tabagisme, de l’hypertension artérielle et des antécédents familiaux de diabète. …/…

Cancer

A côté des nombreux aliments considérés comme potentiellement cancérogènes – notamment les sodas, l’alcool et la viande grillée – le café fait bonne figure, si on en croit les dernières données. Une consommation de café modérée, voire élevée, peut réduire le risque de divers cancers, dont les cancers de l’endomètre (plus de 4 tasses/jour) [22], de la prostate (6 tasses de café/jour) [23], de la tête et du cou (4 tasses/jour) [24, 25], du sein (plus de 5 tasses/jour) [28,29], le carcinome baso-cellulaire (plus de 3 tasses/jour) [26], ainsi que le mélanome [27]. Là encore, les propriétés antioxydantes du café, voire antimutagènes, sont avancées.

Neurodégénérescence

Outre son effet stimulant à court terme sur le cerveau, le café semble bénéfique sur les fonctions cognitives à plus long terme. Dans une étude de 2012, qui a suivi des patients atteints de troubles cognitifs pendant 2 à 4 ans, l’évolution vers la démence a pu être prévenue par des taux plasmatiques de caféine supérieurs à 1 200 ng/mL, un taux qui correspond à 3 à 5 tasses de café par jour [30]. De plus, une consolidation de la mémoire a été rapporté dans d’autres travaux en 2014 [31]. Par ailleurs, il a été démontré chez la souris que la caféine inhibe les enzymes impliquées dans la production de bêta-amyloide, dont l’accumulation est caractéristique de la maladie d’Alzheimer.
Concernant la maladie de Parkinson, l’effet neuroprotecteur du café est depuis longtemps suggéré. Une étude récente a notamment observé, chez les adeptes de la boisson, un polymorphisme accru du récepteur du glutamate GRIN2A, associée à une diminution du risque de maladie de Parkinson [32]. En outre, il a été suggéré que boire du café prévient la formation des corps de Lewy, signe de l’apparition de la maladie [34]. Un effet protecteur contre la sclérose en plaque a également été rapporté [33].

Dépression

Le café semble également bénéfique sur la santé mentale. En 2011, une étude a montré que les femmes buvant 2 à 3 par jour ont un risque de dépression réduit de 15% par rapport à celles qui boivent moins d’une tasse par semaine [35]. Pour les femmes qui boivent au moins 4 tasses chaque jour, le risque est réduit de 20%. Cet effet protecteur sur la dépression a été confirmé par une autre étude, plus récente [36].
…/..

Maladies hépatiques

Si le foie peut contrecarrer les effets du café, il peut aussi en bénéficier. Il semble en effet que le café ralentit la progression de la cirrhose chez les patients alcooliques ou atteints d’hépatite C. Il réduirait également le risque de carcinome hépatocellulaire [41-44]. En 2011, une étude a rapporté un lien entre une consommation de café et un risque réduit de stéatose hépatique non alcoolique [45]. Une fois que la stéatose est établie, une protection contre la fibrose hépatique est observée [46].

Autres pathologies

D’autres recherches ont aussi suggéré que le café soulage le syndrome de Gougerot-Sjögren (œil sec) en augmentant la production de larmes [47] et réduit le risque de goutte [48]. Il semble également protéger contre certaines infections, notamment par le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM). Une étude a en effet montré que les consommateurs de café avaient deux fois moins de risque de présenter des SARM dans leurs voies nasales [49]. Il n’est toutefois pas démontré que le café dispose d’une activité antibactérienne.

Quelques risques aussi…

A côté de ses nombreux avantages, le café présente également certains effets négatifs potentiels. Outre le risque d’hypertension, le café peut provoquer ou aggraver une anxiété, une insomnie, des tremblements et potentiellement augmenter le risque de glaucome [50]. Par ailleurs, il convient de rappeler que le syndrome de sevrage à la caféine est référencé dans la dernière édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM5) compte tenu de la sévérité potentielle des symptômes (céphalée, détérioration  des performances cognitives, anxiété…) [51].
Des recherches complémentaires restent nécessaires pour mieux évaluer les avantages et les inconvénients d’une consommation de café. Ceci dit, il apparait de plus en plus évident que reprendre une deuxième tasse n’est pas forcément une mauvaise idée.

CONCLUSION :

Absence de lien de causalité

Publiée en 2012 dans le New England Journal of Medicine, une vaste étude incluant plus de 400 000 personnes a révélé, après 13 années de suivi, qu’une consommation de 2 à 3 tasses de café par jour est associée à une baisse de la mortalité de 10%, toutes causes confondues [2]. En 2014, c’est dans l’American Journal of Epidemiology [3] qu’une importante méta-analyse suggère, pour sa part, un lien entre une consommation de 3 à 4 tasses de café par jour et une diminution significative de la mortalité toutes causes confondues, y compris pour la mortalité cardiovasculaire.
Il est important de souligner que, dans la plupart des cas, la mise en évidence d’un effet potentiel du café, de la caféine et de tout autre aliment ou nutriment ne permet pas d’établir de lien de causalité. En cause: la méthodologie des études observationnelles, qui peut apporter des résultats biaisés, en raison notamment du recours à des questionnaires.
Toutefois, l’accumulation des données suggérant une relation, souvent dose-dépendante, entre une consommation de café et plusieurs effets bénéfiques, laisse penser que le stimulant le plus consommé au monde a bien des répercussions positives sur notre santé.
Bret S. Stetka, MD  |  15 décembre 2015
Sources et références :  Medscape (édition abonnés)
http://francais.medscape.com/features/diaporama/33000110?nlid=93624_2401#page=1

Ces plantes qui nous soignent : L’astragale

L’étonnante découverte d’un chercheur russe sur les plantes, l’Astragale

En 1947, le chercheur russe Nicolaï Lazarev s’aperçut qu’il existait une catégorie de plantes qui, consommées par l’être humain, augmentent sa résistance aux diverses sortes de stress :
  • stress nerveux, mais aussi attaques microbiennes, froid, chaud, blessures, malnutrition, etc.







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Nicolaï Lazarev baptisa ces plantes « adaptogènes », dans la mesure où elles accroissent notre capacité à nous adapter à des changements d’environnement, en particulier lorsque celui-ci devient plus agressif.
En langage moderne, on pourrait dire que les plantes adaptogènes travaillent comme des « coaches » de notre santé.

Dans la médecine traditionnelle chinoise, la notion d’« adaptogène » existe depuis des milliers d’années sous le concept de « toniques supérieurs », qui régularisent les diverses fonctions et augmentent l’énergie.
Mais les recherches de Lazarev permirent d’établir de façon scientifique que plusieurs plantes avaient cet effet fortifiant et parmi elles, une des plus intéressantes est l’astragale (Astragalus membranaceus).

 Une plante prescrite depuis des centaines d’années contre la fatigue

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L’astragale est sans doute la plus importante des plantes adaptogènes.
Il figure dans la célèbre Chinese Herbal Medicine materia medica, le manuel de référence contenant 350 monographies sur les principales plantes utilisées en médecine chinoise.

L’astragale est prescrit depuis des centaines d’années contre la faiblesse générale, contre des maladies chroniques ou pour augmenter la vitalité. Il est aussi dûment répertorié dans la pharmacopée japonaise.

« L’astragale est également devenu extrêmement populaire aux États-Unis, un engouement qui n’est pas un effet de mode puisque c’est depuis les années 80 que les médias en ont fait un sujet récurrent. »

 La recherche confirme

Les recherches pharmacologiques portant sur l’astragale, nombreuses, ont identifié plusieurs ingrédients actifs qui expliquent les effets de cette plante, dont sa concentration exceptionnelle en polysaccharides immunostimulants.

Ces composés agissent naturellement pour traiter des maladies liées à des déficiences immunitaires, en particulier grâce à l’activité immunomodulatrice de leur fraction F3.

Mais l’Astragale contient bien d’autres composants actifs qui expliquent ses vertus fortifiantes :

saponines, flavonoïdes, acides aminés et éléments trace. En particulier, deux de ces composants, les saponines astragaloside iv et cycloastragénol, sont des substances anti-âge de pointe capables de stimuler la production de télomérase et donc de permettre aux cellules de dupliquer plus longtemps !

 La réalité rejoint ici la fiction.

Malheureusement, le coût extrêmement élevé de leur extraction peut dissuader d’une plus large utilisation. L’extrait hydro-glycériné de la plante entière, plus abordable, renferme à dose réduite ces précieuses substances et offre également l’action synergique des autres composants.

vendredi 22 juillet 2016

Néocotinoïdes tueurs d’abeilles : Une loi sans courage

Néocotinoïdes tueurs d’abeilles : Une loi sans courage


Dans le cadre de la loi de biodiversité les députés ont voté enfin l’interdiction des néonicotinoïdes. ce produit neurotoxique tueur d’abeilles. Cocorico ! Sauf qu’il y a des couacs : entre les délais d’applications et les dérogations, ce n’est plus vraiment une interdiction et que d’ici 2020, des centaines de milliers de colonies d’abeilles auront encore le temps de disparaître.  Les ONG environnementales ne sont pas vraiment satisfaites..
C’est une loi sans courage qui ménage la chèvre et le chou. Ce système de lobbying est une plaie !!

Ce qu’en dit Le Monde/Planète :

Entre état d’urgence et loi travail, la biodiversité a finalement réussi à se frayer un chemin au Parlement. Quarante ans après la loi de 1976 sur la protection de la nature, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, mercredi 20 juillet dans la soirée, le projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ». Avec un signal fort : l’interdiction des insecticides « tueurs d’abeilles ». Toute la gauche a voté pour, alors queLes Républicainset l’UDI ont voté contre.
La gestation de la loi aura été laborieuse : le texte, annoncé parFrançois Hollandevoilà presque quatre ans, a connu pas moins de quatre lectures et de multiples tribulations au cours des deux années de navette entre députés et sénateurs, sur lemode trois pas en avant, deux pas en arrière, un pas de côté. Avec cette loi, « la France se dote de principes renforcés, d’outils nouveaux, de mesures fortes pour favoriser une nouvelle harmonie entre l’homme et la nature », se félicite la secrétaire d’Etat à la biodiversité, Barbara Pompili. L’enjeu était d’autant plus crucial que la France, grâce à ses territoires d’outre-mer et l’importance de son espace maritime, abrite des écosystèmes tout aussi riches que menacés.
Le résultat est pourtant en demi-teinte. Tout au long de son examen, ceprojet de loi a en effet été soumis aux lobbys des chasseurs, des agriculteurs et des industriels de l’agrochimie, de l’huile de palme ou de la pêche en eaux profondes. Lesdébats ont aussi été brouillés par les dissensions gouvernementales qui ont notamment opposé les ministres de l’environnement et de l’agriculture. Au final, cet arsenal de mesures destinées à lutter contre le déclin de la biodiversité et la destruction des milieux naturels se trouve quelque peu émoussé.

FRANCE INTER DONNE LA PAROLE AUX ONG

Dans la nuit de mercredi à jeudi, en 3e lecture du projet de loi Biodiversité, l’Assemblée nationale a certes interdit ces produits neurotoxiques nocifs pour les abeilles à partir de septembre 2018. Mais cette interdiction est accompagnée de dérogations possibles jusqu’en 2020.
 Les néonicotinoides, sont mis encause dans l'hécatombe des abeilles.

L’interdiction des néonicotinoïdes ne sera pas réelle

« Dans la pratique, l’interdiction des néonicotinoïdes ne sera donc pas réelle avant 2020! », explique l’ONG Générations futures. « Sachant qu’ils déciment environ 300.000 colonies d’abeilles tous les ans en France, ce sont 1,2 million de colonies dont l’Assemblée vient de décider de la disparition », détaille l’association. « Le gouvernement doit se reprendre » estime-t-elle. La Fondation Hulot (FNH), se dit « soulagé » du maintien de l’interdiction en 2018, « seul signal susceptible d’imposer progressivement des alternatives à l’usage de ces produits dangereux ».

Se prémunir des maladies transportées par les insectes

Mais elle critique aussi la possibilité de dérogations. Ces dérogations seront décidées seront décidées sur arrêté ministériel, « alors que les alternatives existent et que deux années sont suffisantes pour faire sortir ces produits des fermes ». Ces pesticides sont très persistants dans les sols et les eaux, « disparaîtront réellement (…) deux ans après leur interdiction », explique l’ONG.
L’ONG « Agir pour l’environnement », estime que « la pression du lobby agricole a encore payé »: « ce gouvernement a une nouvelle fois pris une décision qui revient à simuler une interdiction qui dans les faits n’adviendra que dans quatre longues années ».
Pour se prémunir des maladies transportées par les insectes, une partie des producteurs pensent ne pas avoir d’autre choix que les néonicotinoïdes. De leurs côtés, les associations de défense de l’environnement et les apiculteurs évoquent d’autres solutions comme la rotation de cultures et la lutte biologique. Le vote définitif doit intervenir en juillet.

mercredi 20 juillet 2016

OBSERVES ! EXPÉRIMENTES ! APPRENDS ! À L'INFINI ! : Mise en place des mantes religieuses dans un endr...

OBSERVES ! EXPÉRIMENTES ! APPRENDS ! À L'INFINI ! :
Mise en place des mantes religieuses dans un endr...
: Mise en place des mantes religieuses dans un endroit plus adéquat

OBSERVES ! EXPÉRIMENTES ! APPRENDS ! À L'INFINI ! : Nouveau titre O.E.A.8 (OBSERVES. EXPÉRIMENTES. APP...

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dimanche 12 juin 2016


L'ėco-S, tout un monde dans sa main . Laboratoire Hermestique. ARWA Ofwood

phasme dans éco-système sur pierres

samedi 28 mai 2016

L'ėco-S, tout un monde dans sa main . L'ėco-S vs bonsaï





Quelques sont les différence entre un bonsaï et nos L'ėco-S ?



Je fais des écosystèmes sur pierres, la différence entre le monde dit du ''bonsaï'' et L'ėco-S  est sur harmonie des espèces (faunes et flore) et le travail sur la terre, le respect des principes naturelle de la biologie. Mise en pratique des méthodes pèrennent d'agriculture dite ''alternative ''. Enfaite c'est ça, l'art du bonsaï  avant d'être esthétique (coupe de branches et de racine). Historiquement, l'art dit du  bonsaï n'est pas née en Chine et encore moins du Japon, mais bien d'Égypte il y a plusieurs milliers d'années, dans un but plus terre à terre, la sur-vie. Donc la compréhension des principes biologique d'un éco-système donné. Aujourd'hui, il me paraît évident que opposition  L'ėco-S/bonsaï pourrais  se résumer par la forme glyptique  ying et yang . Enfin un de nos L'ėco-S est plus simple à entretenir qu'un des plus beau et des plus ancien bonsaï, puisque tous le système d'un L'ėco-S  est tourné vers la profusion de vie (biostasie) la micro-faune est votre auxiliaire de jardinage la microbiologie se charge de l'engraissage, favorise la coopération et l'équilibre de l'écosystème. Il ne vous reste plus qu'à arroser. Un des nombreux points forts de L'ėco-S est son côté pédagogique mise en valeur dans le livret muet de L'ėco-S, offert avec. C'est dans ce livret où vous pourrez, littéralement, ''passé derrière le miroir'' en découvrant le rôle de chaques acteurs de l'éco-système.

mercredi 6 janvier 2016

Ifri n’indique pas, sur les étiquettes des bouteilles vendues en Algérie, que ses colorants ont des effets indésirables !

Ifri n’indique pas, sur les étiquettes des bouteilles vendues en Algérie, que ses colorants ont des effets indésirables !

Ifri-Algérie
L’entreprise Ifri prend bien soin d’indiquer, sur ses bouteilles vendues en France, que les colorants rouge-orangé [Jaune FCF (E110), Tartrazine (E102) et Ponceau 4R (E124)] ajoutés à la boisson ont des effets indésirables sur le comportement et la capacité de concentration des enfants, comme indiqué sur les 2 photos en bas de cet article (boissons de 33 et 25 cl). Par contre, on ne trouve aucune indication de ce type sur les étiquettes des mêmes produits vendus en Algérie ! Ils n’oublieront pas de vous indiquer comment mieux conserver leur poison au frigo mais rien d’autre ! La santé des enfants algériens serait-elle moins précieuse que celle des enfants européens ? Nous invitons les consommateurs algériens à appeler le service consommateurs dont le numéro est indiqué sur les étiquettes et de poser la question, tout simplement. Si possible, enregistrer la conversation, c’est toujours utile.
Ce comportement inqualifiable prouve que, ce n’est pas tant la santé des consommateurs qui intéresse, en premier lieu, le fabricant. Ce qui le motive, c’est surtout la législation en vigueur avec laquelle les entreprises évitent de se trouver en porte-à-faux et qui ont peur des procès et amendes encourus. Une interdiction de ces produits dangereux est très simple, il suffit à l’état de le décider. Point. Contrairement à la vaccination forcée et autres obligations liées au terrorisme administratif, ces boissons peuvent être évitées sans difficulté ; il suffit de ne plus les acheter pour se prémunir du risque sérieux auquel expose la consommation intempestive de tels produits inutiles et aux effets délétères. Car, il faut bien le dire, rien ne vaut une bonne eau pure pour se désaltérer. Un jus naturel, obtenu en pressant des fruits frais, remplacerait avantageusement cette mixture chimique.


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La santé bientôt confiée à Google et Apple ?

La santé bientôt confiée à Google et Apple ?

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C’est exactement le chemin que prend la médecine moderne, sa privatisation par des groupes géants comme Google ou Apple, en ayant recours à une technicité scientiste et déshumanisée, encore plus imbécile qui va se débarrasser du médecin mais également du malade et de toute la partie psychologique, variabilité biologique etc. C’est un glissement qui se fera lentement sous prétexte d’économie et d’efficacité technologique évidente. Malheureusement, rien de tout ça n’est vrai, bien au contraire, ; on continue à empoisonner les gens avec l’agrochimie, la pollution de l’eau et de l’air… tout ceci n’est que mensonge et propagande que d’aucuns ont vu venir depuis longtemps, tant la dégénérescence de cette fin d’Humanité est profonde et quasi irréversible. Nous ne parlerons pas de l’aspect centralisateur d’informations personnelles sensibles piratables à souhait et commercialisables également. Pire que tout cela, vous trouverez toujours des imbéciles à l’expression béate, pour défendre cette « modernité », car disent-ils, il faut bien vivre avec son temps… Il y a des gifles qui se perdent effectivement.

Avec leurs gadgets électroniques et leurs capacités de calculs dans d’immenses bases de données, Google, Apple ou encore IBM pourraient devenir les acteurs incontournables de la révolution médicale apportée par la médecine personnalisée. Avec de nombreuses problématiques inédites, à la fois éthiques, économiques ou sociales. Numérama fait le point.
C’est une véritable révolution culturelle et technologique que la médecine s’apprête à vivre. Alors que le médecin a pour habitude de voir le patient lorsqu’il est déjà malade, et de lui prescrire le plus souvent les mêmes médicaments qu’aux autres individus atteints de la même maladie, la multiplication des capteurs d’auto-diagnostic et les progrès extraordinaires de la génétique conduisent droit vers une médecine à la fois préventive et ultra personnalisée. L’idée est d’intervenir au plus tôt lors d’une détection précoce de la maladie ou même d’un simple risque, et d’utiliser et de croiser des données personnelles très fines sur le métabolisme de chaque individu pour assurer le traitement personnalisé le plus adapté et donc le plus efficace possible.
Or les champions de cette nouvelle médecine, qui soulève de nombreuses problématiques cruciales, pourraient ne pas être les laboratoires pharmaceutiques, mais Google, Apple, ou IBM.
Nous avions déjà abordé l’an dernier les promesses épatantes de Watson, le système d’intelligence artificielle d’IBM, qui est capable d’analyser toutes les données médicales des patients, et de les croiser avec des millions de références d’autres dossiers pour dégager un diagnostic ultra-précis de la maladie. Réduisant le rôle du médecin à celui de simple parapheur d’ordonnances, Watson peut proposer la méthode de traitement la mieux adaptée aux spécificités du patient… et la moins chère pour les assurances santé.
Dans un autre registre, mais avec le même marché en tête, Google mise sur sa capacité à collecter et à croiser les séquences ADN de tous les individus, pour deviner statistiquement les maladies qu’ils sont susceptibles de développer, et pour déterminer les caractéristiques communes des groupes d’individus qui répondent mieux à tel ou tel traitement qu’à d’autres. La firme a investi dans la société de biotechnologie 23andMe, qui propose des détections de risques génétiques à moins de 100 euros (elle a dû suspendre cette activité en septembre dernier sur demande des autorités de santé américaines), et elle a annoncé le 18 septembre 2013 la création de la société Calico, qui vise à lutter contre la maladie et la vieillesse par le biais des nouvelles technologies, et d’un usage massif d’algorithmes.
La direction de Calico a été confiée à Arthur Levinson, ancien PDG du géant des biotechnologies Genentech, et membre du conseil d’administration d’Apple. Tim Cook, le président d’Apple, avait appuyé cette nomination en déclarant qu’il n’y avait « personne de mieux placé pour conduire cette mission« , et qu’il était « impatient de voir les résultats« .
Car Apple aussi, a de très grandes ambitions en matière de médecine préventive et personnalisée. La firme de Cupertino va profiter de l’arrivée des « objets à porter » (ou « Wearable Devices »), dont sa future montre iWatch ne sera qu’une entrée en matière, pour y intégrer une série de capteurs destinés à surveiller l’état de santé de la personne qui les porte. Selon les rumeurs, la montre d’Apple permettra déjà d’établir un bilan sanguin, perfectionnant ainsi les tendances du quantified-self de santé, défrichée dans des objets connectés comme le FitBit, le Smartband de Sony, le Lifeband Touch de LG, le Vivofit de Garmin ou encore le Nabu Smartband de Razer.
Mais ce n’est qu’un début. Apple, qui mise sur la santé préventive et prédictive pour être l’un de ses forts relais de croissance pour l’avenir, a recruté à tour de bras certains des meilleurs spécialistes mondiaux de la biomédecine, des capteurs de santé et de l’algorithmie médicale. Si les gadgets comme l’iWatch resteront limités dans leurs capacités de collectes de données et leurs analyses, l’avenir est déjà tout tracé, et s’étendra un jour aux analyses ADN.
La société Nanopore a ainsi déjà mis au point une clé USB capable de séquencer l’ADN, le MinION. D’autres travaillent sur des implants sous-cutanés chargés de surveiller le dosage dans le sang de certaines molécules (des « biohackers » préfèrent les créer et les implanter eux-mêmes). La question n’est plus de savoir si ces technologies se généraliseront, mais à quelle vitesse et dans quelles conditions.
Des questions de société fondamentales et passionnantes
Or le développement de la médecine personnalisée, où le traitement devient indissociable des analyses, pose des questions de société fondamentales, abordées dans un long rapport d’une très grande qualité préparé par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, sur « les enjeux scientifiques, technologiques, sociaux et éthiques de la médecine personnalisée« . Nous pouvons en survoler quelques unes.
Qui est propriétaire des données sur sa propre santé ?
Il y a bien sûr les problématiques les plus évidentes auxquelles on songe d’emblée, sur la propriété des données collectées, ou le respect de la vie privée, dans le cadre du Big Data médical. « Désormais, pouvoir obtenir, pour un coût relativement modique, le génome de vastes populations impliquera des analyses à grande échelle qui, seules, permettront de comprendre le comportement et le rôle des gènes, à condition toutefois de disposer des ressources informatiques adéquates. Dès lors, la gestion, le stockage, le contrôle, la protection des bases de données, deviennent un enjeu crucial« , prévient le rapport qui s’inquiète que seules quelques firmes privées aient les moyens de collecter et analyser les données.
Il en découle un problème de santé publique très important. « Il faudra bien retraiter périodiquement l’information, si un nouveau traitement existe. Qui informera le patient et quand ? Dès lors qui paiera pour obtenir la donnée, pour la confirmer ? Qui en est propriétaire ? Le patient, celui qui a réalisé l’examen, la collectivité qui a payé l’examen ? Il existe en principe une règle aujourd’hui en vertu de laquelle chacun est propriétaire de ses propres données médicales, maisl’Islande a vendu les données génétiques de sa population à une firme privée« .
Il faudrait par ailleurs permettre de croiser les données de différentes bases. Si l’on dispose de capteurs de santé fournis par Apple, d’autres par Google, d’autres encore par IBM ou un laboratoire quelconque, l’intérêt médical pour le médecin est de pouvoir collecter toutes les données et les traiter ensemble. Il faut aussi pouvoir changer de fournisseurs pour un type de capteurs, au risque sinon de se rendre captif. Il faut donc une forme de standardisation et d’interopérabilité.
C’est bien par la crainte de ne plus maîtriser ses propres données de santé qu’un « biohacker »a préféré créer et s’implanter lui-même un capteur sous-cutané. Une solution extrême à laquelle l’immense majorité de la population ne pourra ou ne voudra pas se soumettre, préférant les solutions plus sûres, bien moins douloureuses et plus perfectionnées des sociétés privées. L’Etat, dans ce cas, devrait jouer un rôle de protecteur. A condition qu’il prenne conscience des enjeux.
Quelle liberté et quelle vie privée pour le malade ou le futur malade ?
Les capteurs que l’on portera sur soi, voire « en soi », ne permettront pas seulement de diagnostiquer des maladies ou de collecter les données nécessaires pour déterminer le traitement le mieux adapté au métabolisme. Ils permettront aussi de détecter des modes de vie incompatibles avec une bonne santé, ou de vérifier si le malade suit bien le traitement indiqué, avec toutes les conséquences que l’on imagine pour l’accès aux mutuelles ou le remboursement effectif des soins.
« On attend en effet une participation accrue des patients dans la prise en charge de leur propre santé. On leur explique qu’ils seront mieux soignés dès lors qu’on séquence son génome, qu’on cible leurs modes de vie plutôt que de donner un médicament standard qui ne convient peut-être pas. En contrepartie, le patient doit être encore plus coopératif et donner des informations sur lui-même et son environnement intime, et, en plus, une fois qu’on a trouvé le traitement approprié, il devra s’y conformer strictement. On voit ainsi poindre l’engrenage d’une société hygiéniste« , prévient le rapport.
C’est une chose de déclarer à son assurance que l’on ne fume pas, ou de cacher son alcoolisme. Ca en est une autre de ne plus pouvoir mentir au risque de perdre tout remboursement de ses frais médicaments ou la prise en charge de ses remboursements de prêts en cas de perte d’emploi dû à une incapacité de travailler. « Il ne faudrait pas que l’assurance-maladie devienne une police des moeurs. Il existe une vraie tentation« , se méfient les parlementaires.
« Plus on multiplie les informations sur la connaissance du risque et les moyens d’y pallier, plus la tentation de lier l’assurance-maladie au comportement du patient sera forte : le risque de remise en cause de la médecine de solidarité entre les biens portants et les malades augmentera« .
La chose est passée relativement inaperçue, mais un premier pas vers la surveillance comportementale du patient a été franchi en France l’an dernier, par un arrêté du 9 janvier 2013. Il prévoit que pour bénéficier d’un masque de traitement de l’apnée du sommeil, les patients doivent se soumettre à une télésurveillance qui permet de connaître la durée et la régularité du port du masque. Une lettre type est proposée dans l’arrêté, par laquelle le prestataire prévient le malade que « votre utilisation de l’appareil à PPC est restée insuffisante » et que « en conséquence, nous viendrons reprendre l’appareil à PPC sous huitaine« , sauf à payer une indemnité non remboursable.
« Il convient de rester vigilant dans la politique de prise en charge des traitements médicaux et de fixer des limites à la médico-surveillance« , demande le rapport. « Il faudra donc veiller à maintenir un juste équilibre entre la pression collective engendrée par l’acceptation de traitements ciblés et le maintien de la solidarité de notre système de santé publique« .
Déjà dans les essais cliniques, « des gélules à puce RFID ou des patchs surveillant la prise des médicaments » sont parfois utilisés pour renforcer la sincérité des observations.
Quelle propriété intellectuelle pour les traitements et diagnostics associés ?
Consciente que la médecine personnalisée est la voie à suivre, l’industrie pharmaceutique développe désormais de concert le médicament, et le test diagnostic, dit « test compagnon », qui permet de savoir avec précision qui traiter avec ce médicament. Le progrès médical potentiel est fantastique, puisqu’en matière de cancer, les oncologues estiment que 90 % des médicaments délivrés ne fonctionnent pas et sont toxiques pour une majorité des malades, car inadaptés. L’idée est donc de vendre moins de médicaments de chaque sorte, mais de vendre une multitude de tests compagnons. « Les industriels qui développent un médicament cherchent le test compagnon, car ce qu’ils perdront en vente du médicament, ils espèrent le regagner en vente du test compagnon qui sera fait, a priori, sur une population beaucoup plus large« .
Les capteurs numériques et à échelle nanométrique feront partie des outils de tests diagnostics utilisés pour savoir quel médicament utiliser. Or cette médecine personnalisée brouille la frontière entre diagnostic et traitement, ce qui n’est pas neutre sur le plan de la propriété intellectuelle. En Europe, contrairement aux Etats-Unis, il n’est pas possible de breveter des méthodes de traitement. Mais si l’on considère que les tests diagnostics et autres capteurs et analyseurs de données de santé sont bien partie intégrante des « méthodes de santé », le risque est alors de confier un monopole de fait aux industriels américains, seuls autoriser à breveter des méthodes de traitement.
La nouvelle convention européenne sur les brevets prévoit que les méthodes de diagnostics ne peuvent pas être brevetées, mais qu’en revanche, les produits mettant en oeuvre une méthode de traitement peuvent bénéficier d’un brevet.
Quelle relation entre le médecin et le patient surinformé ?
Avoir des capteurs et des diagnostics en permanence sur soi est sans doute une excellente nouvelle pour les hypocondriaques, mais c’est aussi un bouleversement pour la relation entre le patient informé par son smartphone d’une possible maladie, et le médecin qui doit la traiter.
A qui le patient fera-t-il le plus confiance ? A l’humain diplômé de médecine qui ne peut pas tout savoir mais qui a en principe la sagesse du professionnel de santé, ou à un ordinateur IBM Watson qui prétend à peu près tout savoir et tout analyser, mais qui peut aussi être mal programmé et se tromper ?
Par ailleurs, si le médecin seul a accès à des données prédictives grâce aux séquençages ADN, ou aux analyses collectées en temps réel sur le patient et transmises à distance à son cabinet, a-t-il l’obligation d’informer le futur malade qu’il sera certainement un jour malade d’un cancer du poumon, ou doit-il le laisser dans l’ignorance ? Si le patient exerce son droit à ne pas savoir, le médecin se rend-t-il coupable de non assistance à personne danger s’il ne l’oblige à suivre un traitement préventif ?
« S’il est utile pour le praticien de disposer de nouveaux examens qui enrichissent sa connaissance de la maladie dont souffre son patient, il se retrouve enfermé dans un carcan, bien plus dépendant que par le passé des modèles et données que lui fournissent des technologies de plus en plus performantes. Le praticien se voit également contraint de respecter un modus operandi et des protocoles plus ou moins rigides de soins, ce qui ne lui laisse qu’une marge réduite d’appréciation« , reconnaît le rapport.
Quels risques de discriminations des populations ?
Les médicaments adaptés à des populations précises existent déjà. L’entreprise Myriad Genetics commercialise un test de dépistage d’une prédisposition génétique aux cancers du sein et des ovaires, exclusivement dédié aux femmes juives ashkénazes qui auraient, par l’historique de leur communauté, un risque beaucoup plus élevé. De même, le BiDil est un médicament contre l’insuffisance cardiaque qui s’adresse aux afro-américains.
Tout l’objectif des bases de données génétiques constituées (aujourd’hui ou demain) par Google, Apple et d’autres firmes spécialisées comme DeCode Genetics, est d’être capable d’identifier les groupes de personnes à risques avec une précision plus plus importante encore. C’est une médecine par nature discriminatoire. Mais plus la discrimination sera fine, plus elle sera diverse, avec de très nombreux cas de discriminations qui rendront celles-ci beaucoup plus acceptables. Peut-être.
« La réussite du passage de l’ère actuelle d’une médecine semi-stratifiée à celle d’une réelle médecine personnalisée impliquera un travail considérable d’information des citoyens, une mise en place de mesures de prévention ciblées, expliquées et comprises, une adaptation du monde médical, afin de veiller à éviter toute panique ou tout espoir irraisonné, tout syndrome du Dr Knock ou encore toutes fausses promesses de guérison« , conclut le rapport parlementaire. « La médecine est certes une science, mais avant tout un art de la relation avec le patient, et elle doit à la fois intégrer et humaniser la technologie« .